Cette fois,ça y est, on est vraiment rentrés. On s'est offert encore une petite semaine pour faire le plein de lumière et de soleil avant l'hiver. Et même si les légers tiraillements entre les deux amis avec lesquels nous sommes partis ne nous ont pas permis de vivre cette semaine aussi sereinement qu'on l'aurait voulu, cela nous a malgré tout fait beaucoup de bien.
Dommage que pendant ce temps-là, on laisse la maison "libre" aux enfants. Quand on rentre le samedi soir et qu'on trouve devant sa porte un sac rempli de cadavres de bouteilles de vodka et de vin rouge (dont deux bouteilles à nous, soi dit en passant), on avale légèrement de travers. Avant même de passer la porte, on s'interroge devant les deux options qui nous sont laissées: soit, ils étaient trèèèès nombreux à fêter les échecs scolaires et c'est trèèès peu rassurant sur l'état potentiel de l'appartement; soit, ils étaient peu nombreux et c'est encore moins rassurant pour l'état des neurones imbibés de tant d'alcool.
Ils ont la gentillesse de nous prévenir qu'ils ne seraient pas là pour nous accueillir, d'autres activités joyeuses les attendant ailleurs. Qu'à cela ne tienne, on ose introduire la clé dans la serrure, de toute façon, on ne va pas passer la nuit sur le paillasson. L'odeur de tabac froid qui flotte dans l'appartement n'a rien de réconfortant et j'allume illico une bougie. Le reste de l'appartement a l'air plus ou moins d'avoir survécu à la semaine de "maison libre".
Mais nous nous couchons passablement contrariés. Je veux à tout prix ne pas perdre le bénéfice de cette semaine de repos mais je dois lutter pour ne pas jouer les trouble-fête. Demain est un autre jour.



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