Auteur/autrice : Myosotis

  • S(w)ister’s birthday

    FranoisechatQuand elle était petite, je rêvais – non sans culpabilité – de lui couper les cheveux. Qu’elle avait blonds et loooongs. J’étais d’autant plus jalouse qu’en plus de sa beauté, elle était la plus sage des soeurs. Celle qui ne fâchait jamais les parents. Le genre qui dès la première larme attendrit les adultes alors que moi j’avais le sanglot tête à claques (j’ai retrouvé ces différences lacrymales chez mes enfants d’ailleurs…). Le genre aussi parfaite petite maîtresse de maison, prête à toute heure – mais surtout au moment parfaitement juste – à repasser, nettoyer, préparer le repas pour toute la famille.

    La petite fille trop sage s’est un jour révoltée – même pas contre ses parents d’ailleurs – et sa révolte s’est manifestée sous les ciseaux ravis du coiffeur. D’un seul coup, elle est passée de la longue tresse dans le dos à la coupe courte garçonne. Qui lui allait fort bien par ailleurs.

    Mais contrairement à Samson, elle y a gagné en force et puissance. Elle est devenue une vraie quelqu’un. Elle sait tout faire: c’est toujours une parfaite maîtresse de maison, c’est une infirmière hors pair, une bûcheuse bardée de diplômes, masters et bientôt doctorat, une femme, une fille, une soeur, une amie plus attentionnée, tu meurs.

    D’accord, parfois trop sage – j’en oublie parfois que c’est moi l’aînée et pas elle – mais malgré sa sagesse apparente, elle a quand même appris à lâcher prise avant moi. A moins que ce ne soit justement là la vraie sagesse 🙂 !

    Elle vit sa vie à l’heure suisse depuis 16 ans et j’attends toujours avec impatience nos rendez-vous des trois soeurs à Bruxelles, Lausanne ou ailleurs, avec ou sans parents, maris, enfants.

    Pour leur premier jour d’école, les enfants reçoivent un beau cartable tout neuf. Pour ma première rentrée scolaire à moi, j’ai reçu une petite soeur. Je trouve ça assez classe 🙂Fransouriante

    Happy birthday Swiss sis !

  • Bulli me

    Bru8

    Je devais accompagner Claude et Quentin faire le grand ménage de jardin avant le retour des parents à La Glanerie mardi prochain. Mais l’homme m’a proposé de rester à Bruxelles pour "faire ce que j’avais à faire" (et qu’il n’aime que moyennement faire avec moi): chercher les cadeaux pour Papa, Françoise et Catherine. J’ai fait un tour de reconnaissance avec Maïté en faisant des tours et détours. Parmi nos détours, un magasin de matériel culinaire doté d’une cuisine à l’arrière pour y donner des cours très intéressants. En rentrant, j’ai surfé sur leur site www.ateliersdeschefs.com et j’ai découvert avec ravissement les cours donnés:

    Macarons innovants:

    • macarons huile d’olive, vanille et chocolat blanc
    • macarons au chocolat au lait et fruit passion
    • macarons saumon fumé tomate
    • macarons framboise et crème à la rose

    C’était le cours du matin. Déjà j’en étais toute retournée.

    Puis j’ai vu le cours de l’après-midi:

    Tous les secrets sur les siphons et les espumas:

    • Crème de foie gras émulsionné
    • Mangue rôtie émulsion de fruits exotiques
    • Purée mousseuse aux châtaignes
    • Mojito émulsionné
    • Financier à la pistache et neige de Bailey’s

    10010422 Exactement ce dont j’avais besoin. Oui, mais….

    Oui mais, j’avais prévu d’aspirer tout l’appartement, de nettoyer à l’eau, d’aller chercher les livres scolaires de Quentin. Et puis, ce n’est pas moi du tout de décider à 14h de m’inscrire à un cours à 15h30. Faut que je réfléchisse mûrement. Et je ne peux quand même pas aller à un cours de cuisine – plaisir extrême – alors que les deux hommes sont en train de travailler. Et. Et. Et puis pourquoi pas ? Pourquoi ne pas lâcher prise ? Pourquoi ne pas me faire plaisir ? Et zou, on ne vit qu’une fois. Je me suis inscrite.

    Et je ne l’ai pas regretté. Super cours, chef très sympa. J’ai appris plein de choses que je croyais savoir et que je ne savais pas: comment émincer correctement une échalote, comment faire un beurre noisette, … J’ai appris l’art du siphon, ce dont je rêvais depuis longtemps et ce soir, je me sens pousser des ailes de Bulli !

