Auteur/autrice : Myosotis

  • Et septembre déjà s’enfuit…

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    Vendredi: Ils sont là tous les trois ce soir, sans "pièces rapportées" – je les aime bien, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, "pièces rapportées" est un terme affectueux -. Nous sommes cinq ce soir et cela mérite bien de marquer le coup. Pourquoi pas un petit resto ? Justement, nous n'avons pas encore fêté l'anniversaire de Quentin au resto cette année. Et ce fut une soirée sous le signe du fou rire et de l'amour fou (ben oui, c'est comme ça) !

    Samedi: Encore une journée sous le signe de l'amour. Pas top down mais bottom up cette fois. Une après-midi à la campagne, le temps de tondre tout le jardin avant la saison d'hiver, même si l'automne vient à peine de commencer. Le temps de ramasser quelques pommes, le temps d'arracher quelques mauvaises herbes mais uniquement là où il y a des taches de soleil, le temps de tailler quelques plantes et de perdre le ressort du sécateur fétiche de Papy – qu'il a retrouvé comme une aiguille dans un paquet d'herbe tondue, le temps de repasser le linge de maman – sinon elle va encore mettre des plombes à le faire -, le temps de papotiner un peu avec elle et nous sommes repartis, avec des provisions de vert dans les veines et de bleu dans le coeur.

    Dimanche: Requiem de Brahms avec Mamy. Un concert de toute beauté. Apprendre – parfois je suis vraiment blonde – que tous les requiems, celui de Verdi, de Mozart, de Berlioz, sont tous écrits autour des mêmes paroles. Qu'ils sont la plupart du temps des messes d'enterrement qui commencent avec la prière des morts "Seigneur donnez leur le repos éternel" mais que celui de Brahms met plutôt l'accent sur les vivants "Béni soit leur chagrin – qu'ils en soient soulagés". 

    Lundi: Le nid se vide. Quentin est parti hier soir pour la semaine. Mais je sais qu'il revient le weekend et cela m'aide un peu. Par contre, quand j'ai vu que Maïté vidait petit à petit ses armoires, j'ai réalisé qu'en ce qui la concernait, c'était pour du bon. Elle me parle d'achat d'aspirateur, de fer et de table à repasser. A chaque oiseau qui s'envole, je vais y laisser quelques plumes…. 

    Mardi: Déjeûner avec K. que je n'avais plus vue depuis de longs mois. Et elle raconte tout ce qu'elle vient de vivre de tragique avant de finalement attendre une petite fille pour dans 3 mois. Je réalise avec effroi que l'on peut passer à côté d'événements terribles qui arrivent à ceux que vous aimez mais que vous ne voyez pas tous les jours ou toutes les semaines. Ces amis qui vous sont proches mais que vous ne cotoyez pas aussi ou plus aussi souvent pour qu'ils jugent nécessaire de vous informer des drames qu'ils vivent. Que savons-nous finalement de ceux que nous aimons ?

    Mercredi: On prépare activement l'anniversaire de S. J'ai prêté notre espace pour l'occasion à J. qui a invité une cinquantaine de personnes pour une soirée dansante à l'occasion des 45 ans de son mari. La surprise est toujours bien gardée mais nous avons de plus en plus de mal à ne pas laisser échapper une petite phrase qui vendrait la mèche ou allumerait un soupçon dans l'esprit de cet homme si attentif. Vigilance donc…

    Jeudi: Le jour qu'elle redoutait tant est arrivé: elle part à la retraite. Cette collègue, dont j'ai découvert – ô petitesse du monde – qu'elle était la maman de la meilleure amie de ma fille, ne vient plus travailler depuis 1 an et demi, histoire de se battre vaillamment contre une saloperie de cancer du sein, et cette pré-retraite contrainte et forcée l'a empêchée de terminer en beauté. Elle est donc revenue le dernier jour nous faire ses adieux. Elle était resplendissante et nous a fait un discours émouvant dont quelques paroles m'étaient adressées et m'ont fait chaud au coeur. Je ne suis pas restée en reste et je lui ai lu un discours longuement pensé et préparé. Je deviens d'ailleurs la reine du discours d'adieu au bureau au point que certains passent commande pour leur départ éventuel… Mais je ne peux écrire ces au revoir que si j'ai ressenti quelque chose pour ceux qui partent….

