Catégorie : Cordon ombrellical

  • Deux trois minutes

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    Je suis allée récupérer un cadeau pour Maoh chez Nature et Découvertes. Le premier rayon que j'ai traversé vendait le traditionnel attirail du randonneur, du jardinier amateur et du petit bricoleur. Celui où je m'arrêtais systématiquement au mois d'août à la recherche d'un cadeau pour mon papa. Pendant deux-trois minutes, j'ai cherché des yeux ce qui pourrait lui plaire. Et puis d'un coup, mes yeux se sont écarquillés et embués tout à la fois. Il n'est plus là, cela ne sert à rien de chercher. 

    Il me manque toujours. Il me manque tout particulièrement les mercredis soirs quand je vais voir maman. Je monte les escaliers et personne ne m'accueille sur le pas de la porte. Ce n'est pas le style de maman, c'est comme ça. Lui attendait systématiquement et il y avait quelque chose de chaleureux qui donnait le sentiment d'être attendu. Je l'embrassais et cette odeur me manque à chaque fois que je passe la porte.

    Pourtant Dieu sait si pendant ces presque cinq dernières années, il a dégringolé du piédestal où il était installé. Maman n'a pas supporté son départ qu'elle a vécu comme une trahison, venue s'ajouter à une autre trahison vieille de plus de 50 ans, étouffée et jamais pardonnée. Chaque semaine pendant deux ans au moins, elle a ressassé cette douleur diffuse, et lui en vouloir lui a permis de passer l'étape du deuil. Mais elle m'a laissé un beau paquet d'égratignures. J'ai compris aussi que leur couple avait beaucoup plus souffert de ma naissance inattendue que je ne le pensais et que mon arrivée en dehors des liens sacrés du mariage avait donné lieu à toute une série d'histoires rocambolesques dont je n'avais pas connaissance jusqu'ici hormis les mensonges à leurs grands-oncles et tantes sur mon âge réel.

    J'ai appris à accepter aussi que, quand mon père disait que j'étais son "premier jet, son brouillon, ma soeur puinée la correction et ma soeur cadette, le texte parfait", ce n'était pas qu'une boutade. Je n'ai jamais vraiment ressenti cette différence et je me suis sentie aimée comme les autres mais je sais maintenant que tous les deux l'ont vécu comme ça. Je le ressens beaucoup plus aujourd'hui et cela m'attriste un peu mais je me suis construite sans le savoir et en me sentant aimée malgré tout. Et c'est ce qui compte au final. 

    C'est pour cela que cet après-midi, il m'a manqué terriblement.

  • Débarquement en Normandie

     

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    Je ne sais pas d'où me vient ce désir intense – qui remonte à mon adolescence, voire même à mon enfance – de grandes tablées, de soleil et de coins ombragés, de maisons remplies d'enfants de tous âges, de cette notion de "tribu" qui représente à mes yeux le bonheur suprême. J'ai beau cherché, c'était certainement avant que je rencontre la famille von Trapp, peut-être le Club des Cinq mais ils n'étaient pas assez nombreux, peut-être encore Treize à la douzaine qui m'avait impressionnée mais toujours est-il que le concept de famille nombreuse me colle au coeur depuis toujours. 

    J'ai eu la chance d'avoir trois enfants fantastiques, ce qui n'est pas le cas de tous ceux qui ont le même rêve que moi. Ces enfants se sont multipliés et nous voilà déjà à la tête d'une petite bande de cinq. Rien ne me rend plus heureuse et j'y pense chaque matin.

    On peut alors imaginer mon état d'esprit quand on débarque tous en Normandie, y compris les deux chiens Aki et Pongo, pour 3 semaines de vacances.

    Tout le monde n'est pas arrivé en même temps toutefois et la première semaine avec quatre enfants et une seule maman s'est avérée un peu plus difficile. Surtout avec un petit tyran de 18 mois. Tout se serait plutôt bien passé si nous n'étions pas tombés malades à trois en même temps la même journée. Autant le savoir tout de suite, une indigestion généralisée n'émeut pas du tout les petits tyrans et leurs exigences restent inchangées. Alors que les indigestionnés n'ont aucune énergie pour cadrer les petits tyrans.

    Quand tout le reste de la tribu est arrivé, j'étais devenue un chouia hystérique au moindre pleur ou aboiement intempestif.

