Pas toujours facile de vivre avec un homme parfait. Je ne parle pas d’un mari parfait, contrairement à ce que disent toutes mes copines, non, je parle d’un homme parfait. C’est-à-dire un homme qui sait tout faire (d’accord, c’est une des composantes du mari parfait), qui sait qu’il sait tout faire et qui est persuadé qu’il le fait mieux que personne.
Auteur/autrice : Myosotis
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Antin’hommie
Au quotidien, c’est épuisant. Parce que je fais tout le contraire de ce qu’il fait. Et bien sûr, c’est moi qui ai tout faux. Il nettoie les carottes en commençant par les éplucher puis il coupe les deux bouts. Moi, je coupe les deux bouts puis j’épluche. Il privilégie le fouet, j’affectionne la cuillère en bois. Il boit le café long et corsé, je le préfère court et léger. J’aime le train, l’avion, le bateau, il ne jure que par la voiture et la Vespa. Il aime les films d’action et de suspense, j’aime les comédies et les études de société. Il est sensible aux matières, je prête plus attention aux coupes. Il aime les grands chantiers, je préfère les petits travaux. Et ainsi de suite.Dans ce contexte, c’est vrai, les carottes, au final, on arrive au même résultat. Le café, après tout, chacun le boit comme il veut. Mais il ne « comprend pas mon engouement pour la cuillère en bois, enfin, le fouet c’est quand même mieux, regarde… », on ne prend l’avion ou le bateau que si l’on est obligé de traverser la mer mais si on peut éviter d’aller se mouiller si loin, c’est mieux. Certains soirs, c’est ma fête, et j’ai droit à une comédie, vraie concession. S’il m’accompagne en shopping, je ferai abstraction de la coupe de l’un ou l’autre vêtement pour céder au plaisir de la matière. Les grands chantiers, c’est bien, mais ça ne s’entame que quand on a vraiment du temps, càd pas souvent, voire jamais.Et comme moi, j’ai fait toute ma scolarité sur le rythme « Peut mieux faire », je suis forcément toujours trois pas en retrait derrière un homme qui fait le mieux du mieux. Et si on l’écoutait, je suis sûre qu’il trouve un goût légèrement meilleur aux carottes nettoyées à sa façon et une saveur plus onctueuse à une sauce battue au fouet qu’à la cuillère en bois.Un peu d’auton’hommie me ferait le plus grand bien… -
C’est la vie qui nous mène !
J’avais moins de dix ans…. Et je ne sais pas pourquoi cette semaine cette ritournelle a ressurgi du fin fond de mon lobe droit…. Je me demande même qui se souvient encore de ça..
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Le tour du blog
Il y a dans la blogosphère des affinités qui se créent, des amitiés même qui naissent. Autour d'atomes crochus, de passions partagées, de reconnaissances narcissiques. On visite les boutiques des uns et des autres, on entre, on sort, on revient, parfois, quelquefois, souvent, tous les jours, obsessionnellement. Puis certaines boutiques ferment, font faillite par pénurie d'articles, manque de temps, perte d'envie. On les regrette et on essaye de pousser la porte, en vain, partis sans laisser d'adresse.
Au fil de ces deux ans et demi passés sur la blogotoile, j'ai créé mon propre village d'échoppes où j'aime flâner. Et tous les soirs, je fais le tour du blog.
Il y a les boutiques où je pousse la porte sans hésiter tous les jours:
Chez Sis'cile, qui me permet de voir grandir Clara, même si le magasin affiche "vacances annuelles prolongées".
Chez Lola, la plus éloignée et pourtant la plus proche de moi dans la tête et dans le coeur.
Chez Isa, la boutique où l'on sert des tranches de vie et chez Verveine où l'on vous offre des verveines citrons. Isa, la plus proche professionnellement et aussi dans le partage des passions et dans la façon de vivre et Verveine, qui écrit souvent avant moi les billets que j'aurais voulu écrire.
Il y a la médiathèque extraordinaire d'Anna, une mine d'or de références musicales, cinéphiles et livresques où se promène un chat parmi les livres. Et il y a le bibliobus de Meribelgica.
Il y a les petites brocantes comme chez Little Circus ou les jolies merceries comme Cachemire et Soie où j'aime m'arrêter de temps en temps.
Il y a les chasseurs d'images qui me fascinent comme VoirOuRegarder, Marine, Simply Photo ou 3191 et mon préféré, celui chez qui je m'assied carrément parce que je m'y sens si bien.
