Auteur/autrice : Myosotis

  • Paris (I)

    Journée shopping à Paris avec Miss Joséphine. Pur beurre bonheur. Malgré le début de lumbago, malgré la fatigue, malgré la météo minable. Arrivées vers dix heures, on a flâné dans les rues en se pourléchant les vitrines. Mais les boutiques intéressantes n’ouvrent pas avant onze heures au moins. Pour compenser la frustration, nous nous sommes offert un croissant café noisette/lait russe chez Ladurée. Un endroit au charme désuet mais indiscutable. Par contre, croissant et café décevants. Pas vraiment mauvais mais pas à la hauteur non plus. D’autant plus dommage que j’ai un penchant particulier pour les croissants français.

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    3Puis, comme Cécile petite fille, il faut que je visite les toilettes dans tous les restaurants ou salons de thé. Les toilettes sont avec la crème brûlée mes indices de qualité de ce type d’établissement, mes étoiles en quelque sorte. Chez Ladurée, les étoiles bien méritées avec leurs macarons, leurs pâtisseries, le charme de l’endroit, mais déjà ternies par le croissant, ont carrément perdu tout leur éclat avec l’état des commodités. Un désastre.   

    Cela ne m’a pas empêchée de craquer sur les couleurs des macarons et le pastel des boîtes et d’en acheter une pour l’homme et les enfants et une pour maman.Macarons2

    Joséphine, sais-tu qu’il y avait une boîte et un assortiment portant ton nom ?                                           Coffret_josephine2

  • Histoires de famille

    • Un couple de Roumains a décidé d’appeler leur petit garçon Yahoo (sans point d’exclamation). Pourquoi ? Parce qu’ils s’étaient rencontrés sur le site de rencontres du portail. Mieux vaut en rire. Cela me fait penser à ma grand-mère qui louait des chambres mansardées à des étudiants et qui voulait m’en montrer une un jour. Tout en frappant à la porte, elle disait "Youhouuuuu, y’a quelqu’un ???". Youhouuuu, Yahoooo….
    • Un couple de Bosniaques, Sana et Adnan avait tous les deux initié un flirt extra-conjugal sur Internet sous les pseudo respectifs de Sweetie et Prince of Joy. Ils décidèrent de rencontrer leur alter ego devant un magasin et de s’identifier grâce à une rose rouge. Quelle ne fût pas leur surprise de se retrouver mari et femme, face à face, rose rouge à la main. Ils se sont tous les deux sentis trahis et bafoués et ont demandé le divorce.

    Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il leur manque à tous les deux deux ingrédients essentiels à l’harmonie du couple: le pardon et….. l’humour.

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  • Humeur morose et noire

    Week end grognon. Humeur grincheuse. Mal partout. Saucissonnée dans mon jeans. Yeux qui piquent. Fatigue lancinante.Img20060303_0035    

       

    Je déteste ce genre de week end où rien ne me plaît. Je râle parce que:

    • Maïté sort trop et trop tard. Elle se ruine la santé.
    • Elle fume comme un pompier. Elle devient toute grise.
    • Elle m’empeste avec sa cigarette.
    • Claude m’empeste tout autant si pas plus avec sa pipe. On ne peut plus marcher côte à côte dans la rue sans cette satanée fumée dans ma figure.
    • Quentin ne respecte pas les horaires de retour après une nuit passée chez un copain. M’en fiche moi qu’il ait raté son train. Pourrait au moins me prévenir.
    • J’ai trouvé une mauvaise interro dans son cartable.
    • Anaïs est désagréable avec Maïté et me tient incroyablement tête.
    • Claude ne me demande pas quel film je veux regarder.
    • J’ai passé tout le samedi à courir avec/pour Maïté et j’ai rien fait pour moi (pour les autres).
    • Il a fait beau et j’ai profité de rien.

    Et j’ai pas envie de retourner travailler demain. Parce que je n’ai pas eu un week end digne de ce nom.

