Auteur/autrice : Myosotis

  • Jolie Mamy

    Zoomer 
    Elle est belle, très belle. Elle est classe, très classe. Depuis plus de 30 ans, j'essaye d'arriver à sa cheville et je ne parviens même pas à son astragale. 

    Elle est si belle que quand il avait 20 ans, l'Homme gardait une photo d'elle à 18-20 ans dans son portefeuille en laissant planer le mystère sur l'identité de cette jolie inconnue avant de dire que c'était sa maman.

    Elle a de magnifiques yeux saphir, des yeux…. myosotis, dont Maïté a hérité, comme la tête haute et fière d'ailleurs, qui tient à distance respectable les éventuels importuns. 

    Pendant toutes ces années de la petite enfance de mes trois rois, je n'ai pas toujours su apprécier sa gentillesse et sa sollicitude parce que parfois teintée de prise de contrôle mais je lui suis reconnaissante de l'amour inconditionnel qu'elle leur aura apporté et de la tranquillité d'esprit qu'elle m'a donné en les sachant dans les meilleures mains qui soient (après les miennes 🙂 ).

    Je lui sais aussi infiniment gré d'avoir mis au monde un fils aussi extraordinaire et elle doit me concéder que j'en prends bien soin. 

    Elle a vécu une histoire d'amour à la "je t'aime moi non plus" pendant plus de 50 ans et aujourd'hui elle ne parle plus de son compagnon de chamaillerie que comme le meilleur des hommes, ce qu'il était, nous l'avons toujours dit. Il lui manque bien plus encore qu'il ne nous manque et sa peine est toujours présente sous son sourire joyeux. 

    Elle fête aujourd'hui ses 80 printemps. Belle mer, peu agitée, ciel sans nuages, beau soleil. Happy birthday !

  • Ranger les vacances

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    Les valises sont vidées

    Les paréos lessivés, pliés

    Les flip flop rangées

    Une douzaine de machines ont tourné. Le repassage a plus ou moins suivi

    Les cadeaux sont distribués

    Le chat a encore pris du poids

    Le courrier est épluché

    Les nouvelles factures sont payées

    Les photos de vacances sont téléchargées, back-upées, classées

    Le pyjama "suisse", celui où il est écrit "J'ai rêvé d'un petit déjeuner à la montagne", celui que je ne mets que là, est lavé, repassé, rangé

    Les crèmes solaires sont remisées

    Le frigo est rempli

    Les menus sont à nouveau affichés

    Le réveil est à nouveau branché sur 6h30

    Les vacances sont finies….

  • Taches de Grèce

     
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    Le charme
    est rompu mais une certaine tendresse persiste. Je l’ai tant aimée depuis plus
    de trente ans. Au point de passer deux heures par semaine en cours du soir pour
    en apprendre la langue, pendant sept ans. De vibrer sur sa musique, bien plus
    riche que la chanson de Zorba ou les enfants du Pirée. D’écouter toutes les
    émissions radiophoniques disponibles à l’époque des radios libres. De passer un
    certain nombre de vacances dans les différentes régions de la Macédoine au
    Pélopponèse en passant par quelques îles.

    Je me
    faisais une joie d’y revenir après 8 ans d’absence en ce qui concerne le pays,
    25 ans en ce qui concerne le Pélopponèse. Bien sûr, le paysage est toujours
    aussi magnifique dès qu’on s’éloigne des grandes routes mais je ne m’attendais
    pas à ce que le pays soit toujours aussi sale par ailleurs. En 25 ans, la
    gestion des déchets n’a pas franchement évolué; non seulement la collecte des
    ordures ne semble pas particulièrement efficace au vu des poubelles qui
    s’amoncèlent autour des conteneurs ad hoc; le tri sélectif n’a pas encore l’air
    à l’ordre du jour; les déchets plus encombrants sont abandonnés “comme un chien
    lâche sa crotte” (du moins ceux dont le maître est peu regardant) – expression
    consacrée de Mamy L. qui l’utilisait pour parler des Italiens qui garaient leur
    voiture n’importe où.