Il y a la doyenne du quartier qui passe sa vie sans elle, il y a sophil de l'eau, passé le petit pont et l'atelier de la souris verte pas loin de la poste où je viens recevoir les billets doux de Madame Ma.
Enfin, il y a les petites épiceries fines et maisons de bouche qui m'accueillent avec amour, plaisir et gourmandise et tant d'autres gourmandes et gourmettes.
Et tous les soirs, je fais ma petite promenade de santé, mon petit tour du blog. Mais qu'est ce que faisais avant quand j'habitais sur une autre planète ?
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En mars, garde ton marcel !
On nous annonçait l'arrivée légèrement prématurée du printemps, 15 degrés, un beau ciel bleu, un soleil radieux et j'ai entendu "un beau T-shirt bleu ciel, ballerines et adieu les chaussettes !". Hélas, malgré le beau ciel bleu et le soleil radieux, les 15 degrés ont vite dégringolé sous l'effet des vents coulis. Résultat: un gros refroidissement, une voix à la Bonnie Tyler en beaucoup moins sexy et une forme hypolympique.
Et je déteste ça, cet air mi-batracien, mi-vache essouflée que me donnent le nez bouché, le mal de gorge et la fatigue qui accompagne le tout.
Mais cela ne m'aura pas empêchée de maintenir mon invitation à dîner d'hier soir. Ni d'accompagner l'Homme un peu partout cet après-midi. Ni de suivre le cours de macarons auquel je nous avais inscrites, Anaïs et moi. Macarons pistache griotte et macarons chocolat blanc curry (oui, oui, curry !).
Je trouve ce retour du printemps, froid certes, une vraie bénédiction. Je trouve qu'il y a quelque chose de vraiment réjouissant dans les visages des flâneurs en terrasse offerts, voire abandonnés aux premiers rayons de soleil, dans les étals des marchands de fleurs qui envahissent à nouveau les places, dans les vitrines des boutiques de vêtements où les petites robes fleuries commencent à prendre du sens…
Vivement que je guérisse que je puisse en profiter vraiment !
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L’Orient-Express Simplonment
Je ne suis pas compliquée, moi. Mais j'aime les événements exceptionnels. Dans un mois, on fête nos 25 ans de mariage. Bon, déjà, c'est pas mal, non ? Ca mérite un arrêt sur image, non ? Ca vaut bien une petite célébration, non ?
J'ai commencé par gamberger sur une petite fête entre amis. Facile. A la maison. Puis une nuit, j'ai eu une illumination. Tiens, tiens, mais les parents fêtent également leurs 50 ans de mariage, cette année. Mais j'y pense, Swiss'sis fête aussi ses 20 ans de mariage en octobre. Et Sis'Cile, ben, elle doit pas être loin des 10 ans de joint aventure (bon, chez elle, on a pas un faire-part auquel se raccrocher, donc c'est plus flou-fluide). Oh mais, m'illuminai-je en en pleine nuit, on devrait mégalomanier tout ça. Et dans ma folie des grandeurs, encore magnifiée par mon insomnie, j'organise mentalement une grande fête et je réunis toute une smala autour de nous tous. J'oublie évidemment de compter les couverts et au matin, quand je fais part de mes projets à l'Homme, il me ramène sur la terre ferme par de rapides calculs par trop réalistes. Je consens à laisser tomber l'idée; après tout, je devrais savoir que les grands rassemblements type séminaire familial ou congrès des amis de mes amis, c'est pas trop le truc des parents et des soeurs. J'acquiesce donc à la proposition de retour à l'idée initiale, une petite fête entre amis (proches) à la maison. C'est raisonnable et ce sera certainement plus sympa.
Mais la folie des grandeurs ne m'a pas quittée pour autant. Et voilà que je recommence. On est en pleine session de recherches de maisons de vacances pour l'été. Je ne sais pas comment c'est chez vous, mais moi, si j'ai pas tout organisé en mars, je panique. Le last minute, très peu pour moi.
Dans la foulée, j'envisage de célébrer nos noces d'argent à Pâques avec les enfants. Je nous trouve un petit bed et breakfast sympa au Pays de Galles. Etonnamment, l'Homme est d'accord et je suis prête à confirmer. Mais en surfant sur la toile, je tombe sur une offre pour un petit voyage en Orient Express. Mon rêve depuis que je suis adolescente. Fan de luxe. Et je gamberge à nouveau. J'attrape l'Homme entre deux parties de jeu video (déjà, moment mal choisi) et lui parle de ma nouvelle lubie. Bien sûr, ce serait rien qu'à nous deux (vu le prix, les enfants sont non admis) et bien sûr ce serait à la place de la semaine au pays de Galles. Il m'oppose un non sans appel, avec la tête de celui qui se demande si sa femme n'a pas perdu la sienne. Dommage, je m'y voyais assez bien.