  • Pères ou pairs ?

    L’autre jour, en réunion de direction, j’ai eu un flash. Le directeur, qui n’est pas la crème des crèmes de directeur que j’ai eus mais qui n’est pas mal quand même, faisait un petit exposé genre 1, 2, 3 sur je ne sais plus quel sujet – sans importance d’ailleurs – de manière bien structurée, détendu, jambes allongées, bras croisés, intéressant, accrochant son public. Le temps d’un flash, j’ai superposé son image à celle d’un directeur précédent, top de top celui-là, brillantissime, captivantissime, toutissime, et l’image de mon père. Et cette superposition d’images m’a interpellée. Quel rapport ??

    Dsc_0007_5De toute évidence, ces deux directeurs m’ont rappelé mon papa. Mais ce  qui m’inquiétait un peu plus, c’est qu’ils ont à tout casser 6 à 7 ans de plus que moi. En d’autres termes, on est dans la même tranche d’âge, non ?

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    Quand vais-je donc

    1. grandir et ne plus voir mon père dans des directeurs beaux parleurs avec toute la connotation d’infériorité qui en découle inévitablement, puisqu’il est bien connu que j’écris mieux que je ne m’exprime ?

    2. cesser d’admirer mon père ?

    1. à la retraite sans doute….

    2. jamais sans doute….      

  • Binz de bin

    Trouvé dans la poubelle de ma fille:

    • des paquets de mouchoirs en papier neufs (les mouchoirs) et complets (les paquets)
    • une dizaine de bijoux, même pas cassés
    • un crayon pas taillé, mais d’une longueur presque neuve
    • des galets
    • une soucoupe en porcelaine
    • des trousses de toilette, moches certes, mais impecc’
    • deux jeux de cartes (ok, pas complets)
    • des cents (oui, oui, des bébés EURO !!!)
    • du tissu au mètre

    SacpoubelleglamourConclusion: le gène de la conservation (dominant dans ma famille dont le verbe "jeter" ne fait pas partie du vocabulaire) est visiblement récessif chez ma fille.

    Bien sûr, j’ai piqué une colère monstrueuse, criant au scandale, à l’irrespect, à l’incivisme. Bien sûr, forte de mon gêne dominant, j’ai tout récupéré en vitupérant, menaçant et…. triant.

    L’indigne voulait faire du rangement dans son bureau. Méthode Hoover. Le rangement étant une tâche pénible, autant que cela se passe vite et bien.

    Maigre consolation: Cécile m’a juré qu’elle était comme ça, elle aussi. Que Mamy a récupéré, elle, des petite cuillers, des tasses, …. Et comme Cécile n’est plus comme ça, y’a de l’espoir.

    N"empêche, si maman lit ces lignes, elle va me faire une migraine !

  • Let’s keep smiling

                            
                      
    J’adore…..
  • Ka mate

    Tamararo20kapa20haka5b35d Pffff ! J’ai pas imaginé qu’ils allaient perdre. Pas une seconde. Pour moi, les All Blacks sont au rugby ce que sont les Brésiliens à la Coupe du Monde. Mes chouchous d’abord, les meilleurs ensuite. Ou inversément c’est selon.

    Alors, malgré tout le respect et l’affection que j’ai pour mes amis français, French’ment là, ils m’énervent. Déjà qu’ils ont sorti le Brésil du Mundial l’année dernière, mais alors cette année-ci, les voilà qu’ils virent les Kiwis. Et le pire, c’est qu’on ne peut même nier qu’ils aient été bons. C’est pour cela qu’ils m’énervent en fait. Et surtout, surtout, que comme ce sont les Français, on va en entendre parler pendant des siècles.

    Bon, ça n’enlève rien à l’affection que j’ai pour Zizou et pour le Quinze de France. Chacun ses contradictions !