    Peut-être
    aussi ai-je mal vécu les conditions logistiques de ce séjour. On a tellement eu
    l’habitude ces dernières années de louer de jolies maisons, bien équipées,
    bourrées de charme que j’ai eu beaucoup de difficultés à vivre dans des
    conditions plus proches du camping – de luxe certes mais camping tout de même –
    dans une seule pièce cuisine-séjour-coin dodo, sans eau chaude pour la
    vaisselle, avec une seule casserole, cinq fourchettes et quatre couteaux, un
    seul torchon, une gazinière qui fait sauter les plombs toutes les deux
    cuissons, un frigo qui surchauffe à l’extérieur, une proximité avec les voisins
    plus difficile à vivre que dans un vrai camping parce qu’il y en a au-dessus,
    en-dessous, à gauche, à droite.

    Peut-être
    ai-je mal surmonté ma déception face à la plage de galets, moi qui ne jure que
    par les plages de sable fin.

    Peut-être
    ai-je trop enragé d’avoir tant perdu la pratique de la langue, ce qui
    m’handicape toujours quand je suis dans un pays où je ne peux pas m’exprimer
    librement dans la langue autochtone.

    Peut-être
    la chaleur assommante a-t-elle 
    annihilé ma résistance et ma tolérance.


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    Et pourtant, j’ai adoré: 

     les levers du soleil sur la mer admirés en me contentant de lever légèrement la tête de l’oreiller

    – les séances boucanage-bouquinage à la plage

    – les apéros en jouant aux cartes, au mah-jong ou au poker

    – la visite de certains sites touristiques peu fréquentés comme Messène ou le palais de Nestor sous la guidance de Marie-Pierre, passionnée et passionnante

    – le poisson pêché du jour et grillé 

    – pouvoir lire plus de deux livres sur le mois

    – la vue absolument magique des eucalyptus géants devant la mer

    – les nuits dans des sacs de couchage en soie, légers comme une plume

    – les cafés frappés préparés par Maïté

    – la pleine lune sur la mer

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  • Petite croatière entre amis

    Une semaine
    à 15 en Croatie: 4 enfants, 9 adultes et 2 adulescents. Commencer les vacances
    par une bulle de mer sur un voilier avec d’autres, amis proches certes mais
    avec qui on n’a jamais partagé une semaine de vacances, reste un exercice
    périlleux. Mais malgré nos appréhensions à tous, cette semaine a vraiment été
    parfaite. Avec des oh! et des bah ! comme il va de soi.
     

    Les bah !

    • Après 22
      heures de route ininterrompue dont 6 de nuit, une ou deux heures de repos dans
      des conditions plus qu’inconfortables – l’Homme se surestime toujours et refuse
      toujours de s’arrêter dans un motel et d’abandonner sa voiture chargée comme un
      oeuf à la malveillance de mauvais bougres en mal de bagages intéressants – , nous
      sommes arrivés dans la marina où nous attendait le caïque. Il nous a fallu une
      heure et demie pour le trouver en plein soleil de midi, épuisés et tiraillés
      par un besoin de plus en plus urgent. Autant dire que ma première impression du
      bateau était loin d’être éblouissante. Et l’étroitesse de l’espace a
      cristallisé toutes les tensions des dernières 24 heures. Je ne me voyais pas
      passer les sept jours suivants dans un espace aussi petit. Après une nuit d’un
      sommeil plus ou moins réparateur et une mise à jour des paramètres spatiaux de
      mon corps, je me suis habituée et organisée.
       
