Après tous ces efforts de mai, juin, juillet et août, mon moussaillon a échoué dans sa première année de psycho. Bien sûr, elle a ignoré les chemins de la fac pendant 6 mois et elle paie aujourd'hui ces mois d'hibernation. Elle le sait, elle n'aurait pas dû (s') affaler et baisser les voiles et les bras comme elle l'a fait. Mais elle est sage et reconnaît qu'il est fort tard pour se lamenter. Elle regrette aussi de nous avoir menés en bateau.
Elle va redresser la barre, la placer un peu plus haut, apprendre à naviguer contre vents et marées, et suivre son cap.
Elle reprend courageusement la route, même si elle rêve en secret de virer de bord et de se consacrer plutôt aux matelotes de lottes, à la marinade et aux bains-marie et même plus encore aux petites mousses (au chocolat), aux rochers, palmiers, Paris-Brest, pâte sablée et autres moules à gâteaux.
Je ne sais pas trop si l'on fait bien en l'encourageant à poursuivre cette chasse au diplôme de sécurité – dans un domaine qui la passionne malgré tout – avant de lui lâcher la bride pour ouvrir son salon de thé tant rêvé. Mon instinct me dit que l'un n'empêche pas l'autre mais j'espère ne pas me tromper.
En attendant, elle remet le couvert et se prépare à ingurgiter psychologie génétique au lieu de pain de Gênes, complexe d'Oedipe au lieu de Barbe à papa, tests de Rorschach au lieu de brioches.
Mais je le lui promets, on ouvrira "A la table d'Anna (Freud)"…

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