    Bien sûr, par la suite, il y a bien eu encore quelques petites tensions. Normal avec un chien bruyant, un grand-père dirigiste, une fille en post op et en sevrage tabagique, une future maman et une grand-mère fétichiste du bavoir, ça peut coincer de temps en temps. 

    Mais de ces vacances, je ne retiendrai que le bonheur: Henri Dès à tous les petits déjeuners (de quoi rendre fou la valeur ajoutée numéro 1), les plages immenses et vides, la joie des enfants dans les vagues, le château de sable qui a fini par perdre la bataille contre la mer après une résistance bien brave de trois pirates, les glaces et la gaufre pour Sam Sam, les progrès incroyables de langage de Lémoni, les parties de "Jacques a dit" , les câlins, les questions de Jules, les jeux de rôle – conducteur de train et ses passagers, pilote d'avion itou, urgentiste et ses patients, phoque sur la banquise par 32 degrés, déglutition de poule à chaque grain de maïs des salades et j'en oublie – , la complicité de petit Maoh avec Sam Sam, le cerf volant avec Nonno, les livres avec Bonnie, les apéros, les courses de gazelle de Sappho, les parties de Time's up et de Mille bornes et last but not least ….. la teurgoule. Qui comme chacun sait n'est pas du riz au lait, Jules, mais une sorte de riz au lait, spécialité normande parmi tant d'autres. 

     

  • Cinq ans

     

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    C'est l'aînée de sa génération. Comme sa mère de la sienne. C'est elle qui a fait de moi une grand-mère. Je n'ai pas de petit "préféré"; chaque fois qu'on me pose la question, j'essaye de répondre honnêtement, je cherche un soupçon de préférence mais je ne trouve pas. Ils sont tous si différents qu'il y a mille raisons de les aimer indifféremment.

    Elle a pour elle ce statut-là de première née, celle qui m'a rappelé le plaisir du parfum des bébés, le nez dans les cheveux de soie la nuit quand ils dorment, des bisous sur les fesses, le plaisir de dévorer des petits pieds, de tenir une petite main dans la sienne, de fondre de bonheur en les entendant gazouiller. Elle a ouvert la voie du souvenir physique de sa maman, sa tante et son oncle, dont l'enfance est forcément passée trop vite.

    La sienne aussi passe vite. Cinq ans déjà. Elle est grande, elle a les jambes interminables de sa maman, le visage romantique de son papa. Elle a de l'or dans les mains et des tâches sur tous ses vêtements. Elle a des cheveux magnifiques et complètement indomptables. Elle est fine et longiligne et mange comme quatre. Elle a une grâce toute féminine et des attitudes de garçon manqué. Elle rassemble tout un ensemble de paradoxes qui font tout son charme.

    Elle a cinq ans, le temps passe trop vite pour moi. Je voudrais qu'elle garde encore un peu ses quenottes de lait et que l'âge de raison ne la rattrape pas trop vite.

    Ma Sappho….

  • Bon bon

     

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    C'est le nom d'un restaurant gastronomique qu'on a découvert il y a plus de quinze ans quand il n'avait pas d'étoiles si ce n'est celles qui brillaient dans nos yeux. Un petit restaurant au coin d'une rue où des amis à la vie à la mort, gourmands et gourmets, m'avaient invitée pour mon anniversaire. La cuisine était déjà ouverte sur la salle et j'avais été impressionnée par le ballet silencieux et calme de cet orchestre à mille poêles que dirigeait ce chef hors pair.

    Dans l'assiette, de petites explosions de saveur incroyables, une présentation inimaginable, dans mon coeur de cuisinière amatrice, l'impression d'avoir trouvé mon maître, même si je le savais déjà inégalable.

    Puis il a grandi de son côté, a déménagé dans un restaurant plus grand, moins convivial, même si sa partner in crime a tout fait pour que tout dans cet environnement soit original et inattendu. Il a gagné une étoile puis deux. Nous, nous avons continué à économiser (parce que ça coûte son nom) pour venir revivre la magie. A deux, à quatre, à cinq, à six, à huit. 

    On en a essayé d'autres, aucun n'a été à la hauteur. 

    Il ferme ses portes à la fin de ce mois, fatigué d'entretenir ses étoiles. Nous avons choisi d'y emmener une dernière fois nos enfants, pour qui la magie a opéré de la même manière que sur nous.

    C'était bien, peut-être pas aussi bien que les autres fois, mais bien quand même. Et même si j'aurais préféré que les valeurs ajoutées soient là, c'était bien aussi de passer trois heures à nous cinq. Comme un peu de poussière de ces étoiles en voie d'extinction.

