Auteur/autrice : Myosotis

  • Brrrrrèves

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     Image empruntée à www.patwintergatherings.com/snow_woman_feb_19_005sm.jpg

    Je suis transie, frigorifiée, gelée, congelée, surgelée, glacée, grelottante, frissonnante, engourdie, paralysée par le froid, je tremble et je claque des dents. J'ai un thermostat super mal réglé et j'ai tout le temps froid. Il fait moins 10 degrés et je ne supporte pas.

    Et mon rêve le plus fou était de faire un voyage en Antarctique. Bon, ce sera pour une autre vie.

  • Nowell

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    Plus d'Internet depuis dimanche ! Mais nous voilà coupés du monde, c'est le vide intergalactique autour de nous, encore heureux qu'on travaille et qu'on peut communiquer, sans ça, nous n'aurions pas survécu… Je plaisante bien sûr mais pendant 5 jours, on s'est rendu compte qu'on était bien dépendant de ce lien vers le monde, plus d'email, plus d'accès au compte bancaire, aux blogs (aaargh !), et tant d'autres coupures de courant qui passe. En même temps, je suis allée dormir plus tôt, j'ai lu un peu plus, pas plus mal !

    Par contre, on aurait pu en profiter pour décorer le sapin. Il est là depuis dimanche, vert mais tout nu. Mais l'Homme n'a pas envie. On pourrait le monter sans lui, pensez-vous, mais non, il veut le faire, lui, mais pas maintenant. Non, il n'est pas compliqué, juste contrariant.

    J'ai pris une demi-journée de congé pour avancer un peu dans la course aux cadeaux mais ce ne sera pas assez pour éviter la cohue du prochain weekend. 

    On n'a même pas encore fixé le menu de Noël, c'est dire à quel point on est dépassé par le temps qui passe. 

    Il a neigé aujourd'hui, beaucoup et en peu de temps. Et puis en très peu de temps aussi, tout a fondu ou presque. Juste le temps de faire joli, de créer le chaos en ville, et puis ce soir, la revoilà et cette fois-ci, elle tient bon.  

    Christmas mood ? Toujours pas au rendez-vous. 

  • Prévoir ou séduire, il faut choisir

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    Il fut un temps où je pouvais, si je le voulais, sortir négligemment d'un escarpin le pied que j'ai menu, replier les jambes dans le fauteuil, de soyeux bas noirs dessinant joliment le galbe des mollets. En termes de séduction, je gagnais déjà quelques points.  

    Aujourd'hui, je peux encore, si je le veux, jouer de ces atouts.

    Mais voilà, je suis prévoyante et je prépare le second demi-siècle (on dit second quand il n"y a pas de troisième) et au même titre que je respecte consciencieusement tous les rendez-vous médicaux annuels (check up complet, dentiste, mammo, gyneco, dermato, ophtalmo e tutto quanto), je pousse le perfectionnisme jusqu'à traquer tout ce qui pourrait de près ou de loin aggraver le tableau. 

    Et pas plus tard que la semaine dernière, j'ai combiné sclérose de petites varicosités disgracieuses sur les jambes et confection d'une orthèse d'orteil pour rectifier la tendance irrépressible d'un de mes orteils à se soulever contre ma volonté, faisant une sorte de petit orteil d'honneur, si vous ça peut vous aider à visualiser. 

    Et donc, sexy me, la semaine dernière, les soyeux bas noirs étaient remplacés par de bons gros bas blancs de contention (à ne garder qu'une semaine heureusement) et l'escarpin déchaussé dévoilait sous le bas une grosse déformation due à l'orthèse qui prend deux fois plus de place que l'orteil récalcitrant. Et l'orthopédiste me dit sans ciller que si je veux éviter que cela s'aggrave, je devrai le porter le restant de ma vie…

    Trop glamour ! 

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  • Stromboli sous banquise

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    Je suis une extrême. Chez moi, la vie est très rose ou très noire. Jamais grise. Heureusement elle est généralement très rose.

    Pour peindre un jour en noir, il suffit de très peu de chose. Parlez-moi de manière désagréable ou, pire encore, de manière agressive. Tout s'assombrit en un instant. Jour d'éclipse, jour de tempête, jour de cyclone.

