Auteur/autrice : Myosotis

  • Allons donc….

    Shopping in London with my sisters adorées. J'adore ces week ends prévus des mois à l'avance. En général, on fixe l'endroit lors du dernier week end ou de la dernière journée passée ensemble. Il y en a toujours une qui lance l'idée et les deux autres qui s'y rallient tout de suite. Puis on échange quelques mails pour fixer la date. Et puis on y pense pendant des semaines. Et enfin, peu de temps avant le jour J, on s'échange des listes d'endroits à visiter, de magasins à râtisser, de nouvelles adresses à découvrir.

    La plupart du temps, on n'arrive pas au tiers du quart de la liste mais peu importe, ce qui compte, ce sont les moments passés ensembles, les fous rires irrépressibles, les connivences, les découvertes de plus en plus nombreuses des traits, attitudes, gestes, regards hérités de l'un ou l'autre parent, ce qui provoque de nouveaux éclats de rire.

    J'ai rien acheté, la foule trépidante de Londres m'a énervée, Hamley's, temple du jouet m'a déçue, Harrod's a perdu son charme à mes yeux mais j'ai passé un jour et demi avec mes sis' et malgré mon humeur grisouille, c'était un très très bon moment…. On remet ça au printemps, same place….

     

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  • Allo Dolto, bobo

    Bon, je sais, j’ai appris comme tout le monde que lorsqu’un enfant de 2-3 ans vous apporte fier comme un petit paon son petit pot copieusement garni, il faut féliciter, admirer ce merveilleux paquet-cadeau. On applaudit, on s’extasie (si si !), on dit merci, bravo….

    Et on croit naïvement que cette phase passera assez rapidement. Que nenni ! Cette pratique persiste très longtemps. C’est juste le contenu qui change et l’emballage cadeau qui se fait plus sophistiqué. J’ai compris maintenant que quel que soit l’âge, vos enfants continuent, s’ils se sentent aimés et en confiance, à vous confier leurs emmerdes (le cadeau évolue à peine). Bien sûr, ils ont compris que vous n’alliez plus feindre l’extase mais ils s’attendent quand même à ce que vous les remerciiez de la confiance qu’ils vous témoignent et ils voudraient surtout que vous ne vous formalisiez pas et encore moins que vous vous inquiétiez…

    Et nous, on fait quoi après ? On ne peut plus, comme avant, s’éclipser discrètement aux commodités et faire disparaître d’un coup de chasse d’eau le cadeau odorant. On reste avec le paquet sur les bras et on refuse de s’en laver les mains…

    Tout se joue avant 6 ans. Et après, on fait quoi ?

    Petitoursbrun

  • Adieu à la France

    Pourquoi faut-il toujours que les endroits où j’ai passé les plus beaux moments de ma vie disparaissent ? Pourquoi faut-il que les endroits que j’aime le plus au monde soient "gâchés" par l’un ou l’autre gâchis ? Cette vue dont mon grand-père était si fier ("D’ici, on voit la France") va bientôt disparaître. Un rideau immobilier va tomber sur la France et sur mon enfance. La France compte peu mais mon enfance conte tant et j’ai si peur d’oublier….

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  • Happy Birthday Glam !

    111 C’est l’anniversaire de jolie Glamour aujourd’hui. 19 bougies, virtuelles, parce que pas là. Journée bof, à ranger sa chambre, dessiner, chipoter, rien de très Glam. Bon, y’a des anniversaires comme ça. Anaïs a pas aimé ses 17 ans, sa môman était pas là; moi j’ai passé mes 35 toute seule à Turin; mes 20 ans, en partie à l’hôpital, la rate en danger d’explosion – pas de rire malheureusement; mes 40 ans, le coeur en deuil d’un aïeul adoré mais un rien contrariant – a-t-on idée de mourir l’après-midi du 31 décembre 1999 alors que sa petite-fille a décidé de fêter ses 40 ans la dernière nuit avant l’an 2000 ? – ….

    Un anniversaire n’est pas l’autre, certains se fêtent en grande pompe le jour même, d’autres se fêtent en avance ou à retardement avec toujours plus ou moins de bonheur.

    Mais même si c’est pas la fête, l’important c’est que plein de gens pensent à toi aujourd’hui, demain et tous les jours de l’année, anniversaire ou pas !

