C’était hier.
St Nicolas chez nous à Turin.
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C’était avant-hier.
Moi chez St Nicolas.
If you were a cowboy I would trail you,
If you were a piece of wood I’d nail you to the floor.
If you were a sailboat I would sail you to the shore.
If you were a river I would swim you,
If you were a house I would live in you all my days.
If you were a preacher I’d begin to change my ways.
Sometimes I believe in fate,
But the chances we create,
Always seem to ring more true.
You took a chance on loving me,
I took a chance on loving you.
If I was in jail I know you’d spring me,
If I was a telephone you’d ring me all day long.
If I was in pain I know you’d sing me soothing songs.
Sometimes I believe in fate,
But the chances we create,
Always seem to ring more true.
You took a chance on loving me,
I took a chance on loving you.
If I was hungry you would feed me,
If I was in darkness you would lead me to the light.
If I was a book I know you’d read me every night.
If you were a cowboy I would trail you,
If you were a piece of wood I’d nail you to the floor.
If you were sailboat I would sail you to the shore.
If you were sailboat I would sail you to the shore.
If you were sailboat I would sail you to the shore.
Après une semaine émotionnellement chargée (Papy L. a l’hôpital pendant une semaine, suite à sa chute inexpliquée d’il y a quinze jours, pour un programme complet d’examens en tous genres; les résultats du test de Maïté en infographisme, finalement concluants – mais il a fallu attendre une semaine et insister lourdement pour qu’elle obtienne ce fichu résultat -, une amie proche en détresse), un week end plutôt sympa:
Bon, c’est pas tout ça, mais je vais quand même m’offrir deux jours de congé, pour ne pas être obligée de courir à la dernière minute. Parce que les pelotes emmêlées, on croit que quand l’écheveau commence à se dénouer, on tient le bon bout mais c’est sans compter les imprévus et les petits noeuds tenaces.
Glamour n’est plus Glamour. Elle souffre d’un dédoublement de personnalité. Elle s’est "mitosée" en Glandouille et Amour.
Amour depuis quelques jours et j’en suis ravie pour elle. C’est bon de voir sa fille amoureuse. Son état me ramène trente ans plus tôt alors que j’ai l’impression que c’est un souvenir tout récent. L’entendre écouter en boucle – curieusement – les mêmes chansons des Beatles, vraiment les mêmes (malgré le pourtant vaste répertoire) éveille en moi des sourires béats.
Je serais totalement aux anges si l’autre moitié de sa division cellulaire n’était pas la cellule Glandouille.
Glandouille depuis 15 jours maintenant. Elle qui avait trouvé sa voie dans les taffetas, les soies et les rubans ne veut plus du tout en entendre parler. On a d’abord pensé que son manque de compétences techniques, manuelles, la paralysait au point de ne plus avancer. On a espéré un creux de la vague momentané. On a dû se rendre à l’évidence. Fini les rêves de haute couture, de catwalks, de petite boutique à soi. Pour elle, mais aussi pour nous. Non pas que nous avions des souhaits de grandeur pour elle; mais comme elle vit de ce rêve depuis la pré-adolescence, on l’a porté avec elle et on n’a pas prévu la chute. Surtout après la fierté de son admission. Tout de même, des parents, ce sont des êtres tout ce qu’il y a de plus humain. On s’est donc fait un peu mal en tombant. Mais on s’est relevé, on a frotté les petites égratignures, on a épongé l’investissement financier en machine à coudre, tissus, rubans, mannequin, matériel divers et varié et on a embrayé sur le nouveau projet.
Elle est allée trouver le directeur de l’école et a demandé à bifurquer vers l’infographisme et communication visuelle. Adieu les trois D, vive le plan, plat, 2D !
Contre toute attente – on a quand même passé la date de clôture des inscriptions -, elle a pu passer un test et on devait avoir les résultats vendredi. On est mardi et toujours rien. Pendant tout ce temps, elle ne met plus les pieds à l’atelier de couture. Les parents s’énervent, s’échauffent et le ton monte. C’est clair, la glandouille n’est pas autorisée.
J’attends avec impatience qu’elle soit acceptée et qu’elle se reprogramme en Amour et GlaGraphisme. Pfiou….
Je suis plutôt du genre à ne pas me poser trop de questions. J’avance et je ne réfléchis pas trop. Surtout pas au sens de ma vie, au sens de la vie en général. Je me souviens d’ailleurs avoir choqué lors d’une conversation autour de la table familiale lorsque j’ai osé dire que je ne m’étais jamais posé cette question.
J’essaie de faire le mieux que je peux, dans tous les domaines, quoi qu’en aient dit tous mes professeurs depuis mon plus jeune âge. Je suis perfectionniste dans mon boulot, dans ma vie privée, je veux du top niveau ou rien. Je ne prétends pas y arriver, bien sûr, mais c’est ce que je veux. D’où un certain nombre d’insatisfactions.
Je fais, je donne, j’aime, je pousse, je tire, mais je ne sais pas POURQUOI.