    • L’absence
      de résultats concrets du régime pré-vacances commencé en avril et les effets de
      plus en plus manifestes de l’âge m’ont plongé dans un état de déprime
      difficilement maîtrisé. J’apprends donc à me ceinturer du pareo chaque fois que
      je m’assieds, à ne plus m’asseoir en tailleur, à me tenir plus droite. Mais
      c’est surtout en photo que le choc est grand. En prime, chaque fois que je
      voyais une photo de ma fille, mon oeil, qui commence à fléchir lui aussi, me
      prenait en défaut et je pensais que finalement j’avais de beaux restes pour me
      rendre compte une demi-seconde plus tard que ce n’était pas moi mais elle, la
      jolie brunette souriante. Grrrr !
    • Le réveil à
      l’aube de l’Homme en vacances est la chose la plus désagréable qui soit. Pour
      moi, pas pour lui. Toute l’année, il se lève après moi. Surtout le weekend où
      le décalage est souvent d’une heure ou deux. Mais en vacances, son rythme
      s’inverse. Il ne veut rien perdre, le lever du soleil, les photos du
      matin, la paix de la nature autour
      de lui avant le lever de tous les autres, le plongeon dans une mer sans rides,
      pas une miette de ses vacances n’est à perdre.  Mais moi, je veux dormir et cet homme qui se lève, se
      douche, se mouche, se rase, se tartine de crème solaire, prépare son sac photo
      en essayant de faire le moins de bruit possible mais en faisant un tintamarre
      de tous les diables, cet homme me brouille le teint dès le matin. Je me retourne,
      essaye de retrouver le sommeil mais généralement rien n’y fait, Morphée s’est
      fait la malle et je n’ai plus qu’à poser le pied – gauche – par terre.

     

    Les oh!

    •  Le dolce
      farniente ! Cat qui nous a organisé la croisière a opté pour la formule
      “cuisinier à bord”. Joséfine, Stefano et nous, nous n’étions pas ravis, la
      cuisine on aime ça et l’idée de nous faire servir ne nous enchantait pas
      vraiment. Mais le fait que Cat organise tout lui donnait de facto un pouvoir de
      décision tacite. Et finalement, contre toute attente, cette formule nous a ravis.
      Force nous est de reconnaître que faire les courses tous les jours ou tous les
      deux jours, capacité de conservation oblige, pour 15 personnes, puis de
      préparer à manger pour tout ce petit monde en tenant compte des petits, des
      allergiques au poisson au sens propre comme au sens figuré, des dégoûtés des
      mollusques et autres goûts et couleurs, tout cela nous aurait pris pas mal de
      temps. Cerise sur le gâteau, le cuisinier était parfait, on a mangé sainement,
      délicieusement, ni trop ni trop peu. 
      Le tout sans jamais avoir l’impression de se faire servir.
    • La couleur
      turquoise de l’eau ! Une mer pas toujours très chaude mais transparente,
      limpide,  magnifique.  A moi qui ne nage pas, Cat a prêté une
      bouée et j’ai pu les accompagner “à la nage” vers une petite plage bien
      sympathique. Un vrai moment de bonheur. 
    • De jolis
      petits ports, des baies enchanteresses où se réveiller le matin, des petites balades sans autre but que
      de trouver un glacier pour les petits (et les grands), une petite église très
      claire, de jolis points de vue pour le zoom de l’Homme, des parties de tavli
      (backgammon), de cartes, de loup-garou, de Uno, de Lobo77, des concours de
      plongeon, des lézarderies sur la plage avant du bateau où la seule
      préoccupation se résume à s’enduire d’indice 30 suffisamment souvent et de
      compter les enfants encore plus souvent, une vie de petite sirène qu’on aurait bien prolongée de quelques jours…


  • Bac à l’eau

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    Non, je
    vous rassure tout de suite, son bac n’est pas tombé à l’eau. Il l’a eu, ce
    fichu bac. Sans trop d’éclat sauf un 10 en philo et un 9 en français, très
    utile pour commencer des études scientifiques comme il en a l’intention….. Mais
    pour lesquels je suis assez  fière
    de lui tout de même et je me doute que son grand-père maternel doit l’être
    l’air de rien.

    Non je dis
    bac à l’eau parce que j’ai bien arrosé (de larmes) la cérémonie de remise du
    bac. Comme s’il ne faisait pas encore assez chaud et qu’on ne transpirait pas
    assez.  Du début à la fin de la
    cérémonie, je n’ai pas cessé de pleurnicher.

    Pour des
    riens, des choses qui ne font pleurer personne mais je suis une vraie
    madeleine.

    Ce
    bachelier qui nous interprète un morceau de piano, très beau, très émouvant,
    m’arrache ma première larmichette. Parce que c’est beau, parce que je me dis
    que ses parents doivent être particulièrement fiers et émus, parce que je
    l’imagine stressé aussi.

