Catégorie : Cordon ombrellical

  • Noël joyeux

     

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    Ce fut un Noël joyeux !

    Pas de stress en cuisine (33 Noël derrière nous, ça donne forcément une certaine expérience….), de la bonne humeur, une jolie table, prêts à l'heure – sauf Quentin qui repasse sa chemise à la dernière seconde….

    Maité et JD qui reviennent de New York le matin même, complètement lessivés mais des gratte-ciels plein les yeux,

    Anaïs qui réussit à mettre deux chaussures identiques depuis quelques jours,

    Simon tout sourire,

    Swiss' Sis et Thierry en pleine forme,

    les jeunes mariés ou plutôt la jeune mariée qui s'est lancée dans la confection des mélocakes – une vraie tuerie ! -,

    Clara plus jolie et plus sage que jamais,

    Quentin tout seul mais le coeur plein de Kerya,

    le Papy toujours aussi beau

    et les Mamy qui rivalisent d'élégance,

    l'Homme qui m'offre les mêmes boucles d'oreille qu'il y a 3 ans – toutes les excuses y sont passées: "Tu as tellement de boucles d'oreille que j'ai oublié", "C'est la preuve que je les aime bien !", "Je ne vois que toi, je ne vois pas les boucles d'oreille 🙂 " – ,

    et cerise on the cake, la râleuse de tous les Noël charmantissime, agréable, souriante. Jusqu'à me rappeler le lendemain en me disant que c'était un merveilleux Noël !

    C'est comme ça qu'on les préfère les Noël…… 

  • Semaines d’avent

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    Il y a eu ces longues journées de chasse aux cadeaux quasi exclusivement pour la St Nicolas de nos trois rois et consorts. De longues promenades en amoureux à la recherche de ce qui pourrait leur plaire.

    Il y a eu la St Nicolas, notre pré-Noël à huit. Parce que oui, nous ne sommes plus sept mais huit.  L'octave de notre chanson est arrivée, il y a presque un an. Et quelle octave ! Super brunch, super cadeaux des enfants pour les parents. Un pur bonheur à ne pas bouder.

    Il y a eu le retour au cours de portugais, après 6 semaines d'absence – congé de Toussaint, Venise, fermeture de l'école suite à la menace de niveau 4 à Bruxelles – et ce constat que non seulement je prends toujours autant de plaisir à y aller malgré l'heure tardive, la faim, le froid de canard pour rentrer mais aussi que j'y suis de plus en plus à l'aise tant à l'audition qu'à l'expression.

    Il y a eu le retour de Katia du Brésil, partie in extremis marier son fils et voir les photos où transparait tout l'amour entre ce Rodrigo et sa maman adorée m'a émue aux larmes.

    Il y a eu quelques spectacles drôles comme la Revue 2015 où j'ai ri aux larmes et Menace sur la Couronne où le marathon de jeux de mots couplé à une virtuosité fantastique de marionnettistes m'a littéralement coupé le souffle, sublime et scintillant comme le concert de Cecilia Bartoli, offert par Mamy, interpellants comme le Coming Out de Tom Lannoye et Cabaret au Théâtre National.

    Il y a eu ces moments difficiles au bureau, fin d'année, mécontents, mini-drames, et cette absence totale de reconnaissance pour tous les efforts consentis. Je ne fais rien pour en attendre de la gratitude mais j'ai exactement le même sentiment d'incompréhension que comme, pendant cette période de croisements intenses dans les magasins, l'on tient la porte pour le suivant en le gratifiant d'un sourire en prime, lequel sourire dégouline sur le trottoir, faute d'accrocher ne fût-ce qu'un regard.

    Et puis il y a eu ce dîner de fin d'année entre collègues que, pour une fois, j'ai décidé d'organiser à la maison. On a passé tout le dimanche en cuisine, l'Homme a préparé un excellent pain de viande et des chicons crème moutarde à tomber, on a mis les petits plats dans les grands, une sorte de répétition générale de Noël, pour une équipe ravie d'être reçue par "la chef", enchantée des petits soins et aux anges devant l'équipe de choc (l'Homme, Anaïs et Quentin) venue aider, dresser les assiettes, servir et surtout faire la vaisselle – parce que oui, bien sûr, le lave-vaisselle est tombé en panne 4 jours avant Noël – avant de partir au restaurant…. se faire servir. Et pour moi, le plaisir inestimable de voir ces 14 collègues tellement différents, disparates et difficiles à accorder ne plus faire qu'un autour de moi.