Et puis, l’autre jour, pour la première fois, je me suis posée LA fameuse question. J’étais prise comme cela m’arrive souvent dans le tourbillon de mes pensées multidirectionnelles. En quinze minutes, je pense à
Et LA question s’est imposée sans crier gare. Pourquoi tout ça ? Pourquoi se stresser autant pour mon boulot, pour le faire au mieux, pour ne pas être prise en défaut surtout ? Ca me mène où ? Bien sûr, je ne suis pas idiote, je sais que j’ai un rôle, que je permets à une organisation de fonctionner au même titre que les autres pions de l’échiquier. Mais à quoi sert l’organisation elle-même ? Elle permet de promouvoir l’enseignement, la culture, l’audiovisuel ? Et alors ? A quoi sert tout cela ?
A quoi sert de prendre rendez-vous chez le coiffeur ? A quoi sert de lutter contre les cheveux gris, contre la pesanteur qui ne m’évitera pas de perdre petit à petit ma fermeté, de friper, de rider, de vieillir puis de mourir ?
A quoi sert de vouloir tout lire, tout visiter, voir toutes les expos, voyager inlassablement ? Une fois que j’aurai fait le plein de livres, d’expos, de paysages, de chansons, je n’emporterai pourtant rien.
Même si j’avais une vie moins orientée vers moi et plus axée vers le soutien aux autres, à quoi cela servirait-il ? Aider les autres à vivre mieux, d’accord, mais leur vie également n’est que passagère. A quoi donc servons-nous ?
Et j’ai été prise d’un gros gros vertige. J’ai fermé les yeux et j’ai à nouveau chassé la question pour retrouver la terre ferme.
Encore un de mes héros qui s’en va sur la pointe des pieds….
Samedi dernier, Thomas Gunzig a offert un véritable bijou aux auditeurs de la Semaine Infernale, diffusée à 11 h sur La Première. Voici le texte intégral. Régalez-vous !
Bande de cons !
Pas vous, cher public !
Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chefs de groupe, présidents de parti flamand, présidents de parti francophone, seconds couteaux, troisièmes couteaux, de gauche, de droite, les cathos, les écolos, les franc-maçons, les libéraux…
Bande de cons de Flandre
Bande de cons de Bruxelles
Bande de cons de Wallonie.
D’abord à tous ceux qui croient avoir gagné les élections d’il y a 5 mois.
A tous ceux qui avaient un grand sourire
A tous ceux qui avaient les bras en l’air.
Le temps est venu de vous avouer quelque chose :
Les gens n’ont pas voté pour vous parce qu’ils vous aimaient.
Les gens ont voté pour vous parce qu’ils étaient obligés.
A la veille du onze juin : dans les rues, les maisons, les bureaux, les gens hochaient la tête et se demandaient vraiment qui ils allaient pouvoir choisir parmi ce catalogue de nuls, de klets, de nouilles, d’opportunistes agressifs, de carriéristes sans charisme, de mal fringués, de gros types à l’élocution problématique, de petit nerveux en pleine tendinite de l’égo, de semi-hystériques, de semi-mafieux, de cynique, de je-m’en-foutiste, de ratés, de tout le reste, de fils à papa, d’experts comptables en décrochage professionnel, d’entrepreneurs en faillite frauduleuse, de sinistres, de pas lavés, de faux gentils, de vrais méchants…
Les Leterme, De Krem, Reynders, Milquet, Michel, De Wever, Maingain, Wattelet, Bacquelaine… Cette morbide collection de névroses qui nous gouvernent avec leurs troubles anxieux, leur troubles dissociatifs, leur troubles psycho-sexuels, leurs troubles obsessionnels compulsifs.
Et en plus, ils sont tous… si moches…
Cette élection, à tout le monde, ça a un peu fait l’impression d’un de ces mariages forcé que l’on organise dans des pays très loin d’ici.
C’est comme si on avait été une jeune fille devant choisir entre le vieux marchand qui pète au lit ou l’arrière-cousin qui ne se brosse pas les dents.
Bande de cons.
Vous n’avez rien gagné du tout.
Si c’était possible, on reprendrait nos voix et on ne les donnerait qu’après les négociations, à ceux qui auraient su être un peu intelligents, un peu sobres, un peu humains.
Mais non. Donner c’est donner, reprendre c’est voler.
Vous aviez un chouette petit pays, pas très grand mais bien équipé de voisins plutôt sympas bien situé avec la mer, avec la forêt, avec pas trop de charges.
Vous aviez une chouette petite population, pas parfaite parfaite.
Mais en gros, ce n’était pas des talibans non plus, c’était pas des Contras, c’était pas des Tigres Tamouls : une petite population de fabricant de pralines, des marchand de kayaks, des chanteurs à texte, des comiques parfois drôles, des stylistes un peu punk, des postiers plutôt polis, des sportifs en minijupe, des flics à moustache, des tas de gens prêts à travailler plus, à gagner toujours moins et à ne pas dire grand-chose.
Une petite population qui mélange le goût des mandarines à celui des spéculoos.
Une petite population qui n’a rien contre l’Eurovision ni les horodateurs.
Une petite population qui rend visite à ses grands-parents le dimanche pour boire un café après le chicon gratin.
Une petite population de buveurs de bière et de joueurs de kicker.