Enfin, son refus sec et définitif m'évitera de lui annoncer ensuite que "Votre tenue n’est jamais trop élégante à bord du Venice Simplon-Orient-Express. Au dîner, beaucoup de voyageurs porteront smoking ou robe du soir. Ne serait-ce que par respect pour vos compagnons de voyage, nous vous demandons de bien vouloir respecter nos consignes minimum en matière d’habillement, à savoir costume-cravate pour les messieurs et tenue équivalente pour les dames. La journée, une tenue « légère, mais élégante » est de rigueur. Au déjeuner par exemple, les messieurs porteront veston et cravate.
Nous vous remercions de ne pas porter de jeans.Si vous voyagez uniquement comme passager de jour, de Londres à Paris par exemple, nous comprenons qu’il ne vous est pas possible de vous changer pour le dîner. Nous vous prions cependant de porter si possible une tenue respectant nos standards minimum."Parce que là, il aurait bondi !
Bon, d'accord, je vais réduire mon train de vie (dans mes rêves), je me contenterai de l'Eurotunnel pour cette fois….
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Découragée, enragée, passager
Mon titre ressemble vaguement à celui de Verveine Citron. J'avais commencé à le rédiger il y a déjà plus d'une semaine et quand j'ai découvert son billet, j'ai effacé le mien. En effet, ce qu'elle vit pour le moment, quelques mois après avoir accouché, courir les hôpitaux avec son petit bonhomme est autrement plus pénible que mes états d'âme de petite gâtée du moment.
Mais bon, je me suis ravisée et j'ai repris la souris, le billet, et le titre. C'est vrai, cela fait bientôt deux semaines que je n'écris plus parce que je n'ai plus la moindre pêche. Je ne suis pas comme ces artistes qui ne sortent le meilleur d'eux-mêmes que dans le malheur et la déprime.
Mais qu'est-ce qui ne va pas ?
1. Je me suis prise une gifle dans le cadre d'une procédure de recrutement. On m'a fait croire que le poste que je miroitais était pour moi et finalement ce n'était pas le cas. Oh, rien de très grave. Je ne suis pas pressée de quitter le boulot où je suis, simplement l'opportunité était jolie et j'y ai cru. Et c'est un copain à moi, plus jeune mais tout aussi capable à mes yeux, qui a eu le poste. J'étais tellement persuadée qu'on allait me proposer le poste que lorsqu'il m'a annoncé qu'il avait la place, les félicitations que je me suis empressée de lui adresser m'ont fait l'effet de lames de rasoir sur mes amygdales. Aaaargh !
2. Je me sens endoudounée par l'hiver comme dit Lola. Un "léger voile de graisse" est une expression que j'ai relevée dans un bouquin que je lisais dernièrement, utilisée par le narrateur pour décrire la beauté encore présente d'une femme qu'il avait aimée plus jeune et qu'il retrouvait des années plus tard, âgée de quelque quarante ans. J'ai souligné l'expression à l'Homme qui ne cesse de me la ressortir, tout en ironie. Ca l'aide sans doute à se sentir moins seul 😉 mais ça m'oblige à me regarder dans le miroir sans concession.
3. Pire qu'endoudounée, je me sens gonflée, genre rétention d'eau, au point que je me demande si je ne serais pas en train de foncer tout droit vers ce déplaisant passage obligé d'une femme en fin de carrière maternelle. Je regarde mes mains et je ne les reconnais plus, mon visage à peine, le reste, je ne regarde plus. Prochain rendez-vous chez celle qui gère mes états de dame: pas avant mai. J'ai le temps d'éclater comme une baudruche.
Bon, j'ai pris la vache par les cornes et je me suis offert un massage et un soin lift. Je me sens déjà un peu mieux. Reste à voir combien de temps ça va durer.
Entretemps, je me suis aussi beaucoup concentrée sur la préparation de l'anniversaire d'Anaïs et sur les vacances d'été. L'un avec succès, l'autre sans succès encore mais cela ne saurait tarder.