     

  • La rentrée des sorties

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    Ca y est, la rentrée théâtrale, musicale, littéraire est aussi arrivée ! Cette année, pressentant la désertion probable du nid par les trois oisillons, j'ai un peu suralimenté le calendrier culturel. 4 abonnements de théâtre dont un avec Mamy L. et un avec les copains, 2 opéras en live et 2 opéras au cinéma et les concerts classiques avec Mamy B. 

    Et la première pièce de l'année ne nous aura pas déçus. La robe de Gulnara est une fable qui raconte l'histoire de milliers de réfugiés qui vivent entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans une enfilade de wagons désaffectés. La jolie Gulnara dépense toutes les économies de sa jeune vie pour s'offrir une robe de mariée, pour donner un peu de couleur et de fierté à ce mariage. Sa jeune soeur Mika essaye la robe en cachette et par inadvertance la tâche de goudron. Elle entamera alors une course à la réparation des dégâts et sera confrontée au meilleur et au pire de l'être humain. Tout y était pour séduire. Des comédiens incarnant avec brio deux ou trois personnages, un jeu subtil, une mise en scène originale, et bien sûr le thème des réfugiés qui me tient tant à coeur.

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    Le mercredi, faute de pouvoir jouer au badminton, Joséphine m'a emmenée à l'opéra. Songe d'une nuit d'été mis en musique par Mendelssohn. C'était tout simplement magique. Je ne m'attendais à rien en fait. Et puis, une narratrice hors pair – Dame Harriett – a déclamé le texte de Shakespeare avec une telle classe et une telle diction que cela m'a donné la chair de poule. L'histoire ajoutait à la féérie. 

    Deux couples d'amoureux transis, une dispute entre le roi et la reine des fées, une potion magique et le mariage d'un prince, le tout dans une forêt étrange, le temps d'une nuit d'été ensorcelante qui ressemble à un rêve. 

    Le tout mis en musique par Mendelssohn de manière tout aussi féérique et la découverte toute surprise que la Marche Nuptiale – qu'on nous rabâche à plein de mariages – fait partie de cette oeuvre.

    Un joli début pour les sorties.

  • Kill bile !

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    Cette semaine tant appréhendée est enfin passée.

    Mercredi: Une des filles opérées – rien de grave mais anesthésie générale quand même -. Le soir même, elle nous appelle alors qu'on se gare devant l'hôpital: "Alors c'est quand que vous venez me chercher ?". Il n'était même pas prévu qu'elle sorte le jour même mais bon puisqu'elle récupère aussi vite, le médecin est d'accord. Ca me donne un peu du coeur au ventre pour vendredi.

    Jeudi: Quentin passe en deuxième mais il n'aura pas réussi à se débarrasser de ses maths. C'est ce qu'on appelle en Belgique une réussite article 79 càd une réussite partielle. Il peut donc passer en deuxième mais ses résultats de deuxième ne seront délibérés si et seulement si il réussit ces satanées maths ! En clair, une sérieuse épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Parce que s'il rate, il n'aura pas perdu 2 ans mais 3. Il y a des stratégies à mettre en place !

    Vendredi: Bon, allez, on y va. Je suis prévue à 13 heures mais je dois me présenter à 9 heures déjà. Un deux petits X*anax pour la route et à 10 heures on m'embarque déjà. J'ai encore le temps de voir l'anesthésiste et le médecin et puis plus rien. Ils ont travaillé comme des chefs, je n'ai rien senti, je me suis réveillée comme dans mon lit, pas malade, rien.  Sauf que je me suis rendormie aussi sec. J'ai fait plusieurs sommes de plomb entrecoupés de semi-conversations un peu décousues avec mon infirmière personnelle près de moi pendant toute l'après-midi, ma petite maman qui reprend du service et qui fait ça à merveille. Je n'aurais voulu personne d'autre, elle est parfaite. 

    Samedi: Le médecin est passé très tôt, m'a délivré un permis de tout manger et de sortie. En prime, un certificat d'absence maladie pour une semaine. L'homme est venu me chercher très vite. J'ai tout de même passé la journée au lit, encore à moitié assommée.