    Tout prend des proportions dramatiques. Au bureau, je démissionne; en couple, je divorce; les enfants, je les vends à bas prix quand je ne les donne pas. J'ai un côté Sarah Bernhard, version cinéma muet. Parce que j'explose peu (j'entends d'ici mes enfants crier au mensonge éhonté), je rumine, je boude, je macère ma colère. Parfois, j'écris des mails incendiaires à ceux qui m'ont agressée verbalement. Parce que je suis incapable d'exprimer ma colère oralement sans me mettre à pleurer. Et au bureau, ça le fait pas. Ou plutôt si, ça fait très mauvaise impression.

    Comme lorsqu'il y a deux semaines, j'ai explosé très froidement par écrit, j'ai eu la visite de la moitié des managers, parce que bien sûr le mail avait fait le tour, et ils sont tous venus s'enquérir de la race de la mouche qui m'avait piquée, moi, la douce, la reine du compromis et de la diplomatie. Et en fin de parcours, les félicitations du Directeur qui trouvait qu'en fait, j'avais bien fait.

    Et pas plus tard qu'il y a deux jours, lorsque l'Homme et les enfants ont regardé – sans moi et en mon absence – un épisode d'une nouvelle série (Battlestar Galactica) apportée par le grand Saint, sous prétexte que je n'avais pas eu eu l'air d'apprécier le premier, j'ai bien sûr manifesté, sobrement d'abord, ma désapprobation. Mais devant la mauvaise foi crasse de l'Homme, j'ai boudé plus profondément à la Soupaloignonycrouton. J'ai pris mes quartiers (et mon oreiller) dans le divan du salon – et j'ai mal dormi -, j'ai pris le bus au lieu de me faire conduire comme tous les matins – et je suis arrivée en retard – et comble du comble, j'ai regardé l'épisode raté, mais comme on ne m'explique jamais rien dans cette famille, je me suis trompée, j'ai regardé l'épisode suivant. Je suis donc en avance d'un épisode sur eux. Et je ne me suis même pas rendu compte que j'avais raté des morceaux. C'est dire comme je comprends toute l'intrigue de cette fichue série…..

  • Sourires, pleurs et plaisirs

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    Un weekend bien rempli à nouveau mais rien que pour nous, cette fois. Enfin si l'on peut dire. 

    Petit sourire en coin chez le coiffeur samedi matin. La dame à côté de moi lit pendant qu'elle se prête aux mains expertes en brushing d'une jolie brunette. La jolie est aussi une petite sympathique qui aime entretenir la conversation, même à celles qui visiblement préfèrent lire. Et la jolie brunette de demander à la gentille dame:

    – Vous lisez quoi ?

    – La mauvaise vie (et de lui montrer la couverture)

    – Ah bon ? Et c'est bien ?

    – Oui, vous ne connaissez pas ? C'est ce livre qui a fait un peu scandale dernièrement en France. Vous connaissez Frédéric Mitterrand ? C'est sa vie qu'il raconte.

    – Non, c'est qui ?

    – Le Ministre de la Culture en France (dit la gentille un peu interloquée)

    – Ah bon ? C'est un ministre de la culture qui écrit un livre ? Ah c'est drôle, ça ! Et il dit qu'être ministre, c'est une mauvaise vie ?!? (demande la jolie encore plus interloquée)…..

    Grosses larmes le soir, comme toujours quand je regarde un film qui m'émeut. J'avais lu le livre il y a quelques années, je ne savais pas qu'ils en avaient tiré un film. Très long mais très beau. Les cinq dernières personnes que j'ai rencontrées là-haut de Mitch Albom. J'avais beaucoup aimé le livre, j'ai adoré le film.

    Rires des enfants le matin devant les trésors apportés par St Nicolas. Cela nous aura pris l'après-midi d'hier mais voir leur plaisir vaut bien ça. Ils ont beau avoir totalement dépassé la date de péremption pour ce genre d'événement, ils n'imaginent même pas que l'on puisse ne pas garnir la cheminée le matin du 6 décembre.