Entretemps, je suis plus amoureuse que jamais de l'Homme.
Entretemps, j'ai trois enfants extraordinaires dont je me demande toujours comment je les ai fait (si, ça je sais, mais comment j'ai fait pour qu'ils soient si, si…. )
Allez, au boulot, un peu de régime, un peu plus de sport, un peu de printemps, un peu de soleil, un peu de lumière et ça ira mieux demain !
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Plaisirs toujours renouvelés
Je me suis fait taguée par Lola. Pour la première fois dans ma carrière de blogueuse. Inutile de dire que j'adore ce genre de jeu. Un parfum d'adolescence sans doute. Une passion aussi pour les listes (pas pour rien que Papa m'a offert le livre "Encyclopédie capricieuse du tout et du rien" de Charles Dantzig). Donc merci Lola 🙂
Pas pour rien non plus que nous avons des plaisirs en commun (deux, voire trois) et si la liste eût été plus longue, j'aurais pu facilement inclure tous les siens.
Le but du jeu est de lister cinq choses que l'on aime toujours et tous les jours. Alors, moi j'adore:
- Lire: je me suis déjà bien étendue sur la question dans un billet l'année dernière. Je lis tout, partout, à toute heure et je regrette déjà que la vie ne permettra pas de lire tout ce que j'aurais envie de lire. Je devrais apprendre à faire le tri et à mettre un point final aux livres que j'ai entamés mais que je n'aime pas vraiment pour me consacrer à ceux qui me réjouissent totalement. Mais je n'y arrive pas, je dois terminer ce que j'ai commencé (j'ai le même problème avec les assiettes mais je m'égare, je m'égare, c'est un autre sujet).
- Le soleil: je ne m'en lasse pas. Malheureusement, dans mon plat pays, je n'y ai pas droit tous les jours. Mais le moindre petit rayon, sur ma peau, comme Lola, sur le parquet, sur mon dos, comme les chats, sur la table, partout, me met en joie. Plus que ça, me fait gonfler le coeur, comme une brioche dans un four bien chaud. (je m'égare à nouveau, aurais-je faim ?).
- Danser: un pur bonheur. Si je pouvais, je danserais tous les jours. Et je ne peux pas me plaindre, je danse souvent, sans raison, dans la cuisine, en préparant le repas, seule dans la salle de bains, et je mesure bien la chance que j'ai d'avoir un partenaire hors pair (père en or par ailleurs) qui adore cela autant que moi. Je rêve de reprendre des cours (en particulier de salsa et de tango).
- Musique: A peu près toute la musique en passant par le reggae, Mozart, la musique latino, Strauss, le jazz, le rebetiko, le boogie woogie, le rock pur et dur, la variété française flon flon et accordéon, la country, la chanson italienne, les ballades irlandaises, la chanson française à texte, les crooners, etc… La liste est infinie. Je regrette de ne pas pouvoir travailler en musique, ce sont autant d'heures perdues.
- Etre seule dans la maison pendant quelques heures: un de mes petits plaisirs disparus. Ce plaisir tient à la fois dans celui de faire à peu près ce que je veux, mettre justement la musique dont j'ai envie sans que personne ne m'impose quoi que ce soit et sans déranger personne, de vaquer à mes petites affaires sans devoir aider, faire plaisir, faire de compromis pour personne et dans le plaisir de l'attente de ceux qui vont rentrer. J'adore ma tribu et j'aime quand ils sont tous là. J'aime aussi les voir en tête à tête chacun. Et j'aime les attendre. Un par un. J'ai toujours dit que j'aurais fait une mère au foyer parfaite et non désespérée.
La règle du jeu veut aussi qu'on tague deux personnes. Alors, si elles passent par ici et qu'elles aiment ce jeu, je passe la main à Sis'Cile et à Isa.
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Votre fille a vingt ans
Georges Moustaki
VOTRE FILLE A VINGT ANS
Paroles et musique: Georges Moustakire fille a vingt ans que le temps passe vite Ayé !
Madame hier encore elle était si petite Voui…
Et ses premiers tourments sont vos premières rides Ayé !
Madame
Et vos premiers soucis Voui…Chacun de ses vingt ans pour vous a compté double et demi !
Vous connaissez déjà tout ce qu'elle découvre Même pas !
Vous avez oublié les choses qui la troublent Pas vrai !
Madame
Et vous troublaient aussiOn la trouvait jolie voici qu'elle est belle Trop belle !