    Le discours
    du directeur qui, bien que très traditionnel et aux phrases atttendues, sans
    surprise, arrive aussi à m’émouvoir avec les mots “destin”, “fierté”,
    “européen”, “merci”, “grandir”, enfin toutes ces choses que l’on dit quand on
    lance de grands ados de 18 ans dans la vie estudiantine supérieure ou
    professionnelle (enfin, ça il ne l’a pas dit, il imagine sûrement qu’ils vont
    tous faire des études).

    La voix
    sublime, cristalline de la jeune fille qui chante “Climb a mountain”  me mouille à nouveau les yeux.

    La
    secrétaire générale des écoles européennes y va également de son petit discours
    et en profite pour placer que cette année, pour la première fois un bac
    européen a été délivré dans une nouvelle école européenne qui n’est plus
    destinée aux seuls enfants des fonctionnaires européens. Et mon coeur se gonfle
    d’émotion et de fierté parce que si cette école existe – à Parme – c’est quand
    même grâce à Cat et moi qui en avons jeté les premières bases en entreprenant
    toutes les démarches nécessaires et en activant tous les leviers que nous
    étions en mesure d’activer. Sans notre détermination du départ et sans cette
    foi des naïves optimistes que nous étions, cette montagne n’aurait jamais été
    soulevée et ce projet n’aurait jamais vu le jour.  C’est vrai qu’une fois en place, cette école, à la structure
    plus que bancale, a connu bien des embûches et reste, malgré ce premier
    aboutissement qu’est la remise de ce premier baccalauréat, toujours
    controversée mais il n’empêche….

    Et enfin,
    last but not least, j’ai versé ma dernière petite larme quand  mon dernier bébé a été proclamé
    bachelier. Même si au moment de l’appeler, le directeur a marqué un moment
    d’arrêt suffisamment long pour m’inquiéter, d’autant qu’il chuchotait à
    l’oreille de son voisin, assez longtemps pour laisser le temps à mon cerveau de
    penser qu’en fait, il y avait erreur et que Quentin ne devait pas être là et
    qu’il n’avait pas son bac !

    Mais, plus
    de peur que de mal, il l’a ce fichu bac. Et quand le petit dernier a son bac,
    c’est un petit coup de canif en plus donné au cordon ombillical….

     

  • Plier valises

    Valises
     

    Encore 5 fois dormir. Mais encore 4 fois travailler aussi. Ce sont toujours les 4 jours les plus longs de l'année. Tant de dossiers à boucler, d'instructions à donner, de compte-rendus à terminer, de témoins à passer, de rendez-vous de dernière minute (il faut que je te voie absolument avant que tu partes !). Avant de les poser quelque part, avant même de les boucler, les valises, je les ai sous les yeux. 

    Mais dans 5 jours, on met les voiles. Au propre et au figuré. Une semaine de voile en Croatie, deux semaines de mer-tourisme-farniente-bouquins-ouzo-mezze et retsina dans le Pélopponèse et une semaine de montagne-famille-petits suisses. J'ai connu pire comme programme. 

    Mais avant de mettre la clé sous le paillasson, il faut encore: 

    – décider ce que je veux/peux encore mettre (périlleux exercice pour le moral s'il en est)

    – choisir les bouquins qui vont nous accompagner 

    – aller récupérer ma nouvelle carte d'identité

    – faire tourner les machines et repasser

    Inscrire Quentin en agronomie (ouf, il a choisi !). Croiser les doigts pour qu'il obtienne son bac. 

    – acheter des cadeaux pour ceux qui nous accueillent en Grèce

    – nettoyer les frigos

    – préparer les 80 ans de Mamy L., pour ne pas être pris au dépourvu 3 jours après notre retour

    – acheter des baskets pour Quentin qui n'a plus que des baskets "aérées" à se mettre

    – penser épilation, manucure, pédicure, couleur et coupe pré-estivales

    Les amis, si on ne s'entend plus d'ici-là, bonnes vacances à tous ! 

  • Séries si chéries

    SERTY60
     

    Je me suis amusée à faire la liste des séries qui m'ont fait rêvé tant et plus tant dans la petite enfance que dans la grande enfance qu'est l'adolescence, voire plus tard encore. Je n'imaginais pas que la liste serait si longue et je suis sûre que j'en oublie….