     

     

  • Chapeau !

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    Chapeau ma fille !

    Non, ce diplôme n'est pas sorti d'un chapeau, comme par magie. Oui, tu en as bavé des ronds-de-chapeau pour te retrouver là. 

    Cette cérémonie de remise de diplômes, remise au goût du jour, sous influence anglo-saxonne, a beau être un peu folklorique, elle n'en reste pas moins émouvante. Quand j'ai eu mon propre diplôme, cela n'existait pas. La première fois où j'ai assisté à ce genre de cérémonie, c'est quand ma très studieuse Swiss'Sis a obtenu son deuxième ou troisième master, mais comme c'était délivré par une université américaine détachée en Suisse, cela n'avait rien d'étonnant. Cela n'en restait pas moins émouvant. Surtout sur l'air de Pomp and Circumstance. Puis il y a eu la remise du bac européen pour chacun des enfants où j'ai encore réussi à verser ma petite larme.

    Et aujourd'hui encore, je n'ai pas pu m'en empêcher. Ce n'est pas que j'attache une importance vitale à ce diplôme. Même si j'ai poussé-tiré pour que chacun essaye de décrocher ce sésame. A tort peut-être. A force d'insister, nous les avons peut-être enfermés dans un cadre qui n'était pas le leur. Mais si nous pensions vraiment – et nous le pensons toujours – qu'ils en étaient intellectuellement capables, nous n'avons peut-être pas assez mesuré à quel point la capacité intellectuelle n'est pas tout en la matière. La confiance en soi ne naît pas de la certitude d'une quelconque supériorité intellectuelle. Parfois même, bien au contraire. Et l'assiduité, la persévérance sont des qualités probablement intrinsèques que la génétique ne distribue pas nécessairement équitablement. 

    Mais si le diplôme ne fait pas le Mensch, il faut reconnaître le travail et le courage qui se cachent derrière ce petit bout de papier et je l'admire pour cela.

    C'est clair, ce diplôme n'est pas sorti comme un lapin d'un chapeau !

     

     

  • Les bulles, les ondes et les peaux de banane

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    Ma vie est faite de bulles de champagne ou de savon, d'ondes de chaleur et quand même, pour être comme tout le monde, de petites peaux de bananes.

    Les bulles de la semaine:

    Les conversations Whazup avec les cinq. La petite maligne qui a créé ce groupe n'imagine même pas à quel point cela me fait plaisir d'échanger comme ça, bêtement, pour rien, quelques infos, quelques jeux de mots, quelques rires, n'importe où, n'importe quand.

    Maïté qui veut une "boîte à outils gâteaux", à matériel de pâtisserie pour être plus précis, parce qu'elle veut s'entraîner à faire de beaux gâteaux comme maman pour sa future ribambelle; Maïté qui veut être une maman tout terrain. Je fonds…..

    La gratitude de ce collègue à qui j'offre un poste nouveau pour lui. Il était sûr de ne pas avoir réussi l'entretien tant son stress crevait les yeux, malgré une préparation en béton. Et moi, je n'ai retenu que cette préparation en béton. 

    La générosité de son collègue direct qui lui, n'avait pas été aussi brillant à l'entretien, alors que c'était lui que je pressentais pour le poste. Il savait avant l'autre à qui j'offrais le poste et il l'a attendu dans le couloir pour le féliciter au sortir de mon bureau. Et c'était sincère.

    La fête d'anniversaire de Liviu et le plaisir de danser librement en mode disco années 80.

     

    Les ondes de chaleur:

    Les vraies, les physiques, celles que le soleil dépose sur le dos en ces premières journées d'automne.

    Celles qu'envoient les mains expertes du shampouineur/masseur de crâne, à condition que je me laisser aller.

    Celles que provoquent la couverture chauffante dont me borde l'esthéticienne, rien que pour me faire du bien.

    La formation pour coachs de ces deux derniers jours. La première demi-heure, j'aurais voulu m'enfuir tellement je déteste ce genre de formation à l'américaine. Et au bout d'une heure, j'étais complètement dedans, bluffée par l'honnêteté et la générosité des participants.  

    "La Création" de Joseph Haydn avec Mamy. Tout simplement sublime. 

     

    Les peaux de banane:

    La douleur persistance au niveau du bras et de l'épaule et fulgurante lors de mouvements brusques comme lorsque je me brûle accidentellement avec la vapeur du fer à repasser. Les larmes coulent toutes seules.