Pour un individu presqu'aussi jeune qu'elle
Un garçon qui ressemble à celui pour lequel Même pas !
Madame
Vous aviez embelli Voui…Ils se font un jardin d'un coin de mauvaise herbe
Nouant la fleur de l'âge en un bouquet superbe
Il y a longtemps que nul ne vous a mise en gerbe
Madame
Le printemps vous oublie Joker…!Chaque nuit qui vous semble à chaque nuit semblable Même pas !
Pendant que vous rêvez vos rêves raisonnables
De plaisir et d'amour ils se rendent coupables
Madame
Au creux du même lit Joker…!Mais coupables jamais n'ont eu tant d'innocence
Aussi peu de regrets et tant d'insouciance
Qu'ils ne demandent même pas votre indulgence
Madame
Pour leurs tendres délitsJusqu'au jour où peut-être à la première larme
À la première peine d'amour et de femme
Il ne tiendra qu'à vous de sourire Madame
Madame
Pour qu'elle vous sourie 🙂A mon plus beau cadeau de St Valentin ever !
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Petits bobos-boum
Nos enfants sont grands. L'homme a fêté le demi-siècle voici bientôt presque deux ans et moi, je viens d'entamer cette fichue cinquantième année. Nous voilà en pleine ère du petits bobos-boum.
L'épisode du tendon d'Achille n'était qu'un apéritif. Toute la machine de l'homme lui fait mal en haut, à gauche, à droite, en bas et je ne le vois presque plus que le visage grimaçant. Sexy.
Moi, je ne grimace pas (rapport aux rides potentielles) mais je n'en pense (panse ?) pas moins. J'ai senti comme une petite déchirure au mollet en descendant les escaliers, pieds nus, à toute volée, le soir de Noël. J'ai ménagé ce mollet pendant un mois, suspendu le badminton pendant quatre longues semaines. J'ai repris la raquette mercredi dernier, en pleine forme, plus aucune douleur, beaucoup de plaisir à courir sur le terrain mais ce petit bonheur n'a duré que 20 courtes minutes. Re-clac fait le mollet en tombant sur le parquet et je ne fais fais fais plus c' qui me plait plait plait. J'enrage. J'ai continué à jouer mais sans bouger et sur la pointe des pieds. La question maintenant, c'est de savoir quand on guérit vraiment de ce genre de bobo puisqu'apparemment, il ne suffit pas de ne plus rien sentir pour être sûre de son coup.
Petite cerise sur le gâteau: une infime bizarrerie sur la paupière qui ne veut pas cicatriser. Et la dermato de me rassurer d'un gentil "si cela n'a pas disparu dans un mois, c'est sans doute un baso !". Comme si je savais ce qu'était un baso. Il faut qu'elle explique plus avant ce qu'est un "carcinome (aargh !) baso-cellulaire". Pas grave mais qu'il faut quand même enlever. Ah ben, oui, juste un petit coup de ciseau sur la paupière. J'en rêvais justement. Comme dit l'homme, je ne savais pas quoi inventer pour faire passer au bleu un petit lifting des paupières. Il a tout faux, je l'avais même pas encore envisagé celui-là.
A part ça, on va bien merci. Mais j'avais une légère préférence pour la période baby-boum. Je dirais même plus pour la période baby-tralala-boumboum ! Mais bon, il parait qu'à chaque âge, ses plaisirs….
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Pensées positives de la nuit
Penser très fort que ce doux ronflement intempestif me manquerait s'il n'était pas endormi auprès de moi.
Penser que si elle n'est pas rentrée à 5 heures du mat', c'est qu'elle s'amuse très fort et pas qu'il lui est arrivé quelque chose.
Penser en entendant une sirène dans la nuit qu'il s'agit de la patrouille qui a fini son quart et qui prévient pin-pon pin-pon les copains au poste proche qu'ils peuvent préparer le café et ne pas penser que c'est une ambulance qui vient ramasser les morceaux de ma fille écrasée juste devant ma porte.
Penser que si elle ne répond toujours pas à mes sms à 6h, 6h15, 6h30, c'est qu'elle a laissé son gsm au vestiaire et pas qu'elle a été enlevée par quelques maffieux se trompant de riche héritière.
Penser que je vais récupérer ces heures de sommeil perdues par une petite prolongation de grasse mat' et pas que mon weekend est fichu maintenant et qu'ils vont voir ce qu'ils vont voir, je serai de mauvaise humeur toute la journée.