    Dimanche: Un peu présomptueuse, j'ai commencé à ranger la cave. Au bout d'une heure, j'ai repris le chemin qui mène sous la couette. Point trop n'en faut.

    Lundi, c'est le chat qu'on a emmené chez le vétérinaire, il s'arrache les poils par touffes et se mord à sang. Verdict: il est anxieux ce matou. C'est la faute de l'Homme qui lui mène une vie d'enfer ! Nous voilà réduits à acheter des anxiolytiques pour chat. Encore heureux qu'on ne nous demande pas d'aller chez le psy-chat-re avec lui !

    Ouf, elle est passée cette semaine de ouf ! A partir de maintenant, plus la peine de se faire de bile, je ne sais plus où la stocker.

     

  • Rentrée solaire mais solitaire

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    Il fait splendide pour cette rentrée scolaire, le soleil brille, la lumière est magnifique, la température douce. 

    Et pourtant le coeur n'y est pas. Bien sûr, la semaine qui s'annonce n'est pas de type "long fleuve tranquille". Je n'ai pas envie de me faire opérer, on le sait déjà mais plus la date approche plus j'angoisse. A tort, je sais mais ça ne se raisonne pas vraiment ces sentiments-là. Bien sûr, on attend les résultats de Quentin, et on est dans le scenario "ça passe ou ça casse", donc la pression est lourde. Bien sûr, bien sûr…

    Mais à l'inquiétude passagère s'est substituée la nostalgie. Voir Clara rentrer à la grande école m'a ramenée une quinzaine d'années en arrière et le bourdon m'a tournée bruyamment autour.

    Où sont passées ces belles années où j'étais la maman d'un lapin, d'un castor et d'un écureuil selon l'âge et la classe où j'allais les conduire le matin ? Où donc s'est enfui le temps des "dix-heures", ces collations qu'on achetait avec tendresse pour glisser chaque soir dans le cartable pour le lendemain ? Où sont les petites mains nichées dans la grande main ? Fini les achats groupés de crayons, gommes, cahiers, tubes de colle. Fini les étiquettes au nom de chaque enfant à coller sur tout et n'importe quoi. Fini les battues à travers toute l'école pour retrouver un sac de gym, une veste, des moufles, un bonnet. Fini les fêtes d'école désorganisées mais bon enfant. 

    Ce temps est révolu. Mieux encore, le moment est bientôt venu de quitter carrément le nid. Je n'en reviens pas que le temps se soit envolé si vite. 

  • Y’a t-il un pilote en salle d’op’ ?

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    Aujourd'hui, examens pré-opératoires et rencontre avec l'anesthésiste. Il est en retard, arrive juste assez essoufflé pour qu'on lui pardonne, sourit juste assez pour qu'on le trouve sympathique et remercie d'avoir accepté le changement de rendez-vous de dernière minute, juste assez pour qu'on le trouve élégant.

    En plus, je le trouve pas mal du tout. Ma soeur me traite de midinette. Mais quoi, tant qu'à s'endormir, autant que ce soit sur une belle image.

    Il pose toutes les questions d'usage, maladies, antécédents, médicaments, allergies, anomalies, lunettes, lentilles, fausses dents, tabac, alcool, "habitudes toxiques" (joliment dit, hein ?). Rien de tout ça. Juste des angoisses par rapport à la perte de contrôle. "C'est sûr, tout le monde a peur". Non docteur, moi, j'angoisse. Je menace de prendre la poudre d'escampette dès qu'on m'installe sur la table d'opération. Il note sur la fiche destinée aux infirmières qui me prendront en charge à mon arrivée: 1/2 Xanax. 

    Il me rassure en disant: "C'est comme si vous preniez l'avion. Quand vous montez dans l'avion, vous perdez le contrôle. Vous vous en remettez au pilote. C'est lui qui a le contrôle, il suffit de vous laisser conduire. En salle d'op', c'est moi le pilote." D'accord, j'essaierai d'y penser. Bienvenue à bord. 

    Mais docteur, je rigole pas, hein, j'ai vraiment des angoisses. Il biffe 1/2 Xanax et remplace par 1 Xanax entier. Bon, j'aurais peut-être rien dû dire, pour le coup, je vais vraiment dormir et ne pas le voir du tout. 