    Moi, petite fille, j'étais folle de:

    Thierry la Fronde 

    Quentin Durward – troooop beau !

    Zorro

    D'artagnan – Dominique Paturel, si charmeur, et Milady, si classe

    Poly

    Skipper le Dauphin

    Graine d'Ortie – trop chou

    Sébastien parmi les hommes – Mehdi, le plus beau (et à 54 balais, toujours autant)

    Belle et Sébastien

    Sébastien et la Marie-Morgane

    Ma sorcière bien-aimée

    Oncle Bill

    L'homme du Picardie

    Moi, ado, j'étais fana de (parfois des mêmes):

    La porteuse de pain

    Les gens de Mogador (Marie-José Nat et Thierry la Fronde himself)

    Le jeune Fabre (re-Mehdi qui a grandi en même temps que moi)

    Les Galapiats

    Jacquou le Croquant

    Mannix

    Noëlle aux Quatre Vents

    Les Chevaliers du Ciel

    Arsène Lupin 

    Les Saintes chéries

    La demoiselle d'Avignon (ah Koba et Louis)

    Les rues de San Francisco

    Amicalement vôtre

    Le Virginien

    The Partridge Family

    Daktari

    L'âge heureux (les petits rats de l'opéra)

    Les brigades du Tigre

    Kojak

    Starsky et Hutch

    Chips

    Happy Days

    Moi, à peu près adulte, j'ai gardé une fascination pour:

    Racines

    Le Riche et le Pauvre

    Dallas

    Un prete tra noi (Italie oblige)

    Commissario Montalbano (itou)

    Friends

    J'en ai certainement oublié. D'autres me sont passé complètement à côté tels que La petite maison dans la prairie ou Les feux de l'amour.

    Mais toutes ces tranches de vie d'une demi-heure ou d'une heure m'ont accompagnée avec une telle force que j'en ai gardé une nostalgie très réconfortante. Et je bénis Internet qui me permet, comme le génie de la lampe, de satisfaire mes moindres envies de revoir un extrait de tout souvenir qui me vient à l'esprit. 

    Autant vous dire que je m'en suis donnée à coeur joie. Et j'ai vaillamment résisté à l'envie de vous coller un extrait de chacun de ces petits talismans. 

  • Aie confiance ou la mélodie Kaatastrophe

    Faire confiance, la belle affaire ! Sentiment complexe, ambigu s'il en est. Faut-il accorder sa confiance les yeux fermés ? N'est-ce pas faire preuve d'une belle naïveté ? 

    Je fais toujours confiance, d'emblée, à l'homme que j'aime, à mes enfants, mes amis, mes collègues et mes collaborateurs. Jusqu'à preuve du contraire. 

    Mais je me dis que quelque part, faire aveuglément confiance, c'est aussi une sorte de paresse, voire de lâcheté. 

    Aujourd'hui, en ces jours de résultats de fin d'année scolaire, je me rends compte que je n'aurais pas dû me laisser endormir par les mensonges candides et effrontés d'enfants paresseux et sécheurs de cours. Ces mensonges par action ou par omission ont alimenté ma naïveté et ma crédulité imprudentes certes mais tellement plus reposantes. Croire ce que vos enfants vous racontent vous permet de dormir sur vos deux oreilles, vous évitent à coup sûr le conflit et l'image du parent ch… (enfin, même pas, en fait !), vous donnent l'illusion qu'ils gèrent (c'est même eux qui le disent) et que vous les traitez en personnes responsables. 

    Et quand la maturité n'est pas au rendez-vous ou que d'autres éléments parasites entrent en ligne de compte, hors de votre ligne de mire, la confiance aveugle que vous avez généreusement offerte s'avère un véritable cadeau empoisonné. 

    L'abus de confiance curieusement ne me chagrine pas, mais me rappelle à tous mes devoirs de vigilance. Ma confiance reste intacte mais cette fois, yeux grand ouverts, généreuse mais circonspecte.


  • Ma belle gique

    Concert au Bozar hier soir. Concert de gala avec les trois finalistes du concours Reine Elisabeth. Qui dit concert de gala dit présence de quelques membres de la famille royale. Hier soir, représentation en force: Albert, Paola (elle a maigri, on dirait), la Reine Babiola (elle va mieux), Mathilde, Natan-issime et Astrid tout en paillettes. 