  • Weekend de pioux

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    Ces weekends où je finis sur les rotules et la tête dans les étoiles. 

    Ce weekend, Maïté est seule avec les deux filles. Elle demande de l'aide pour garder Lémoni pendant qu'elle amène Sappho à la danse. Puis elle l'emmène à l'anniversaire de Jules version petits copains et pour lequel Anaïs a sollicité son aide en tant que co-animatrice de la chasse au trésor. Bien sûr, elle a préféré nous laisser Lémoni plutôt que de s'en "encombrer" en plus d'une cohorte de petits chasseurs de trésors.

    Quentin a appelé pour voir s'ils pouvaient passer et ils sont venus manger. Maoh grandit tout seul, le temps a filé et il a déjà six mois. Et il est magnifique ! Maïté nous a rejoint en fin de journée, sans Sappho restée dormir chez son cousin, et elle nous a aidés à finaliser le gâteau d'anniversaire de Jules pour le lendemain, l'anniversaire version famille. 

    Dimanche, après le traditionnel Skype avec Swiss'Sis, rapide visite à Mamy L. et tout le monde se retrouve chez Jules pour fêter à nouveau ses 4 ans. Submergé de cadeaux, ivre de bisous de tous ses grand-père, mamy, bonnie, nonno, oncles, tantes, grands-tantes, arrières-grands-mères et cousins à n'en plus finir, il a fini son weekend complètement épuisé. Mais content. Et j'ai eu le plaisir et le privilège d'aller réveiller Sam Sam au sortir de sa sieste, lui qui manquait à ma ribambelle de câlins du weekend. 

    Cerise sur le gâteau, j'ai eu confirmation de la disponibilité de la maison de vacances en Normandie où on pourra en emmener quelques uns cet été et peut-être même y retrouver les autres avec leurs parents. Je suis la plus comblée des Bonnies. 

  • Messy Christmas

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    On peut dire que cette année le Père Noël a joué les Casse-Noisettes.

    le lutin verglas suisse a failli nous priver du retour de Swiss Sis. Elle s'est pris une bûche en sortant de chez elle. Fracture du radius avec déplacement le jeudi, opérée en urgence le vendredi et retour retardé au mercredi suivant. On a bien cru qu'on célébrerait un deuxième Noël sans elle.

    Le lutin Covid nous a privés du premier Noël de Maoh et de ses parents. Quentin s'est chopé la bête, coinçant automatiquement Kerya et Maoh en quarantaine. Passées les premières larmes de rage et de déception, on a organisé la livraison de la dinde et de ses petits amis les légumes avant d'aller chercher la maman de l'Homme.

    On a essayé de se retrouver en zoom pour échanger les cadeaux avec eux mais franchement c'est beaucoup moins drôle quand on ne peut pas se serrer dans les bras. 

    Le lutin gastro nous a cloué Jules et Maïté au tapis. Jules s'est endormi très rapidement et ne se souvient de rien, aucun cadeau, aucun moment festif. Maïté se souvient de tout mais n'a rien pu avaler.

    Le lutin fatigue a eu raison de Mamy et l'Homme l'a ramenée chez elle avec ma belle-soeur avant les desserts. Maïté est partie en même temps avec JD et une Lémoni qui n'en finissait pas de refuser de s'endormir.

    On s'est partagé quelques desserts avec ceux qui restaient mais le coeur n'y était pas vraiment.

    C'était pas un cadeau, ce 24 décembre. Et pourtant, pourtant, Mamy était enchantée de sa soirée, c'est le seul jour de l'année où elle met le nez hors de chez elle, alors forcément, c'était la fête. Et pourtant, pourtant, la dinde a eu son succès annuel, la petite farceuse, les cannelés de Sis'Cile ont fait leur buzz habituel et même la bûche de Sister in law a gagné quelques galons. Et pourtant, pourtant, Sappho a "reçu tous les cadeaux que je voulais" et elle est restée dormir chez nous. Et moi, et moi, j'ai eu le cadeau du siècle: deux billets pour le Tour 2022 de Abba à Londres avec Anaïs, l'autre Abbamaniaque. 

