Catégorie : Actualité

  • Corrigendum

    249cartpg19 Après avoir lu deux messages sur le débat Ségo-Sarko, je reviens un peu sur ce que j’ai dit précédemment.

    D’abord Sis’Cile a écrit un message sur le débat Ségo-Sarko fort bien écrit, comme tout ce qu’elle écrit d’ailleurs, et à sa lecture, je reviens sur le fait que je m’en fiche et que je n’ai rien à dire. En fait, comme elle, "je lis/j’entends tant d’argumentaires extrêmement brillants" que je n’oserais même pas y ajouter mon grain de sel. Et quand, comme moi, elle dit admirer ceux qui défendent merveilleusement leur point de vue, elle corrige très justement en disant "j’admire ceux qui parviennent, eux, à mettre des mots sur ce que je pense tout au fond de moi". Et elle a raison, "des opinions, j’en ai plein ma petite sacoche". Mais je trouve toujours que elle et Swiss Sis et bien sûr aussi Big mari "opinent" tellement mieux.

    Et puis, j’ai lu le message de Lola qui m’a ému aux larmes tant elle exprimait bien tout ce que j’ai dans le coeur, du moins sur ce débat du moment. Bon, elle n’est pas parvenue à me faire aimer Ségo mais ses convictions et son approche sont les miennes. Et c’est tourné comme je veux le dire, c’est à dire pas exagérément brillant au point qu’il faille relire chaque phrase deux fois, c’est clair, écrit avec le coeur et les tripes (et, private joke for Big mari, comme c’est par écrit, le ton ne monte pas (si tant est qu’elle hausse le ton quand elle parle avec les tripes).

  • Les grands débats

    Segosarko2_web Ah les grands débats, les beaux élans de rhétorique, les fructueux échanges d’idées ! Tout un monde qui m’est complètement hermétique. J’admire ceux qui parviennent à aligner deux phrases intelligentes sur un sujet x, y ou z. La peine de mort, l’euthanasie, la délinquance, la politique belge, le duel Sarko-Ségo, ceux qui ont une opinion sur tout. Comment font-ils ? Où trouvent-ils le temps de lire, d’écouter, d’entendre des avis, des points de vue divergents qui leur permettent de se forger leur propre opinion ? D’où leur vient cet art de s’exprimer clairement et de donner l’impression de dire quelque chose d’intelligent ?

    En général, je reste dans tous ces débats, silencieuse et dans l’ombre. Plutôt ne rien dire que de dire une connerie. Neuf fois sur dix, je n’ai pas fait le tour de la question et je ne peux donc pas émettre un avis aussi éclairé que je le voudrais. Donc je la ferme et je fais partie des sans opinion.

    Là, le grand débat du moment, c’est Sarko-Ségo et même si instinctivement, je n’aime ni l’un ni l’autre, je ne peux même pas clairement dire pourquoi. Ca tient à la limite du délit de sale gueule ou de voix de conne. Enfin, je me comprends. Mais aussi, je suis convaincue que je suis portée par l’opinion générale, Sarko le dangereux, Ségo la nounouille. Je n’approfondis pas, je ne m’y intéresse pas et je ne peux donc pas juger de manière objective sur ce qu’ils disent ou proposent.

    Sans doute que je m’en fiche…. Cela doit sans doute être politiquement incorrect de s’en fiche parce que sinon je ne ressentirais pas cette petite honte à être aussi rhétoriquement ignare et de cette non implication citoyenne.

  • Happy birthday Europe !

    Je me sens définitivement de ce "pays"-là. D’accord, j’y travaille, même si ce n’est que comme une petite goutte d’eau dans un grand océan. Mais même si je n’en faisais pas partie au quotidien, je pense que je ne verrais pas les choses différemment.

    Quand j’étais petite, je comptais les années passées entre les deux guerres (40 – 18 = 22) et je calculais les années de paix gagnées (45 + 22 = 67). Un an, deux ans, trois ans…. Et je craignais toujours  que cela ne durerait pas.  Rien que pour cela, pour cette paix au sein de nos frontières qui ne cessent de s’étendre, je suis reconnaissante et fière de faire partie de cette unité.

    Le reste, les difficultés, les dissensions, les négociations, les querelles de marchands de tapis, tout cela n’est pas bien différent du vécu de toutes les familles….

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  • Sans toi

    Primopiano_abbe_pierre Un grand homme est mort aujourd’hui.

    Même si je donne tous les signes extérieurs du contraire (diplomatie avant tout, casser les trop grosses vagues, etc….), j’admire ces hommes là – peut-être justement parce qu’ils sont ce que je ne suis pas -, grandes gueules, impertinents, qui n’ont pas peur de nager à contre-courant, ne se laissent porter par aucune vague, qui crient contre les loups.

    A 90 ans pourtant, il disait encore: "Je crois que ce que je ressens comme le plus grand échec, c’est ce que je n’ai pas eu le courage d’oser. Quand je n’ai pas risqué de me faire taper dessus pour dire :"Cela ne va pas !" Remarquez, il est encore temps."

    Je voudrais en prendre de la graine, j’ai encore une quarantaine d’années devant moi peut-être. Je veux depuis si longtemps mener ce combat qui me tient tant à coeur mais que je ne mène pas, coincée dans une gangue de peurs toutes aussi idiotes les unes que les autres, dans un carcan de prétextes qui ne sont finalement que les boucliers de mes peurs.