    L'orchestre arrive d'abord, puis le chef d'orchestre. Toute la salle applaudit. Puis, la famille royale prend place dans la loge. Et là, comme un seul homme, la foule se retourne et applaudit à tout rompre. Cinq minutes, montre en main. Et quand l'orchestre entame la Brabançonne, l'émotion est palpable. Lorsqu'elle se termine, les applaudissements reprennent de plus belle. 

    Les mélomanes de Bruxelles, – et au Bozar, ils sont pour moitié néerlandophones et pour moitié francophones – sont-ils les seuls dans cet ex-pays de Cocagne à vouloir maintenir à tout prix ce que d'autres veulent dissocier ?

    A la sortie (des artistes), les plus "fans" attendent la famille royale. Elle se fait toujours un peu attendre puisqu'elle prend le temps de féliciter les lauréats du concours. Mais le Belge est irrévérencieux et il y en a toujours un dans la foule pour demander s'ils font la file au vestiaire ou si Paola ne trouve plus son ticket de vestiaire dans son sac. Quand enfin, ils sortent tout sourire, ils sont à nouveau applaudis, ils montent rapidement en voiture et saluent la petite foule qui crie Vive le Roi ! Vive la Reine !. Et la Belgique doit bien être le seul pays au monde où quelqu'un ajoute: "Allez, bonne nuit !" 

  • Leçon de choses


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    Les moustiques: J'ai lu que les moustiques qui piquent sont des femelles – ça je le savais – mais que ces petites chéries ne piquent que et uniquement quand elles sont enceintes. Parce qu'elles ont besoin de protéines pour leurs petits. Et que le sang en fournit pas mal. Elles piquent pour la bonne cause, non ? La plupart des femmes à qui je l'ai raconté se sont attendries: "Oooooh !".  Les hommes eux ont réagi comme des guerriers: "Raison de plus pour les écraser quand elles piquent, au moins on tue également toute la nichée !". Question de point de vue de Vénus ou de Mars.

    Le botox: Il fait des ravages au sens propre comme au sens figuré parmi les (jeunes) collègues de mon couloir. Le front, la ride du lion, les lèvres supérieures, les pattes d'oies, tout y passe. Avec un peu de succès mais aussi beaucoup de déception. Pas trop top, cette incapacité à vraiment sourire ou le plissement de front qui ne commence qu'à mi-front parce qu'une moitié du muscle seulement a été paralysé. Très peu pour moi. Par contre, j'ai lu qu'on peut l'injecter sous les aisselles, ça freine la transpiration. Peut-être qu'on devrait refiler l'adresse à d'autres au bureau…. 🙂

    La malbouffe: le summum de la malbouffe, vous connaissez ? Dans un de ses derniers articles, Lola parlait de funnel cake et j'ai googlisé pour savoir à quoi ça ressemblait. J'ai trouvé bien au-delà de mes espérances des bombes lipidiques absolument hiroshimiques. Rien que d'en parler, j'ai un haut-le-coeur: des mars et des snickers frits, de la crème glacée frite et comble du délire, du beurre frit (Pour le beurre frit, du 100 pour 100 pur beurre est fouetté  jusqu'à ce qu'il devienne léger et mousseux, puis sucré avec un choix de plusieurs saveurs. Il est ensuite congelé un moment pour qu'il durcisse, puis plongé dans une pâte spéciale et finalement rapidement frit dans de l'huile! Et bien sûr à déguster avec une salade.)

    Les nudistes: Ou plus exactement les cyclo-nudistes. V'là t-y pas qu'on va nous offrir samedi 19 une manifestation de cyclo-nudistes à Bruxelles. Et même que c'est la quatrième édition de l'événement. Et j'ai raté ça pendant 3 ans ? Meno male…. Ils manifestent tout nus et tout bronzés et à vélo pour protester contre le trafic automobile face auquel ils se sentent nus et fragiles. Och erme* ! J'espère qu'ils auront leur propre bicyclette et qu'ils ne toucheront pas aux Vill'o parce que tout de même…. I say Smile you say Cheese !

    * = Les pauvres ! (en bruxellois)