  • Anaïs étoilée

    Comment rendre à Anaïs son sourire éblouissant, radieux comme un soleil, illuminant tout autour d’elle ? Désarroi et angoisse, gros nuages qui assombrissent ce beau visage. Maïté n’est plus là pour éponger, Maïté a trouvé sa voie – et de toutes façons, elle l’a trouvée depuis une dizaine d’années déjà -, elle n’a jamais connu l’angoisse du keskejvaifaireplutard, elle n’est plus là pour donner des conseils, Anaïs est seule face au Bac comme un petit lapin au milieu de l’autoroute face à un Mack qui arrive en sens inverse; elle n’a plus goût à rien et s’étouffe à force d’avoir cette grosse boule dans la gorge….Si seulement on pouvait déjà l’aider à trouver le premier caillou de son chemin, ça dégagerait déjà pas mal l’horizon; le bac ne serait plus un gros camion à affronter en duel inégal mais une simple étape avant de prendre la route. Et peut-être retrouverait-elle son sourire à faire fondre la terre entière 🙂

    Fdhhuk

  • Rêve éveillé

    2005_ischiaovronnaz_016 J’adore lire. N’importe quoi. Des romans bien sûr mais aussi des magazines. Des futiles, des utiles, des sérieux, des didactiques…. J’ai en permanence 6 à 7 magazines en pile et je lis un article de chacun d’entre eux, à tout moment perdu: petit déjeuner seule, en me brossant les dents, en laissant sécher le vernis, dans le bus, etc… Et chaque jour, je me réjouis de mes futures lectures, parce que chaque jour j’apprends un truc ou deux. Par exemple, hier, j’ai appris un truc que sans doute tout le monde sait, mais que moi j’ai découvert: avec dix chiffres, on fait une infinité de nombres, tout ça grâce à leur position dans la série de chiffres alignés, c’est con mais je ne m’en étais jamais rendu compte. J’ai aussi découvert que les écrivains devaient suivre un code de fiction pour faire comprendre aux lecteurs qu’une biographie par exemple donnait dans la fiction plutôt que dans la réalité. Etc… Mon rêve éveillé, c’est d’être une dame âgée, jolie et classe, qui passerait son temps dans une maison et surtout sur la terrasse de cette maison, genre côté Ouest, à lire des bouquins, des magazines et tout ce qui me tombe sous la main, apprendre plein de trucs et en discuter à l’infini avec l’homme que j’aime, qui connaît tant de choses à m’éblouir encore et encore toujours. Ce serait le dernier paradis sur terre…

  • Glamour est de retour

    Glamour est rentrée pour un week end express à la maison. Enfin, quand je dis la maison, je m’entends. Tant d’amis à retrouver à l’extérieur de la maison qu’on est bien forcés de reconnaître que c’était plus un courant d’air que notre fille que l’on a retrouvée. Mais bon, un courant d’air chantant, riant, tellement contente de retrouver Bruxelles (Ah, Bruxelles, ville magnifique !) par comparaison à un Londres qui la stresse beaucoup, un courant d’air-joyeux pinson soudain très adulte pourtant. S’est pliée de bonne grâce aux obligations des expats de retour au bercail – visites à tous ceux qui l’attendent, l’espèrent et même à ceux qui ne l’attendent pas mais seraient ravis si…. – , a voté pour la première fois, et a même réussi à gérer partie de son boulot scolaire malgré toutes ces contraintes. Le tout avec le sourire. Mais bien sûr, le naturel revient vite au galop et ce matin, lorsque nous l’avons déposée à la gare du Midi pour prendre l’Eurostar de retour, "Oups, j’ai oublié ma carte d’identité…. !" La vraie Glamour était de retour… "Mais, no stress, papa, ce héros, a enfourché sa monture, bravé les feux rouges de l’aube, bondi sur le balcon, écarté les rideaux – après avoir bien entendu contacté doña Elena chargé de mettre la main sur le dit passeport – et revenir toutes brides abattues lui remettre le précieux, grâce à une James Bond girl relais sur le parking. Et Glamour persiste et signe: "Why should I stress ?"

    Img20060315_0027 Zorro

  • Mes bien-aimées sorcières

    J'ai passé le week end avec mes bien-aimées sorcières, penchées sur le berceau de leur amitié, retour aux sources, retour à Turin où nos chemins se croisent et se décroisent. L'une après l'autre, nous avons quitté ce creuset magique pour vivre d'autres aventures. L'une dans son château de la Loire, d'autres vers Bruxelles et la dernière à Kontich. Et la dernière à avoir quitté Turin est aussi la première à y retourner.