    On pensait organiser une séance de rattrapage le 30 avec Quentin, Kerya et Maoh, à leur sortie de quarantaine. Mais c'est raté, Kerya vient d'être déclarée positive et la quarantaine repart pour un tour. De quoi vraiment avoir les boules. Mais comme Quentin voit, comme sa mère, le verre toujours à moitié plein, il se réjouit de rejoindre le lit conjugal familial quelques jours plus tôt et d'enfin tomber le masque FFP2 à la maison.

    Moi je me dis qu'on a malgré tout de la chance de fêter la famille, autrement peut-être, mais de fêter malgré tout. Et, comme moi, comme mon fils, je crois toujours au Père Noël, je me dis que l'année prochaine All I want for Christmas is mon beau sapin and we are family,  the near and the dear one, the old and the young, a very Merry Christmas, let's hope it's a good one, without any fear.

  • La quinzaine de l’aidant proche

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    Pour la troisième année consécutive, ma belle-soeur est partie en vacances. Elle les avait programmées dès son retour des vacances précédentes pour être sûre que je bloque les dates avec elle. J'ai donc repris mon service de proche aidant. 

    Ma belle-mère n'est pas compliquée. Elle a besoin d'une présence à chaque repas, d'un peu d'aide logistique et d'un peu de conversation. Celle-ci est toutefois de plus en plus limitée parce que proportionnelle à son degré de surdité. Pendant quinze jours, je crie et articule un peu plus fort que d'habitude. 

    Je dors chez elle aussi, dans un trois pièces en enfilade sans porte. Elle a le sommeil léger et pour combler ses insomnies, elle rallume la télévision sur puissance maximale. En général, je sursaute et ne me rendors plus. Au bout des 15 jours, je suis épuisée.

    Pendant  ce temps, l'Homme a géré l'approvisionnement en bois pour l'hiver et surtout l'ensablement à répétitions de l'appartement. Il a accessoirement vendu un garage. Il est venu me voir mais en coup de vent. Il aime sa maman mais n'arrive pas à rester là plus d'une demi-heure. Il invoque le parcmètre et l'amende probable pour filer à l'anglaise.

    Je le répète, ma belle-mère n'est vraiment pas difficile mais ma maison me manque, encore plus cette année que je l'ai quittée il y a plus d'un mois pour partir en vacances. Alors je décompte les jours grâce aux piluliers que ma belle-soeur a préparés et chaque fois que j'ouvre la petite boîte matin ou après-midi, je calcule ce qu'il me reste à passer là. Plus que douze repas, plus que dix, …..

    Pour fêter mon retour à la maison, on a célébré tous ensemble les 30 ans de Quentin, la naissance de Maoh et les 34 ans de Maïté. On ne s'était plus retrouvés tous autour de la table depuis le mois de juin et comme toujours ce fut un vrai bonheur de les avoir tous là.

    Le soir, Maman m'appelait, très anxieuse de voir sa tension monter d'heure en heure. On a passé une bonne partie de la soirée aux urgences pour finalement rentrer avec plus de peur que de mal.

    Et aujourd'hui, l'Homme s'est fait réparer l"épaule, bien mal en point. Il rentre demain et on fêtera aussi cela.

     

     

  • Fin d’août

     

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    Lundi: C'est son anniversaire. Je lui envoie un message. En général, j'aime envoyer des souhaits pour cette journée spéciale. Pour elle, j'ai ce pincement au coeur en me demandant si je le lui souhaiterai encore l'année prochaine, si ce n'est pas le dernier. Sa vie est devenue fragile. En soi, on pourrait se poser la même question pour tout le monde mais souvent on fait comme si cela ne devait pas arriver. Alors, pour être prudent et conjurer le sort, on souhaite une belle journée d'anniversaire. Un beau moment présent.

    Mardi: Je suis allée la voir ce soir, elle était d'humeur maussade. Elle arrive à un âge où la moindre contrariété agace l'estomac, plisse la ride de la glabelle et perturbe un tant soit peu l'humeur. La contrariété du jour venait des caprices de sa tablette. Pourrait-on croire qu'à 83 ans on soit aussi dépitée qu'une adolescente en mal de wifi ? Et pourtant, je serais bien la première à me mettre dans tous mes états si j'étais, comme elle, privée de ses accès à ce qui la relie en partie au monde extérieur, sa boîte mail, ses radios, son compte bancaire, etc…. Heureusement, un redémarrage bien envoyé a remis les idées de la tablette en place et l'ado octogénaire a retrouvé le sourire.