Une petite population qui emmène ses enfants à Plankendael au printemps et à Paradisio en hiver… Comme ça, sans ennuyer le monde, en VW Touran.
Une petite population prévoyante qui a quelques euros sur un compte-épargne et une concession au cimetière.
Une petite population qui est plutôt toujours d’accord et en gros une petite population qui ne veut pas d’histoire.
Et vous,
bande de cons,
tout ce que vous trouvez à faire, ce sont ces petites réunions où l’on tourne encore plus en rond que sur un circuit Marklin, ce sont ces petits comités aussi stériles qu’un champs de patates à Tchernobyl, ce sont ces petites réactions à chaud qui me rappellent les crises de mon chat, quand il n’aime pas la marque de ses croquettes, ce sont ces airs de petits tribuns en solde, ce sont ces grands chevaux sur lesquels vous montez et qui seront toujours comme ces petits poneys tristes de la foire du Midi.
Tout ce que vous trouvez à faire, c’est de vous tirer dans les pattes pour gagner une floche qui vous donnera droit à un tour gratuit sur ce manège sinistre que vous appelez "politique".
Bande de nuls.
Alors moi,
J’ai eu une idée, une grève, une vraie grève, une bonne grève, une grève de tout le monde tant que la politique Belge ressemblera à une conserve de rollmops :
Les enfants n’iront plus à l’école, les femmes enceintes n’accoucheront pas, les déménageurs ne déménageront pas. Navetteurs, ne navettez plus, Alcooliques, n’alcoolisez plus, chauffeurs, ne chauffez plus, pilote, mécanicien, traiteur, boucher, pêcheur, éboueur, esthéticienne, taxidermiste, stripteaseuse, scaphandrier, géomètres expert, fleuriste, trader, opticien, huissier, substitut, gourou, préfet, trésorier, banquier, infographiste, ajusteur, analyste programmeur, technicien, hotline, proxénète, dealer, animateur, orthodontiste, urologue, animateur socioculturel, fossoyeur…
Et tous les autres…
Total Stand By ! On arrête tout…
Et vous verrez que dans trois jours, ils feront moins les malins.
Mais comment veux-tu qu'on s'en sorte ??
Il nous reste un mois pour:
Il reste quelques jours pour penser à ce qu'on va faire au Nouvel An. Histoire de ne pas se retrouver sans rien ni tout seuls.
Il reste dix jours pour préparer trois calendriers de l'Avent. Farcis.
J'en arrive au stade où mes to-do lists m'épuisent….
Ma poupée d’amour ! Quelques trois semaines après la rentrée académique, on s’est retrouvés un soir devant une évidence: à notre insu, on nous avait subtilisé notre Mimi Geignarde, notre Calimero contre une super nana tout sourire, un mélange de Hermione Granger et Mary Poppins, mâtiné de Ariel petite sirène.
Elle qui râlait tout le temps, relativise de plus en plus. Elle qui n’avait quasi pas la moindre once d’humour, non seulement parvient à me faire rire de plus en plus souvent mais est parvenue à un niveau d’ironie et d’auto-dérision qui désarme complètement les deux autres, plus habitués à son démarrage colérique au quart de tour face à leur ironie virulente; elle qui avait plutôt tendance à voir la vie en grisouille à la moindre contrariété, elle parvient maintenant à voir la bouteille à moitié pleine.
Au début, on a cru que c’était passager mais au fur et à mesure que les jours passaient, elle était toujours aussi drôle et de bonne humeur. La chrysalide grognon est devenue un joyeux papillon. Il va falloir qu’on s’habitue, on a une nouvelle fille.
Ce matin, j’attendais le bus avec un groupe de jeunes stagiaires de la Commission européenne. Ils communiquaient entre eux en anglais – curieusement tous en US English – et je m’amusais à identifier au travers de leurs accents leur langue maternelle. Je me trompe rarement à ce genre d’exercice. J’ai pu le vérifier, une fois dans le bus. Nous nous sommes assis au fond et ils se sont regroupés par paire de même langue maternelle. Deux francophones devant moi, deux Grecs à ma gauche et deux hispanophones à ma droite. Entretemps, une jeune Italienne a rejoint les deux francophones.
Et c’est là que mon cerveau a commencé à surchauffer. Fidèle à mes habitudes de curieuse/linguiste, je me suis mise à écouter les conversations. Mes deux oreilles essayaient de filtrer, pour obtenir un sens cohérent, la conversation des deux Grecs sur le conflit israelo-palestinien, l’échange des francophones avec l’italienne mi en anglais mi en français sur la comparaison entre l’italien et le français en matière de prononciation et d’orthographe, et des bribes de discussion entre les deux Espagnols qui parlaient de leur soirée d’hier. Pour couronner le tout, mes yeux s’efforçaient de lire un article en anglais sur le réchauffement planétaire. Je devais bien entendu relire chaque paragraphe deuxx à trois fois.
Bien sûr, au milieu de tout ce Babel européen, je buvais du petit lait, mais mon cerveau, lui, pédalait dans le yaourt et battait le beurre.
Après je m’étonne d’être fatiguée. Aiuto !