    Le soir, comme je suis curieuse, j'ai été vérifier sur Face de bouc qu'il avait vraiment tout le sérieux d'un bon pilote, pas trop low cost. 

    Il aurait dû me dire qu'il était plutôt voile et qu'il avait fait une course de voiliers avec un de nos amis de longue date. Moi qui ne sais pas nager, cela m'aurait encore plus rassurée.

     

  • Bi, micro, mono, tan et maintenant face

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    Inventé en 1946, cinq jours après une explosion nucléaire sur l'atoll de Bikini, le deux-pièces a pris le nom de cette révolution an-atomique. 

    Pourtant il lui a fallu longtemps avant que ce petit bout de tissu – qui coûte la peau des fesses au centimètre carré – ne soit adopté. Le choc culturel était trop important et il fut interdit sur les plages de France, d'Italie et de Belgique. En Espagne, le maire de Benidorm, l'Eglise (!) et Franco se mirent d'accord sur l'impact que ce trois fois rien pourrait avoir sur le tourisme et l'utilisation du bikini devint populaire sur toutes les plages d'Espagne. 

    Et puis Dieu créa la femme en vichy et BB relance le bibikini. Dalida reprend le "Itsy bitsy petit bikini". Ursula la première Mrs 007, immortalise le bikini blanc mouillé. 

    Puis la France enlève le haut et il ne reste plus que le monokini. On s'en lassera.

    Le Brésil s'occupe du bas qui se réduit à peau de ficelle. Et vive le string !

    Après toutes les fantaisies ont été permises: le trikini qui relie le haut et le bas par une chaîne ou des anneaux, très moyennement élégant; le tankini, très sportif, une bonne culotte en-dessous et une brassière au-dessus; le skirtkini avec la mini petite jupette; le microkini qui ne couvre presque plus rien et le seekini – circulez, y'a tout à voir -pour les naturistes qui ne s'assument pas tout à fait.

    Et puis aujourd'hui, tadam ! voici le … faceskini. Pour celles qui, comme les Chinoises, ne jurent que par la peau diaphane, une espèce de bonnet de bain super extensible pour se voiler la face. Moi, je préfère le parasol et le grand chapeau mais d'autres n'ont peur de rien. Ca vous tente ?

    Kini

     

     

     

     

  • Il myo ritorno

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    Et me voilà de retour depuis 15 jours déjà. Un retour en douceur, sans travailler pendant une semaine encore, le temps de faire tourner les lessives (ah, le plaisir de ne rien repasser pendant 3 semaines !), de remplir le frigo, de ranger un peu la maison. 

    On a passé le dernier weekend au vert, histoire de retrouver les parents et de se relaxer une dernière fois avant de reprendre le collier. La relaxation a malheureusement été largement entravée par une vilaine crise de cholécystite qui m'a laissée plutôt K.O.

    La reprise du boulot s'est faite sans trop de heurts pour une fois, l'accueil plus sympa que d'habitude – on ne m'a pas saluée en disant : "Ne pars plus jamais si longtemps !". Reprise en douceur donc malgré les 400 mails en attente.

    La moins bonne nouvelle après la visite de contrôle chez le médecin, c'est l'inéluctabilité de la soustraction de ces vilains calculs par une opération sous anesthésie générale. J'ai bien essayé d'y remédier autrement mais il devient de plus en plus évident que je ne pourrai m'y soustraire. Je vais donc passer sur le boulier billard début septembre. 

    En attendant, je traque le gras pour éviter toute nouvelle crise. On a même fêté l'anniversaire de Mamy L. autour d'un plateau de fromages sans que j'y touche et sans que personne ne s'en rende compte. Un exploit ! A croire qu'ils ont pensé que je cachais mon reblochon sous la salade !

    Pour terminer ces deux premières semaines d'août en beauté, un concert absolument magique, Leonard Cohen à Gand en plein air. Un moment de grâce. Trois heures et demie de concert à 77 balais, chapeau M. Cohen.

     

  • Les vacances c’est aussi…

    Les parties de mah-jong (avec ou sans caméléon)

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    La fascination des rapaces:

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    L'élégance des libellules: 

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    Le ballet des hirondelles:

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    Le plaisir de lire:

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    Les jeux d'eau:

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