    Quel bonheur de nous retrouver home, suite home, se sentir à la maison sans pourtant plus y être. Sentiments mélangés selon le temps, l'humeur et le tempérament: besoin pour l'une de se détacher ("Finalement, c'est très pollué cette ville !", et de nous empêcher de dormir par une toux irritée et irritante, due, c'est sûr, à la pollution!), sagesse pour l'autre de profiter de chaque petit bonheur offert, la vue sur les collines, le petit café, le prosecco, incapacité pour moi de trouver ma place, déchirée entre continuer à aimer et profiter d'un lieu et rester détachée pour ne pas souffrir (je n'ai décidément pas la sagesse de Véro)….

    Mes sorcières bien-aimées, de 30 à 50 ans, unies malgré elles comme les doigts de la main: l'é – pouce touflante Kristien qui gère tout de main de maître, ses enfants, ceux des autres, sa maison, sa vie, tout ce qu'elle touche et qui reste splendide, même après deux-trois heures de sommeil, l'indexise Cat, oscillant entre un job de consultante en communications, de gérante de magasins de fringues ou d'accessoiriste de cinéma, entre un week end à Genève, une semaine de ski à Turin et un week end à Cologne, Hanka la majeure, la sage, l'aînée des 5, la gipsy chargée de sacs remplis de cadeaux, permanente Babbanka Natale, puis la lunaire, je devrais plutôt dire la solaire Véronique, rayonnante, dispensant sa chaleur et sa lumière tout autour d'elle, quelques heures auprès d'elle et l'on se sent réconcilié avec la vie, et moi l'auriculaire, oreille prête à tout écouter, même ce qui ne veut pas être dit – mon petit doigt m'a dit….. – maman d'une génétiquement bien-nommée "Grandes oreilles"….

    Cinq doigts de la main, la main gauche, la main du cœur…. Mes sorcières bien-aimées, je vous adore…

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  • Kandinski

    Expo Kandinski au Tate. Pas qu’on en mourrait d’envie mais bon, a) Maïté doit avaler une expo par semaine, la digérer et la restituer au niveau de ses impressions, de l’inspiration que celui lui donne, etc… b) notre baptême du Tate, du moins pour Claude, Quentin et moi, c) Maïté assez fière de nous "inviter" à une expo dans "sa" ville.

    Et puis, c’est vachement cher la culture, 33 £ pour nous 5, gasp, faut vouloir. Soit….

    Il faut ensuite faire passer la pilule de l’art abstrait, surtout à Quentin, qui avait déjà pris la pose "fait chier", mains dans les poches, épaules voûtées, lippe boudeuse, regard noirâtre…. Résultat, j’ai lancé le jeu de kesketuvoilà et on s’est marrés tous les deux comme deux gosses. La mère et le fils hilares au milieu de gens très sérieux, à l’oeil artistique acéré, et nous deux en train d’imaginer plein de choses dans chaque tableau. Je vous mets au défi dans celui-ci de retrouver une pantoufle et une botte. On a continué toute l’expo sur le même mode. Bon, ce n’était pas très orthodoxe mais c’était passionnant et drôle et surtout, on n’oubliera rien de Kandinski. La culture revue et corrigée….   Img20060924_0015

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  • Premières retrouvailles

    On s’en est sortis plutôt pas mal. Déjà, elle était ravie de nous voir, ce qui n’augure que du bon. Elle a entendu le diesel de la voiture dès l’entrée dans la rue et s’est précipitée hors de la maison (elle m’a rappelé notre excitation à La Glanerie lorsque nous entendions le ronron de la voiture des parents à distance quasi inaudible, pendant les vacances d’été). Elle nous a fait le tour du propriétaire, on a admiré les progrès de l’aménagement et de la déco et puis on s’est retrouvés tous les 5 dans la cuisine miniature (ça nous change…). Très vite, l’instinct ménager a pris le dessus et en deux temps trois mouvements, on a relancé une machine à laver d’une lessive trempée, en train de moisir depuis une semaine sur un étendage – parfum sous-bois par temps de pluie -, montré la fonction "Spin" (essorage, ma chérie) de la machine à laver, vidé le frigo de restes douteux (du coup, il y avait de la place pour le remplir, ce qu’on s’est empressé de faire ensuite) et passé l’aspirateur. Ensuite, on a pu se consacrer à nous. Elle nous a emmené voir sa première découverte (trop génial !) de Londres: Camden Town. Le soir, resto thaï et puis dodo. Le lendemain, expo Kandinski au Tate et passer devant son école. Et puis, il était déjà temps de repartir.

    On s’est retrouvés comme on était, un mélange de disputes permanentes, de trop-pleins d’amour, de tendresse et d’humour. Le cadre a changé mais on est toujours les mêmes….

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