    Mercredi: Covid oblige, cela faisait un an qu'on ne les avait plus vus. On les aime comme ils sont, bavards au point de parler tous les deux en même temps, l'un à  l'Homme, l'autre à moi, ce qui nous oblige à perdre une partie de la conversation; drôles et cocasses, râleurs et ronchons pour des queues de cerise, insatisfaits et malheureux, gourmands et bons vivants. Hier à nouveau, ils étaient tout cela à la fois et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne passe jamais une soirée ennuyeuse avec eux.

    Jeudi: Elle a demandé à sa maman de s'arrêter chez Bonnie et Nonno après le stage. Elle m'a embrassée et m'a dit assez bas: "Tu m'as manquée Bonnie". J'ai bien cru que j'allais verser une petite larme.

    Vendredi: J'ai joué à faire circuler un camion poubelle qui gênait une ambulance qui devait récupérer un blessé passé sous les roues d'un bus de revenants de vacances. J'ai joué aux paresseux se balançant sur une branche, qui mangeaient de délicieuses souris, en commençant par la queue, et qui, étrangement – mais pas tant que çà finalement pour des paresseux – mangeaient aussi des couvertures. J'ai joué la maman d'un petit garçon qui s'était épris d'un cheval et qui voulait absolument le faire dormir chez lui et dont le papa devait aller chercher des croissants et de l'avoine pour le petit déjeuner. J'ai joué au ballon avec une plume de duvet sauf qu'au lieu de la lancer, il fallait souffler délicatement et la rattraper avec la main. Enfin bref, j'ai passé la journée avec Jules.

    Samedi: Aller-retour sur la Champagne refaire notre cave (et celle des autres) chez notre presque ami Thierry. Contente de le revoir, contente d'aller manger un bout ensemble, contente de repartir bien chargés. Rentrer à Bruxelles, faire quelques livraisons et aller embrasser petit Maoh, si beau, si beau, si beau.

    Dimanche: Un dimanche comme je les aime où on ne quitte pas la maison et on entreprend des travaux d'aménagement. Cat voulait l'ancienne armoire de Quentin pour aménager le studio de Charlotte à Amsterdam. Je l'ai vidée et complètement dépoussiérée. Puis Cat n'a pas pu la prendre parce qu'elle ne rentrait pas dans la camionnette qu'ils avaient louée. Véro a demandé si elle pouvait passer deux nuits chez nous pour venir voir sa maman. Du coup, tout s'est enchaîné, on a réaménagé l'ancienne chambre de Quentin, ciré le parquet, remonté un vieux tapis qui dormait dans la cave depuis 20 ans, transféré l'armoire et installé les futons sur le tapis. Tout ça avec l'aide de Maïté et sous le sourire enjôleur de Lémoni. On t'attend Véro, ce sera une belle semaine.

     

     

  • Maoh

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    Jusqu'à aujourd'hui, le 1 août était pour nous synonyme de fête nationale suisse. Pendant près de 30 ans, nous étions à la montagne ce jour-là et nous avons participé à autant de processions aux lampions et feux d'artifice que la météo l'a permis. Synonyme de raclette et de petits drapeaux rouges à croix blanche.

    A partir de maintenant, le 1 août deviendra l'anniversaire de Maoh. Il s'est fait longuement attendre. Mais il est arrivé deux jours après les 30 ans de son papa, beau comme un coeur, fort comme un petit lion. 

    Troisième bébé de la famille à être né pendant la pandémie, nous n'avons pas pu aller le voir à la maternité. Et nous sommes impatients de le prendre dans nos bras. Enfant de deux cultures, il va nous ouvrir le coeur encore plus. 

    Je n'en reviens toujours pas qu'en 4 ans, nous nous retrouvons entourés d'une tribu de cinq incroyables petites personnes. Give me five and more, je prends.

    Je suis tout simplement comblée au-delà du possible.

  • 30 ans

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    Il a 30 ans aujoud'hui. J'ai le même regard sur lui qu'au premier jour. (Oui, les filles sur vous aussi….). Un regard émerveillé sur ce miracle de la naissance puis de l'enfant qui grandit et de l'adulte qui s'épanouit. Je passe un peu sur l'adolescence qui peut être un chouia pénible mais qui reste intéressante malgré tout.

    Il a 30 ans et il attend un petit d'homme et ils auront tous les deux le même regard émerveillé. 

    J'ai beaucoup de difficultés à croire que le temps nous a filé entre les doigts aussi vite.

    Mais ces 30 années n'ont été que du bonheur.