Myosottises

  • Anaïs étoilée

    Comment rendre à Anaïs son sourire éblouissant, radieux comme un soleil, illuminant tout autour d’elle ? Désarroi et angoisse, gros nuages qui assombrissent ce beau visage. Maïté n’est plus là pour éponger, Maïté a trouvé sa voie – et de toutes façons, elle l’a trouvée depuis une dizaine d’années déjà -, elle n’a jamais connu l’angoisse du keskejvaifaireplutard, elle n’est plus là pour donner des conseils, Anaïs est seule face au Bac comme un petit lapin au milieu de l’autoroute face à un Mack qui arrive en sens inverse; elle n’a plus goût à rien et s’étouffe à force d’avoir cette grosse boule dans la gorge….Si seulement on pouvait déjà l’aider à trouver le premier caillou de son chemin, ça dégagerait déjà pas mal l’horizon; le bac ne serait plus un gros camion à affronter en duel inégal mais une simple étape avant de prendre la route. Et peut-être retrouverait-elle son sourire à faire fondre la terre entière 🙂

    Fdhhuk

  • Rêve éveillé

    2005_ischiaovronnaz_016 J’adore lire. N’importe quoi. Des romans bien sûr mais aussi des magazines. Des futiles, des utiles, des sérieux, des didactiques…. J’ai en permanence 6 à 7 magazines en pile et je lis un article de chacun d’entre eux, à tout moment perdu: petit déjeuner seule, en me brossant les dents, en laissant sécher le vernis, dans le bus, etc… Et chaque jour, je me réjouis de mes futures lectures, parce que chaque jour j’apprends un truc ou deux. Par exemple, hier, j’ai appris un truc que sans doute tout le monde sait, mais que moi j’ai découvert: avec dix chiffres, on fait une infinité de nombres, tout ça grâce à leur position dans la série de chiffres alignés, c’est con mais je ne m’en étais jamais rendu compte. J’ai aussi découvert que les écrivains devaient suivre un code de fiction pour faire comprendre aux lecteurs qu’une biographie par exemple donnait dans la fiction plutôt que dans la réalité. Etc… Mon rêve éveillé, c’est d’être une dame âgée, jolie et classe, qui passerait son temps dans une maison et surtout sur la terrasse de cette maison, genre côté Ouest, à lire des bouquins, des magazines et tout ce qui me tombe sous la main, apprendre plein de trucs et en discuter à l’infini avec l’homme que j’aime, qui connaît tant de choses à m’éblouir encore et encore toujours. Ce serait le dernier paradis sur terre…

  • Glamour est de retour

    Glamour est rentrée pour un week end express à la maison. Enfin, quand je dis la maison, je m’entends. Tant d’amis à retrouver à l’extérieur de la maison qu’on est bien forcés de reconnaître que c’était plus un courant d’air que notre fille que l’on a retrouvée. Mais bon, un courant d’air chantant, riant, tellement contente de retrouver Bruxelles (Ah, Bruxelles, ville magnifique !) par comparaison à un Londres qui la stresse beaucoup, un courant d’air-joyeux pinson soudain très adulte pourtant. S’est pliée de bonne grâce aux obligations des expats de retour au bercail – visites à tous ceux qui l’attendent, l’espèrent et même à ceux qui ne l’attendent pas mais seraient ravis si…. – , a voté pour la première fois, et a même réussi à gérer partie de son boulot scolaire malgré toutes ces contraintes. Le tout avec le sourire. Mais bien sûr, le naturel revient vite au galop et ce matin, lorsque nous l’avons déposée à la gare du Midi pour prendre l’Eurostar de retour, "Oups, j’ai oublié ma carte d’identité…. !" La vraie Glamour était de retour… "Mais, no stress, papa, ce héros, a enfourché sa monture, bravé les feux rouges de l’aube, bondi sur le balcon, écarté les rideaux – après avoir bien entendu contacté doña Elena chargé de mettre la main sur le dit passeport – et revenir toutes brides abattues lui remettre le précieux, grâce à une James Bond girl relais sur le parking. Et Glamour persiste et signe: "Why should I stress ?"

    Img20060315_0027 Zorro

  • Mes bien-aimées sorcières

    J'ai passé le week end avec mes bien-aimées sorcières, penchées sur le berceau de leur amitié, retour aux sources, retour à Turin où nos chemins se croisent et se décroisent. L'une après l'autre, nous avons quitté ce creuset magique pour vivre d'autres aventures. L'une dans son château de la Loire, d'autres vers Bruxelles et la dernière à Kontich. Et la dernière à avoir quitté Turin est aussi la première à y retourner.

    Quel bonheur de nous retrouver home, suite home, se sentir à la maison sans pourtant plus y être. Sentiments mélangés selon le temps, l'humeur et le tempérament: besoin pour l'une de se détacher ("Finalement, c'est très pollué cette ville !", et de nous empêcher de dormir par une toux irritée et irritante, due, c'est sûr, à la pollution!), sagesse pour l'autre de profiter de chaque petit bonheur offert, la vue sur les collines, le petit café, le prosecco, incapacité pour moi de trouver ma place, déchirée entre continuer à aimer et profiter d'un lieu et rester détachée pour ne pas souffrir (je n'ai décidément pas la sagesse de Véro)….