  • Mes nuits blanches

    Img_86107b1d1 Nuit blanche à Bruxelles hier. Bien sûr, les filles ne voulaient pour rien au monde rater ça. Moi non plus, mais bon, l’homme n’était pas très chaud et son manque d’enthousiasme a très vite eu raison de ma fatigue. Je n’ai pas beaucoup lutté.

    Anaïs est rentrée assez tôt, vers 1h30 et moi qui me réveille au moindre craquement, je n’ai rien entendu. Curieux de constater que celle qui fait le plus de bruit de jour (lui demander de se taire est une injure à sa liberté, ses colères sont aussi explosives que ses fous rires,…), curieux de constater donc que celle-ci se fait, la nuit, plus discrète qu’une souris alors que Maïté, aussi feutrée qu’un chat pendant la journée, rentre toujours à des heures pas possible avec la discrétion d’un éléphant qui essaye de ne pas se faire remarquer.

    Résultat: à 5 heures du mat’, frissons, je me suis réveillée en sursaut en demandant à l’homme où était Anaïs que je n’avais pas entendu rentrer. Après avoir été rassurée, je me suis rendormie jusqu’à …. 8h30, heure de retour de l’éléphant. Bien sûr, je me suis levée comme une furie qu’on réveille et j’ai dévalé l’escalier pour tonner un "C’est à cette heure-ci que tu rentres ?" que j’ai ravalé un peu gauchement devant les croissants et petits pains au chocolat qu’elle tenait dans la main gauche.

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  • Meri go round

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    Il y a des gens qui rentrent comme ça dans votre vie, l’air de rien, et qui très vite prennent une place grande comme une bibliothèque !

    Le premier jour où je suis arrivée au bureau, petite nouvelle, la première personne qui m’a accueillie, c’est elle. Cette petite bonne femme a passé la tête dans mon bureau et m’a dit: "Bonjour, moi, c’est Meri." Et son sourire a fait le reste.

    On m’a tellement répété ensuite qu’on m’attendait comme le sauveur du monde des ressources humaines dans cette agence que j’ai cru qu’elle avait voulu être la première à voir à quoi pouvait ressembler un tel sauveur du monde. Mais non, elle est juste comme ça, sympa, accueillante, chaleureuse.

    Cette délicieuse petite crème catalane, bibliothécaire passionnée, regorge d’idées et d’inventions pour communiquer aux autres sa fabuleuse passion pour les livres. Elle a introduit au bureau le book-crossing et grâce à elles, des livres lus à Bruxelles ont voyager jusqu’à l’autre bout du monde. Elle invente chaque année un défi fou mais toujours littéraire: cette année, nous sommes plus d’une vingtaine à lire pendant 12 mois, 26 livres en ordre alphabétique d’auteur. En commençant par A en janvier pour finir par Z en décembre. L’année prochaine, elle envisage de nous faire faire le tour des 27 pays de l’Union Européenne en nous poussant à chercher des livres dont une ville de l’Union se retrouve dans le titre par exemple. Elle adore ça, inventer des trucs abracadabrants.

    C’est elle aussi qui chaque soir venait me sortir, presque de force mais tout en douceur, de mon écran et de mes dossiers. Grâce à elle, attendre le bus dans le froid n’était plus un horrible moment mais juste un petit plaisir avant de rentrer.

    Elle s’embarque vers d’autres aventures, dans un bureau où il y aura une vraie bibliothèque. Elle va me manquer mais je sais déjà qu’elle fait partie des jolies rencontres au boulot qui deviennent ensuite des amies pour la vie. De celles qu’on revoit après deux mois comme si on s’était quittées hier.

    Ya te echo de menos, Meri.                                        

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  • Cool Raul fool moon

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    Cela me fascine toujours autant les coïncidences inattendues. Pendant que Josiane et moi en Italie, Maurine en Nouvelle-Zélande nous nous posions des questions sur la lune, Lola aux Etats-Unis la photographiait pour l’offrir à son fils. Au point de toutes les 3 rédiger un billet sur la lune. Fascinant de voir le fine-tuning de 3 e-potes 🙂