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  • TGIF*

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    Ouf ! J'ai cru que cette semaine ne finirait jamais. Elle est pourtant passée comme l'éclair. Mais je voulais tellement arriver au bout de ces 5 jours pour pouvoir dormir au moins une heure de plus demain matin. A force de ne plus bien dormir, je ne pense plus qu'à ça, moi. 

    Mais j'ai repris la barre à terre le lundi et le badminton le mercredi, alleluia ! Déjà ça aide pour dormir un peu mieux. Mardi, théâtre, pièce italienne (en français) sur la vie en usine en Italie avant et pendant les années Mussolini. J'ai quand même piqué du nez à certains moments mais c'était bien. Et hier, théâtre divertissant: la Revue 2010, spectacle d'auto-dérision purement belgo-belge sur les événements, politiques et autres, survenus en Belgique (et un peu aussi dans le monde) en 2009. La valse des gouvernements, le dossier inscriptions dans les écoles, les élections, le retour de Justine Henin et Kim Cleysters, la mort de Michael Jackson, la grippe H1N1, les pistes cyclables à Bruxelles, le succès du bio et j'en passe. J'ai ri aux larmes à deux reprises et là, j'avoue, c'est le meilleur somnifère. Je n'avais plus aussi bien dormi que la nuit dernière. 

    Demain, coiffeur, shopping St Nicolas et pré-Christmas, dimanche, anniversaire de ma belle-soeur. Ca commence à sentir un peu Noël !

    * Thank God, it's Friday !

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  • Pause cappuccino

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    Trois jours
    de pur bonheur. Loin de tout, dans un lieu perdu en Ombrie, entre Pérouse et
    Assise, où la couverture de tout portable est très improbable. A la limite, si
    le temps n’est pas couvert, si vous montez sur le petit muret devant la maison,
    vous levez le téléphone vers le ciel et vous utilisez le haut-parleur vous
    pourrez échanger quelques mots avec votre interlocuteur. Trois jours, trois
    nuits, quatre couples, quarante bougies (réduites à quatre) pour la plus jolie des
    quatre filles. Un bon kilo en plus aussi certainement pour les plus gourmandes. Un
    repas d’anniversaire mémorable préparé par les 4 chefs et coqs –  tempura de courgettes, de chou-fleur et… de feuilles de sauge, pâtes fraîches préparées maison, salade de Trévise à la
    truffe fraîche, lapin à la cannelle, poivrons, tomates et lentilles, polenta
    crémeuse à souhait. Pendant ce temps, les dames se sont blotties au coin du
    feu, tisane et massage des mains
    aux huiles essentielles, confidences et rires, douceurs et émotions, et une petite flûte de champagne.

    Cette
    soirée fut le point d’orgue d’un weekend de
    douceur, de slow food à l’italienne, de capuccini crémeux, de soleil tendre sur les épaules, de douces collines
    à perte de vue et de délicate bienveillance
    de l’un envers l’autre.

    Seul bémol
    à cette rhapsodie d’automne: mes nuits sans vrai sommeil malgré le silence
    monastique des nuits en montagne. Juste de quoi se rappeler que je n’étais pas
    au paradis.

    2009-11-27-0022
     

  • Cousinade

    Img2009-11-21-0003

    Bonjour ma cousine,  Bonjour mon cousin germain
    On m'a dit que vous m'aimiez, Est-ce bien la vérité?
    Je n'm'en soucie guère, J'ai aut'chose à faire

    Passez par ici et moi par là, Au revoir ma cousine , Bonjour mon cousin germain…..