    La prise de poids sur laquelle j'ai perdu tout contrôle. Je n'ai jamais eu de tablettes de chocolat mais là, je suis passée en mode muffin-pudding. 

     

  • En vrac

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    Je n'ai plus le temps, je suis dépassée…..

    Je voudrais écrire mais tout se bouscule….

    Alors je jette mes pensées en vrac, sans rien structurer….

    Je suis fatiguée, le boulot est un tourbillon, je me surprends à m'arrêter subitement dans un couloir, à ouvrir la bouche pour avaler une goulée d'air. Comme si j'avançais en apnée.

    J'ai travaillé de 15h à 23h hier dimanche, sans m'arrêter à l'exception de dix minutes pour avaler 3 spaghetti que l'Homme avait préparés.

    Le boulot est plus qu'intense mais le stress relationnel que j'ai vécu depuis quatre ans avec les deux chefs précédents a disparu. Et c'est inestimable.

    Anaïs s'est fait opérer il y a dix jours d'un hallux valgus et tout se passe bien. Je la soupçonne de me dire qu'elle n'a pas mal pour ne pas m'inquiéter, moi qui envisage de faire la même chose en début d'année prochaine.

    Déjà un an que Hanka nous a quittés et elle est plus que jamais présente dans tous les petits cadeaux qui entourent notre vie quotidienne et qu'elle a semés pendant toute ces années.

    Mon épaule et mon biceps sont toujours bien douloureux et je ne sais pas trop comment je vais éviter l'infiltration. J'enrage.

    L'autre jour, quand Anaïs s'est fait opérer, je suis restée cinq heures dans les couloirs de l'hôpital et c'est un monde. Je me dis que si j'avais le temps, je me planterais pendant des heures dans ces endroits qui grouillent de monde et je prendrais des notes. Il y a tout le matériel pour les études sociologiques: les infirmiers et infirmières attentionnés, les imbéciles, les presque méchants, les pros, les chouchous de monsieur le docteur, il y a les patients polis, timides, impatients, agressifs, il y a les visiteurs polis, timides, impatients, agressifs, les conversations clichés, idiotes, discrètes, moins discrètes.

    On a repris le chemin des théâtres et des opéras. Pur bonheur. La Tosca, l'Elisir d'amore – divin -, les trois mousquetaires – ah d'Artagnan ! -, ….. 

    Je m'arrête là. Finalement, les pensées en vrac, ce n'est pas si mal. Je devrais peut-être me laisser faire de temps en temps…..

  • Fin de vacances

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    Vendredi: Cela faisait très longtemps que je n'avais plus passé une soirée seule à la maison. Mes hommes étaient partis charger le bois pour l'hiver et le ramener jusqu'au garage. Je suis rentrée du boulot, j'ai fait quelques parties de Candy Crush, histoire de me vider la tête, j'ai liquidé les légumes de la semaine dans un délicieux minestrone, pris un bain, mangé un petit bout, téléchargé des morceaux que j'avais entendus, découverts et soigneusement notés. Et je me suis offert le luxe d'écouter quelques entretiens avec Amalia Rodriguez. Ces quelques heures pour moi seule sont du pur bonheur. Je ne suis pas un animal solitaire, loin de là, mais quelques heures où je ne dois ni parler à personne ni écouter personne et où je peux meubler le silence comme bon me semble me font un bien fou.

    Samedi: Refaire la couleur, l'épilation et le soin visage après 4 semaines, c'est encore un moment à moi. Mais cette fois, sans stress puisque personne ne m'attendait pour déjeuner, le transport des bûches se poursuivant toute la matinée. Puis direction La Glanerie, faire l'épilation du jardin qui en avait, lui aussi, bien besoin. Encore un moment de bien-être. Je ne peux pas dire que ce soit de tout repos de tondre cet immense jardin, surtout sous 30° à l'ombre à six heures du soir, mais tout ce vert m'apaise.

    Dimanche: Sur la route du retour, l'Homme, le premier, entend un "petit bruit". D'abord, je n'entends rien mais très vite, le bruit s'accentue peu à peu. Un peu comme si quelque chose s'était dévissé. On arrive à bon port toutefois, l'Homme envisage d'amener la voiture au garage le lendemain, et nous repartons chez G et M pour un chouette dîner entre amis. Le bruit s'est encore amplifié et au retour, vers minuit, un autre automobiliste nous signale qu'une de nos roues ne semble plus tenir que par un fil. Nous avons donc abandonné la voiture sans plus attendre et nous sommes rentrés à pied. 