    Mes sorcières bien-aimées, de 30 à 50 ans, unies malgré elles comme les doigts de la main: l'é – pouce touflante Kristien qui gère tout de main de maître, ses enfants, ceux des autres, sa maison, sa vie, tout ce qu'elle touche et qui reste splendide, même après deux-trois heures de sommeil, l'indexise Cat, oscillant entre un job de consultante en communications, de gérante de magasins de fringues ou d'accessoiriste de cinéma, entre un week end à Genève, une semaine de ski à Turin et un week end à Cologne, Hanka la majeure, la sage, l'aînée des 5, la gipsy chargée de sacs remplis de cadeaux, permanente Babbanka Natale, puis la lunaire, je devrais plutôt dire la solaire Véronique, rayonnante, dispensant sa chaleur et sa lumière tout autour d'elle, quelques heures auprès d'elle et l'on se sent réconcilié avec la vie, et moi l'auriculaire, oreille prête à tout écouter, même ce qui ne veut pas être dit – mon petit doigt m'a dit….. – maman d'une génétiquement bien-nommée "Grandes oreilles"….

    Cinq doigts de la main, la main gauche, la main du cœur…. Mes sorcières bien-aimées, je vous adore…

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  • Kandinski

    Expo Kandinski au Tate. Pas qu’on en mourrait d’envie mais bon, a) Maïté doit avaler une expo par semaine, la digérer et la restituer au niveau de ses impressions, de l’inspiration que celui lui donne, etc… b) notre baptême du Tate, du moins pour Claude, Quentin et moi, c) Maïté assez fière de nous "inviter" à une expo dans "sa" ville.

    Et puis, c’est vachement cher la culture, 33 £ pour nous 5, gasp, faut vouloir. Soit….

    Il faut ensuite faire passer la pilule de l’art abstrait, surtout à Quentin, qui avait déjà pris la pose "fait chier", mains dans les poches, épaules voûtées, lippe boudeuse, regard noirâtre…. Résultat, j’ai lancé le jeu de kesketuvoilà et on s’est marrés tous les deux comme deux gosses. La mère et le fils hilares au milieu de gens très sérieux, à l’oeil artistique acéré, et nous deux en train d’imaginer plein de choses dans chaque tableau. Je vous mets au défi dans celui-ci de retrouver une pantoufle et une botte. On a continué toute l’expo sur le même mode. Bon, ce n’était pas très orthodoxe mais c’était passionnant et drôle et surtout, on n’oubliera rien de Kandinski. La culture revue et corrigée….   Img20060924_0015

    Wassilykandinskyimprovisation3525446

  • Premières retrouvailles

    On s’en est sortis plutôt pas mal. Déjà, elle était ravie de nous voir, ce qui n’augure que du bon. Elle a entendu le diesel de la voiture dès l’entrée dans la rue et s’est précipitée hors de la maison (elle m’a rappelé notre excitation à La Glanerie lorsque nous entendions le ronron de la voiture des parents à distance quasi inaudible, pendant les vacances d’été). Elle nous a fait le tour du propriétaire, on a admiré les progrès de l’aménagement et de la déco et puis on s’est retrouvés tous les 5 dans la cuisine miniature (ça nous change…). Très vite, l’instinct ménager a pris le dessus et en deux temps trois mouvements, on a relancé une machine à laver d’une lessive trempée, en train de moisir depuis une semaine sur un étendage – parfum sous-bois par temps de pluie -, montré la fonction "Spin" (essorage, ma chérie) de la machine à laver, vidé le frigo de restes douteux (du coup, il y avait de la place pour le remplir, ce qu’on s’est empressé de faire ensuite) et passé l’aspirateur. Ensuite, on a pu se consacrer à nous. Elle nous a emmené voir sa première découverte (trop génial !) de Londres: Camden Town. Le soir, resto thaï et puis dodo. Le lendemain, expo Kandinski au Tate et passer devant son école. Et puis, il était déjà temps de repartir.

    On s’est retrouvés comme on était, un mélange de disputes permanentes, de trop-pleins d’amour, de tendresse et d’humour. Le cadre a changé mais on est toujours les mêmes….

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  • Dimanche sans voiture

    Je ne sais pas pourquoi ça m’angoisse tant une journée comme ça, sans voitures. Ce devrait être exactement le contraire. Une paix royale, un silence reposant, un air vaguement plus pur… Et bien non, tous ces vélos, rollers ou autres engins non motorisés entremêlés aux piétons, sans respect d’un certain sens de la circulation et encore moins de respect les uns des autres, curieusement, ça me stresse ! Du coup, je n’ai même pas mis le pied dehors…. Dommage.

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  • No Glamour

    3 jours sans Glamour. On s’ennuie. Quentin dit que c’est comme un long week end d’absence mais là le week end commence à faire long. Anaïs tourne en rond, la base du triangle manque, à qui parler, avec qui se disputer, rire, chanter ?

    Et pourtant une soirée en têtes à tête avec chacun d’eux deux, c’était très sympa, ils existent aussi tous seuls et ils sont bien beaux et bien intéressants, mes deux petits derniers….

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  • Thank God, she is not going to New York !

    Non, vraiment rien à voir avec le 11 septembre mais franchement, j’aurais pas supporté. J’ai déjà tant de mal alors qu’il n’y a qu’une Manche entre nous. Je n’ose imaginer ce que ce serait s’il y avait tout un Atlantique !

    On a conduit Glamour aujourd’hui à London, on l’a installée dans une petite maison de poupée, acheté les derniers petits détails pas trop glamour (le fer et la table à repasser, le seau et le balai, un sèche-cheveux – ah si, ça c »est glamour…), on l’a aidée à vider ses caisses, ranger ses trucs et quand on l’a quittée, sa miniscule petite chambre avait déjà un petit côté glamour.

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  • Faire le plein d’amour

    Tout le clan réuni autour des 70 ans d’un papa ému, aimé, aimant, plein de mots d’amour échangés à tous les niveaux de la pyramide, le soleil sur la tête et dans les coeurs, émotions douces et gonflées comme des vagues de mer du Nord, quelques 24 heures chrono-stop, le temps s’est arrêté… Img20060910_0054

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