Depuis toujours je souffre du syndrome de la porte fermée. Au propre, certainement; au figuré, surtout. Je ne supporte pas de fermer la porte, de tourner la page.
Je grandis puisque je parviens à fermer la porte
Commentaires
4 réponses à “Je grandis puisque je parviens à fermer la porte”
-
Il y a des au revoir qui sont plus difficiles que les autres.
Chez moi ce ne sont pas les objets, car lorsque je m’en sépare, c’est qu’il n’y « avait plus rien entre nous »
Mais pour les lieux, je suis comme toi.
Et ne parlons pas de chaque fin d’année scolaire! Maintenant, il faudra aussi que je gère celles de ma fille et l’au revoir déchirant (pour moi, pas pour elle) a la maîtresse qui l’aura accompagnée toute l’année: une semaine pour m’en remettre! Alors je suis soulagée de voir que je ne suis pas la seule à faire du sentimentalisme… -
Ah, j’avais oublié cela aussi: l’au revoir à la maîtresse de l’école gardienne des filles m’a arraché des larmes désespérées alors que mes filles restaient stoïques…. Je me sens moins seule, Verveine 🙂
-
on grandit toute sa vie… j’aime ton histoire. J’apprends moi aussi à me séparer des choses, des lieux. Parfois sans mal, parfois en larmes…
-
Moi ce n’est pas l’idée de tourner la page qui m’est difficile mais celle de partir vers quelque chose d’autre, même si ce n’est que pour quelques jours de vacances.
Ainsi pendant 26 je ne me suis jamais occupé de chercher un lieu de vacances et tout ce qui va avec, laissant cela à l’Homme. Et la veille du départ je ne dors pas, complètement paniquée à l’idée d’oublier quelque chose.
Moralité depuis deux ans, durant les grandes vacances je ne pars pas. L’an dernier passe encore, mais cette année j’ai trouvé un nouveau prétexte.
Et ce n’est pas de savoir pourquoi il y a cette hantise (un placement de six mois non préparé, non expliqué aussi bien à l’aller qu’au retour quand j’étais bébé) qui ne console

Laisser un commentaire