    Lundi: Pendant que l'Homme fait venir la dépanneuse et prend rendez-vous avec le garagiste pour voir ce qui ne fonctionne pas, moi, je vais passer une radiographie et une échographie pour voir ce qui ne fonctionne pas avec mon épaule. Verdict rapide: luxation du tendon du long biceps. Ca fait chic. Déjà le simple fait de mentionner que j'ai un biceps est valorisant; qu'il soit long est un plus, moi qui suis réputée pour mes bras courts; qu'il soit luxé me fait moins plaisir, surtout quand le médecin me traduit "luxé" par "sorti de son logement". Dû à l'usure et l'usage intensif d'un sac trop lourd.

    Mardi: Le généraliste me prescrit donc des anti-inflammatoires, de la kiné, de la patience et une révision du plan sac. Ca promet, moi qui génétiquement suis programmée pour transporter toute ma maison dans un sac (portefeuille, porte-monnaie, trousse de maquillage (toujours être fin prête), brosse à cheveux, clés de ma maison, du bureau, de la maison des parents, téléphone, un sac plastique okazou, des pansements okazou, un petit carnet (celui que Célestine m'a offert un jour à Paris…..), une trousse de bics – au moins cinq – (si jamais je peux dépanner quelqu'un). Et je n'ai pas mon dé à coudre comme ma grand-mère ou un petit pot de lait comme ma maman au cas où on prendrait le café à l'improviste….

    Mercredi: Journée de retrouvailles. Le midi avec Cat, toute bronzée mais torticolée. Le soir avec Josiane et Stefano, au badminton, tout aussi bronzés et pas torticolés. Cela fait du bien de se remettre à bouger, à papoter et à se faire plein de plans théâtres, restos, etc…. La vie est belle.

    Jeudi: Après deux mois de vacances non méritées, d'inertie totale ou presque, et de vide intersidéral au niveau de la réflexion sur le futur proche et lointain, l'intérêt de Quentin s'est enfin réveillé. On a tout passé en revue, la gestion (pour ouvrir son "truc", mais il ne sait pas trop quel "truc"), le développement durable, trouver un job tout de suite et voir plus tard, partir 6 mois en coopération, on a fini sur la comptabilité, faute de mieux. Et tous nos proches atterrés de voir le solaire animal finir assis à un bureau à aligner des chiffres en actif et passif ! Les bouches bées de Josiane et Stefano m'ont secouée et j'ai à nouveau relancé le débat. Et en passant, j'ai mentionné l'enseignement. Et à l'autre bout du fil, j'ai entendu un moineau se gonfler les plumes, une envie se réveiller, une voix s'allumer, une voie s'éclaircir. Reste à voir maintenant si le trop grand nombre d'échecs ne va pas lui fermer cette dernière piste.

  • Revoir ma Normandie

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    Trois premières cet été:

    1) Première fois que nous retournons au même endroit pour les vacances d'été. Bien sûr je ne tiens pas compte de notre semaine traditionnelle en Suisse où nous retournons depuis près de 30 ans pour terminer les vacances. Mais le temps nous a vraiment pris de court cette année, compte tenu des incertitudes relatives aux résultats de Quentin et compte tenu des vacances de Simon et Anaïs qui, elle, aurait bien voulu un petit rab de vacances avec papa-maman, just for the taste of it, et nous n'avons plus rien trouvé qui nous plaise. Alors, quand l'Homme a vu que la petite maison en Normandie, où nous avions passé les vacances il y a deux, était encore libre pour 10 jours, il s'est tout de suite projeté sur les immenses plages, cerf-volant en main, il a pensé petits marchés, bons petits plats, promenades, soleil et vent. Alors, on a réservé, même pour 10 jours. Et on est arrivés un peu comme chez nous. La dame qui nous accueille avait caché la clé dans un endroit secret et on a tout de suite tout trouvé dans le noir – la clé, les toilettes (vite, vite), les interrupteurs, la chambre, le wifi (!). Enfin comme chez nous, quoi.

