Ils sont vraiment grands maintenant. Mais pour rien au monde, ils ne voudraient renoncer au matin de la St Nicolas. Et je ne résiste pas au plaisir de l’organiser. A chaque fois, je crains de ne plus arriver à leur faire plaisir. A chaque fois, mes craintes sont inutiles. Ils sont heureux de ce que le grand Saint leur apporte et ils arrivent encore à hurler leur merci dans la cheminée, comme des gosses, même si c’est en maugréant un peu parce que, quand même, les voisins pourraient les entendre et que quand même ils n’ont plus cinq ans….
Myosottises
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St Nicolas
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Coupeuses de cheveux en quatre
Elle voulait se couper les cheveux. Je n’avais pas trop envie, j’aimais ses cheveux longs, longs. Elle voulait aller chez un coiffeur nul et bon marché. Je trouvais cela ridicule et risqué. J’ai fini par accepter à la condition qu’elle ne se plaigne pas à son retour. Et bien, sûr, comme c’est ma fille, elle a refusé de ne pas avoir la possibilité de se plaindre.
Cela n’a quasi rien coûté; elle ne s’est pas plainte; et elle revenue superbe. Cela m’apprendra à couper les cheveux en quatre.
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My witch list
- Un i-pod comme celui de Quentin, voire mieux
- "A guide to elegance" de Geneviève Antoine Dariaux. C’est un tout petit livre publié en 1960 sur le summum de l’élégance. J’en ai lu quelques extraits chez Waterstone à Londres et j’ai adoré
- 10 kilos de moins
- 10 ans de moins
- une ou deux ceintures choisies par mes filles (je ne sais pas choisir les ceintures)
- La dynastie des Carey-Lewis en dvd
- Des chaussures de danse (surtout celles avec un coquelicot dessus)
- Le parfum "Agent Provocateur"
- "Les bienveillantes" de Jonathan Littell
- "Mon carnet gourmand" de Tessa Kiros
- Un "bon pour" chez Paule Ka
- Un week end à Ballymalloe
- Un week end à ….
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J’ai un peu de mal à comprendre que ça nous arrive si vite. Peut-être avons-nous eu nos enfants à un rythme trop rapproché ? Parce que leur départ et leur envol du nid se font aussi de manière franchement trop rapprochée à mon goût. Anaïs étoilée a visité ce week end le salon des étudiants et d’un seul coup a confirmé son envie de toujours, son envie de s’occuper des grosses bêbêtes à cornes ou non. Oui, mais…. Le meilleur endroit pour ces études, du moins en Belgique, c’est à Liège. Bon d’accord, ce n’est pas Londres. N’empêche, au quotidien, c’est la semaine à 3. Pauvre Quentin, il se demande s’il compte pour des prunes. Mais non, c’est surtout le plaisir d’être à cinq qui n’est plus quotidien. Alors que finalement, je suis rentrée de Parme parce que cela me manquait…
Allez, soyons positifs. Ce qui compte ce n’est pas la quantité mais la qualité, on l’a toujours dit. Oui, mais moi, je suis gourmande, tout le monde le sait, je veux la qualité et la quantité. Je veux tout, je sais, le beurre, l’argent du beurre et le sourire de toutes les crémières. Et puis quand même… Anaïs a trouvé sa voie, c’est déjà une épine hors du sabot, non ?
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Soirée à deux
Comment passer une bonne soirée à deux ? Euh,…. On a oublié… Cela ne nous arrive pas très souvent de nous retrouver vraiment à deux, les 3 enfants occupés par ailleurs. En général, il nous en reste toujours au moins un sur les trois. Ou alors, c’est nous qui sortons, mais toujours chez ou avec d’autres… Ce soir, nous nous sommes retrouvés seuls à devoir décider de ce que l’on allait bien pouvoir faire. Et pour ne pas faillir à la tradition, nous n’avions évidemment pas la même conception d’une bonne soirée. Le casanier préférait une petite pâte maison et un petit dvd, moi, je trouvais cela trop routine – c’est vrai quand même, on fait ça tous les jours (le dvd) ou tous les deux jours (la petite pâte) – . Je voulais du resto, du cinéma, du n’importe quoi à deux mais pas la routine.
Après une dizaine de "c’est comme tu veux", "c’est toi qui décides", "on fait ce dont tu as envie, toi", patati patata, on a opté pour un programme "petite pâte au resto, dvd, bain moussant et plus si affinités". C’est devenu "trio de pâtes chez l’Italien qu’on aime bien, affogato al limoncello et caffe et bon bouquin". Le trio de pâtes était moyennement bon mais c’était si bien d’être à deux et de jouer à notre jeu préféré au resto (écouter les conversations des autres, sur les côtés, devant et derrière – on est tellement collés serrés de toute façon qu’on ne peut pas faire autrement -), d’être complices à chaque bouchée, chaque gorgée et chaque clin d’oeil. L’affogato était un rien inondé de limoncello et après cela, on était juste bon à mettre au lit avec un bon bouquin. Evidemment, je me suis endormie après deux pages…. La routine, quoi 🙂
Je ne sais pas si Claude a passé une bonne soirée mais moi oui :-)). Et d’accord, la prochaine fois, on prend un dessert pas alcoolisé 🙂
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Week end de Parme
« Le nom de Parme, une ville où je désirais le plus aller depuis que j’avais lu La Chartreuse, m’apparaissant compact, lisse, mauve et doux, si on me parlait d’une maison quelconque de Parme dans laquelle je serais reçu, on me causait le plaisir de penser que j’habiterais une demeure lisse, compacte, mauve et douce, qui n’avait de rapport avec les demeures d’aucune ville d’Italie… »
— Marcel Proust, Du côté de chez Swann.