    Samedi soir, grande cousinade à la maison. Moi, j'avais appelé ça "Family Party" mais Papa m'a appris ce joli mot, qui ne se trouve pas chez Madame La Rousse ni chez Robert mais qui est repris au vocabulaire des généalogistes pour nommer de grandes réunions de familles sur plusieurs générations. Ce genre de réunions est toujours un événement à risque, on ne sait jamais qui est encore en brouille avec qui ou qui ne l'est plus, qui parle à qui, qui ne peut plus sentir qui. Mais le jeu en valait la chandelle ! A l'exception de deux cousins, retenus professionnellement en cuisine (forcément un samedi soir), tout le monde a répondu présent à l'appel. Même ceux de Lausanne et de Bâle. J'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les uns et les autres, même si je suis un peu frustrée de ne pas avoir pu échanger plus longtemps voire un petit peu seulement avec certains. Mais mon plus joli plaisir (je sais, je suis mûre pour être grand-mère, à mon grand dam !), ce fut de découvrir ces petites têtes blondes qu'on ne voit pas assez souvent et qui grandissent sans prévenir. Marie, Luna, Célestine, Adèle et Clara autour du cousin petit prince, trop vite couché à mon goût 🙂

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  • Fiat vox

    Plume-clavier

    On s'interroge beaucoup ces derniers jours chez mes e-potes sur le "to blog or not to blog". Delphine a ouvert le feu, Célestine avive la flamme et nous nous sommes toutes à un moment ou à un autre posé la question. 

    Quand on décide de continuer, de faire régulièrement son petit tour du blog, de rendre quasi quotidiennement visite à ces amies virtuelles, la question suivante se pose: "to meet or not to meet ?". 

    Bien sûr, certains non initiés regardent tout ce petit monde virtuel d'un oeil sceptique, méfiant, suspicieux. "Ca veut dire quoi, des amis virtuels ? Vous n'avez pas assez d'amis dans la vraie vie ?" Ben si, j'en ai plein, so what ? "Ca ne me dit rien qui vaille ces échanges, vous parlez avec de stricts inconnus, qui vous dit que ce ne sont pas des escrocs ou des voyous déguisés en gentilles mères de famille en mal d'oreille compatissante à leurs petits malheurs quotidiens ?" Ah oui, et quelle est la différence en fait avec les "pen-friends", les "correspondants" comme on les appelait quand j'étais petite. Dans mon école de religieuses, ces échanges étaient d'ailleurs grandement encouragés, surtout dans les pays où ces religieuses avaient des missionnaires (!). J'ai toujours aimé ces échanges avec des inconnues à découvrir (comme les équations). Et si je n'ai pas gardé de relations avec la plupart de ces correspondants, j'ai toutefois gardé un contact pendant très longtemps – et encore maintenant mais de manière beaucoup plus sporadique – avec l'un d'entre eux, qui, 35 ans plus tard a toujours la plume bien pendue. 

    Alors quand Isa a découvert qu'en fait, nous travaillions toutes les deux pour la même organisation mais dans deux pays différents, que nous nous sommes proposé de prendre un café ensemble dès que l'une d'entre nous se trouvait dans la ville de l'autre, je n'ai pas hésité une seconde, l'idée m'a plu. Nous avons mis des mois à pouvoir fixer le rendez-vous mais nous y sommes arrivées. Elle savait à quoi je ressemblais, moi pas. Mais j'ai tout de suite su que c'était elle. Et comme elle, la première chose qui m'a frappée, c'est sa voix. On a tellement l'habitude de se lire, de commenter, d'échanger des emails, le tout révélant bien plus de nos personnalités profondes que les échanges verbaux, que l'élément vocal nous surprend assez violemment. Dans la vie réelle, on connaît la voix des autres avant d'en savoir plus sur leurs vies. Dans la vie virtuelle, c'est l'inverse. 

    Et nos voix n'ont cessé de résonner dans le petit café où nous avons attendu son train. Aucun blanc, pas le moindre silence n'est venu nous laisser le temps de digérer cette découverte. Nous avons parlé parlé comme si nous nous connaissions depuis toujours mais que nous ne nous étions plus vues depuis très longtemps.

  • Je reste sans voix

    Trois jours après le concert, je reste séduite et époustouflée par cette voix phénoménale. J'écoute ce soir, un peu en boucle, ces vocalises divines, au grand dam de mes filles, qui sont restées seules avec moi aujourd'hui, l'une fronçant les sourcils, l'autre se demandant : "Mais qu'est-ce qu'elle a, la pauvre ?"

    Je m'exercerais bien le matin dans la salle de bains mais je crains de gâcher le temps clément que nous avons pour le moment.