    2) Première fois depuis très longtemps qu'on ne part pas pour 4 semaines d'affilée. J'avais pourtant juré que je ne partirais plus autrement, que j'avais vraiment besoin de ça pour récupérer. Mais vu la disponibilité limitée de la maison, vu les commentaires rassurants de Swiss Sis qui m'a juré ses grands dieux que le temps nécessaire à une bonne récupération ne dépassait pas les 12 jours, j'ai acheté le concept des vacances d'été coupées en deux. Et le fait est qu'effectivement je me suis complètement vidée la tête en 10 jours. Côté corps, c'était moins la fête. Si on oublie la douleur croissante à l'épaule, je n'ai en outre pas passé une seule nuit d'affilée. Réveil tous les jours à trois heures du mat' et impossible de refermer l'oeil avant cinq heures. Pas top !

    3) Première fois depuis si longtemps que nous passons les vacances d'été (entendez par là, les Vacances, pas un voyage) rien qu'à nous deux. Puisque finalement, nos dates ne coïncidaient pas avec celles d'Anaïs et que Quentin a décidé de ne pas nous accompagner, principalement pour laisser s'apaiser les relations post-résultats un peu tendues entre son père et lui, nous sommes partis à deux. Bilan parfait. Même rythme de lézards quand il fait soleil (on peut rester 10 heures d'affilée, allongés dans des transats à bouquiner et soigner le bronzage) ou de furets en promenade touristique les jours plus gris, se promener sur la plage, faire les boutiques de vêtements ou les épiceries fines, se choisir un parapluie à Cherbourg, se faire une bonne table avec un vin différent pour chaque plat, se cuisiner un petit truc ou aller chercher de petites choses chez le traiteur, se faire juste un apéro, danser sur une sélection de mp3, faire un feu dans la cheminée parce que c'est sympa, pas parce qu'il fait froid, et parler pour ne rien dire ou dire de belles choses. 

    Et cerise sur le gâteau aux pommes, nous quand on va en Normandie, on apporte le soleil. Et donc, les Normands nous invitent à revenir plus souvent. 

    Et là, de savoir qu'on a encore deux semaines en Suisse qui s'annoncent avec les parents, Swiss Sis et les enfants quelques jours ou plus selon les disponibilités, la formule de cet été est finalement plus que gagnante !

  • Arrivée à bon port

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    Il y a 7 ans, nous en étions . Aujourd'hui, ça y est, Anaïs est prête. La psycho a été reléguée aux oubliettes depuis belle lurette, la gestion hôtelière est dans la poche et le Master en Sciences du Travail vient de couronner haut la main ce parcours d'abord un peu chaotique, certes, mais après quelques virages dangereux, elle a fini par maîtriser sa nonchalance. Et le résultat est brillant. Une confiance en soi inespérée, une pêche d'enfer, une approche un peu militante et une foi sans égale dans l'avenir. 

    Plus que jamais, prête à ouvrir son salon de thé. Je donnerais cher pour tout arrêter et démarrer ce projet avec elle mais je sais que je n'ai tout simplement pas le choix, tout le monde n'a pas fini d'étudier dans cette famille…..

    Au moment où j'écris ces lignes, la radio passe une chanson de Roy Orbison – je te jure que c'est vrai, Anaïs – que j'écoutais en boucle tout au long des neuf mois où nous avons cohabité elle et moi, en chantant hurlant à tue-tête tout en me dandinant de plus en plus ronde – et, j'en ai les larmes aux yeux de ces clins d'oeil de la vie, toujours à propos…..

    Anything you want, you got it, anything you need, you got it, anything at all you, got it, babyyyy !

     

     

  • Pépites pour le coeur

      

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    Au retour de Cuba, il y a eu Pâques et les retrouvailles familiales autour de la chasse aux oeufs, du repas pascal, des anniversaires de Sis'Cile et l'Homme et autour de la brocante de Mamy B. Cette fois, ce sont plutôt mes filles qui ont pioché parmi les trésors trouvés par Mamy. 

    Puis il y a eu le dîner chez Maïté et JD. Je ne suis pas encore habituée à être invitée par mes enfants et cela me semble toujours un peu irréel. Et pourtant c'est un pur plaisir. J'ai adoré les voir se couper en quatre pour nous, servir l'apéro sur la terrasse de leur nouvel appartement, nous offrir un plat de gnocchi aux asperges et aux champignons et un dessert sublime, une ganache à la fleur de sel et à l'huile d'olive. J'ai adoré qu'elle ait allumé les très vieilles bougies glanées à la brocante de Mamy. J'ai craqué lorsqu'elle a dit à JD qui s'est éclipsé pour préparer le dessert "Vas-y, appelle-moi quand ce sera prêt, je viendrai pour les paillettes" en frappant des mains comme une petite fille. C'est tellement plus joli que de dire "appelle-moi pour j'ajoute la touche finale". Surtout qu'il n'y avait rien à ajouter. 