Pour une fois, je n’ai pas boudé mon plaisir, j’ai vraiment profité de chaque minute. Il aurait suffi d’un peu de ciel bleu pour que le cadre soit à la hauteur et que Claude soit là pour que ce soit parfait.
Mais je suis ravie d’y être allée. J’ai retrouvé mes madeleines de Proust, tous ces parfums qui ressuscitent ces petits moments que j’ai adorés : les effluves gourmandes des croissants à l’aéroport de Bologne, le parfum inimitable du cappucino dans les rues de Parme le matin, l’odeur âcre du feu de bois dans les rues mouillées qui me ramènent à l’hôtel le soir, la senteur citronnée persistante de l’ascenseur du Palazzo Della Rosa-Prati annonçant la chambre aux draps frais et le repos largement mérité, toute cette nostalgie olfactive qui me prend le cœur et le mène par le bout du nez…..
Par contre, pas la moindre nostalgie de l’EFSA. Ceux que je ne voulais pas voir n’étaient pas là et j’ai donc évité l’hypocrisie nécessaire. Et presque tous ceux que j’aimais (les "gens bons" de Parme – ouh, mauvais, mauvais mais je n’ai pas résisté – ) étaient là et j’en ai pleinement profité: Hanka avec qui j’ai partagé un moment (des moments) délicieux, enfin sans devoir travailler, Theresa et sa superbe petite Caélainn de 15 jours et les deux hommes de sa vie, Gianfranco et ses trois fées – Adriana est tout simplement ensorcelante -, Patricia, Christopher et Jonathan, et l’incontournable Luca, toujours prêt à faire la fête….
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Automne
L’automne est bien là. L »arbre sous lequel j’attends mon bus se déshabille chaque jour un peu plus. Et chaque jour, je me dis que je devrais profiter du week end pour me promener en forêt, profiter de la beauté si éphémère de la nature en cette saison. Et chaque samedi et chaque dimanche, j’ai toujours trente six mille choses à faire. Et encore un automne passera sans que j’aie pris le temps d’en profiter. Déjà que c’est la fin de l’été de ma vie….Oui, c’était une vilaine journée d’automne aujourd’hui: grise, bruineuse, rafalesque. Oui, je sais, je suis météo-dépendante…
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Allons donc….
Shopping in London with my sisters adorées. J'adore ces week ends prévus des mois à l'avance. En général, on fixe l'endroit lors du dernier week end ou de la dernière journée passée ensemble. Il y en a toujours une qui lance l'idée et les deux autres qui s'y rallient tout de suite. Puis on échange quelques mails pour fixer la date. Et puis on y pense pendant des semaines. Et enfin, peu de temps avant le jour J, on s'échange des listes d'endroits à visiter, de magasins à râtisser, de nouvelles adresses à découvrir.
La plupart du temps, on n'arrive pas au tiers du quart de la liste mais peu importe, ce qui compte, ce sont les moments passés ensembles, les fous rires irrépressibles, les connivences, les découvertes de plus en plus nombreuses des traits, attitudes, gestes, regards hérités de l'un ou l'autre parent, ce qui provoque de nouveaux éclats de rire.
J'ai rien acheté, la foule trépidante de Londres m'a énervée, Hamley's, temple du jouet m'a déçue, Harrod's a perdu son charme à mes yeux mais j'ai passé un jour et demi avec mes sis' et malgré mon humeur grisouille, c'était un très très bon moment…. On remet ça au printemps, same place….

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Allo Dolto, bobo
Bon, je sais, j’ai appris comme tout le monde que lorsqu’un enfant de 2-3 ans vous apporte fier comme un petit paon son petit pot copieusement garni, il faut féliciter, admirer ce merveilleux paquet-cadeau. On applaudit, on s’extasie (si si !), on dit merci, bravo….
Et on croit naïvement que cette phase passera assez rapidement. Que nenni ! Cette pratique persiste très longtemps. C’est juste le contenu qui change et l’emballage cadeau qui se fait plus sophistiqué. J’ai compris maintenant que quel que soit l’âge, vos enfants continuent, s’ils se sentent aimés et en confiance, à vous confier leurs emmerdes (le cadeau évolue à peine). Bien sûr, ils ont compris que vous n’alliez plus feindre l’extase mais ils s’attendent quand même à ce que vous les remerciiez de la confiance qu’ils vous témoignent et ils voudraient surtout que vous ne vous formalisiez pas et encore moins que vous vous inquiétiez…
Et nous, on fait quoi après ? On ne peut plus, comme avant, s’éclipser discrètement aux commodités et faire disparaître d’un coup de chasse d’eau le cadeau odorant. On reste avec le paquet sur les bras et on refuse de s’en laver les mains…
Tout se joue avant 6 ans. Et après, on fait quoi ?
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Adieu à la France
Pourquoi faut-il toujours que les endroits où j’ai passé les plus beaux moments de ma vie disparaissent ? Pourquoi faut-il que les endroits que j’aime le plus au monde soient "gâchés" par l’un ou l’autre gâchis ? Cette vue dont mon grand-père était si fier ("D’ici, on voit la France") va bientôt disparaître. Un rideau immobilier va tomber sur la France et sur mon enfance. La France compte peu mais mon enfance conte tant et j’ai si peur d’oublier….