     Il y a eu ce long weekend en Ombrie. A dix. Cinq couples. Cinq garçons, cinq filles de 45 à 60 ans. Enfin, ce serait plus correct de dire cinq hommes et cinq femmes. Quand devient-on l'un et l'une plutôt que l'autre ? C'était un weekend magique où tout est bien. Les plaisirs de tous les sens, la tendresse, les rires, les découvertes des uns et des autres, le farniente ou presque. Le genre de weekend dont on atterrit avec beaucoup de difficultés.

    Il y a tous ces mercredis soirs où je suis accueillie comme un cadeau de Noël par mes parents pour un petit souper avant le badminton. Et franchement rien ne fait plus chaud au coeur que d'être attendue avec autant de bonheur.

    Et enfin, il y a tous ces moments de plus en plus nombreux passés en la seule compagnie de l'Homme, dans une bulle de complicité joyeuse, qui me font voir les années à venir sous d'heureux auspices.

  • Journées de fin d’hiver

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    Lundi: Uyen, ma petite princesse du Mékong qui nous a quittés le mois dernier pour rejoindre une autre agence, se languit de nous. Nous sommes allées la rejoindre pour un lunch trop rapide et nous avons eu un gros moment de nostalgie. C'est dans ces moments-là que je sais que j'ai créé une équipe qui représente quelque chose, même s'ils ne s'entendent pas tous comme larrons en foire, je sais qu'il y a entre eux une cohésion qui n'existe pas nécessairement ailleurs. 

    Mardi: Petite journée annuelle avec Anaïs pour fêter ses 26 printemps. Comme toujours, ce fut un pur bonheur. Je ne dirai jamais assez à quel point des journées comme celles-là me font plaisir. Elle a choisi le restaurant en fonction du dessert, un moelleux au chocolat incomparable, elle a choisi un parfum au nom d'Alba di Seoul, et on a marché, flâné toute la journée au hasard des vitrines et des boutiques.  Elle est gaie, pétillante, drôle et le temps file avec elle.

    Mercredi: Semaine de vacances, les amis sont au ski, l'Homme a mal au genou, on fait l'impasse sur le badminton ce soir. Du coup, impasse aussi sur le petit moment hebdomadaire chez papa et maman, entre le boulot et le badminton. Je les appelle pour annuler et j'entends bien le "comme c'est dommage !". Pas une déception majeure mais un "comme c'est dommage" qui en fait, résonne chez moi aussi. Ces moments me sont devenus aussi agréables que je le suppose pour eux. 

    Jeudi: Cet homme qui est mon chef, qui est une crème d'homme, bon comme le pain, gâche sa vie et celle des autres, et la mienne en l'occurence, de par sa paranoïa aiguë. Il me propose ce matin de l'accompagner à une réunion importante mais vu le boulot, je décline l'offre, sauf bien sûr s'il souhaite que je l'accompagne. Non, sa proposition était juste amicale. Mais à midi, le directeur me demande de venir et ce n'est pas une invitation, c'est une demande expresse. Du coup, cet homme qui est mon chef le prend très mal, comme un signe de défiance du directeur qui ne le considérerait pas capable de défendre seul la position des ressources humaines. Et me voilà envoyée seule parce que, vexé, il s'est désisté, alors que je voulais être dispensée, travailler sur ce qui était urgent. Et surtout, surtout, le voilà qui me boude pendant 48 heures. Et je ne sais pas encore si lundi, il sera revenu à des sentiments meilleurs. 

    Vendredi: Journée exécrable donc, en prise à une bouderie ridicule, un évitement qui va jusqu'à la porte fermée à clé et l'échappée par la porte de derrière de manière à bien se garder de me croiser. Je déteste ces journées là qui me minent malgré moi.

    Samedi: Petit concert avec Maïté, JD et Anaïs. Après un dîner rapide avec les mêmes et Quentin et sa belle. Il ne manquait que Simon, retenu par le ballon rond. Une soirée comme je les aime.

    Dimanche: Un dimanche sans surprise, repassage, lasagne au poisson, rangement des outils, recherche peu fructueuse d'un logement de vacances, un peu de blog, devoirs de portugais pour demain et prête à repartir pour une semaine.