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  • Photos de vacances

    J’ai découvert ça chez Sis’Cile et j’ai trouvé ça troooop beau. Alors bien sûr, j’ai voulu faire pareil et me faire moi aussi mon petit slide show. Parmi les 1300 photos de vacances faites par l’homme, j’en ai choisi quelques-unes sur le thème "Volets". Eh oui, il a suffi que je dise "Moi j’aime les volets" pour que, clic-clac, il prenne tous les volets tombant sous son oeil zoomique. Je vous épargne la série complète mais vous fais partager quelques volets choisis.

  • Y’a plus de saisons

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    J’adore vivre en ville. Surtout en plein centre. On est, comme nous l’a dit joliment lors de notre arrivée une charmante voisine de près de 80 ans, "dans le boum". Ca vit, ça bouge tout le temps.

    But I miss the green. J’ai perdu le contact avec les saisons.

    Le printemps ne dure qu’un instant. Bien sûr, il y a La Glanerie. Et quand on a de la chance, Pâques et le cerisier du Japon fleurissent en même temps (comme cette année). Mais c’est Pâques et par la force des choses on est super occupés à faire du sisters’ shopping, à préparer le déjeûner de Pâques, à colorier et cacher puis chercher les oeufs. Et je ne prends pas le temps de m’en mettre plein les yeux.

    L’été, on n’est pour ainsi dire pas là. Juin, c’est période d’examens et on reste entre 4 murs. Juillet, on est partis, en général au soleil, là où la nature est souvent bien sèche. Août, on rentre et la ou les fois où on va à La Glanerie, c’est pour tondre au pas de charge les pelouses et le verger. On se met effectivement du vert plein les yeux mais au sens propre cette fois. Et ça brouille la vue.

    L’automne, les feuilles jaunissent et rougissent en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. En deux trois pluies, tout est par terre et le charme est rompu. Où est le temps où nous allions quelquefois – mais déjà rarement – se promener en forêt de Soignes ?

    L’hiver ? Si encore il neigeait un peu. Mais non, l’hiver est une saison morte qu’illuminent seulement Noël, Nouvel-An et Carnaval.

    J’aime la ville mais parfois, disons même de plus en plus souvent, je regrette de ne pas habiter une petite maison à la campagne où je pourrais guetter, par la fenêtre de ma cuisine, les changements imperceptibles mais quotidiens de la nature. Je ressens une envie de plus en plus pressante de jardinage et je me sens pousser des mains vertes.

    Mon petit  doigt vert me dit que c’est sans doute une des manifestations de mon souhait de ralentir (ce qu’on ne fait pas pourtant au vert mais à l’orange), de prendre le temps; ce qui finalement n’est rien d’autre que le désir de profiter un maximum de la vie avant l’hiver.   

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  • So fa..bulous

    Img20070826_0001 Ca fait quatre ans au moins qu’il est sur ma to-do-list "maison". Mes parents voulaient se débarrasser de leur divan en cuir crème, franchement passé; j’aimais sa forme de haricot et son style particulier. Mais il nous a fallu quatre ans pour nous décider, trouver "le" couvreur en qui faire confiance, consacrer le budget nécessaire, choisir entre cuir et tissu, opter pour des couleurs osées.

    Moi qui suis incapable d’imaginer un produit fini sur base de deux morceaux de tissu et d’une idée, j’avais très peur d’être déçue. Et bien, je ne le suis pas, je suis même ravie, je le trouve fabuleux. Du coup, on a modifié tout l’agencement du salon, joli joli.

    Comme toujours dans ces moments-là, je me dis qu’attendre a parfois du bon.

  • Nuit des choeurs

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    Une abbaye grandiose, vieille de plus de 8 siècles, terriblement impressionnante malgré son état de ruines. Dans ces ruines, six concerts consécutifs par des choeurs magnifiques: Oxford voices, le Choeur polyphonique des Alpes, Scala, les petits chanteurs de Vienne, Pow Wow et last but not least my dearest Golden Gate Quartet.

    J’avais 10 ans tout au plus lorsque j’ai visité l’abbaye de Villers-la-Ville pour la première fois. Je n’y étais plus retournée depuis. Je me souviens seulement que c’était très très grand. Près de 40 ans plus tard, je suis bien plus impressionnée qu’alors. Sans doute que le soleil couchant sur les pierres ornées de lierre puis plus tard les lumières bleues, vertes ou rouges illuminant les colonnes et les rosaces, associées à des musiques envoûtantes m’ont émue plus que je l’aurais imaginée.

  • Home suite home

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    Naître dans une maison et y passer 94 ans de sa vie, c’était peut-être classique il y a un siècle mais à notre époque, c’est devenu peu commun.

    Alors quand le manque de mobilité finit par contraindre vos deux filles à renoncer à vous garder chez vous – malgré toute l’assistance possible – , on éprouve un vague sentiment d’échec.

    Tante Danielle est en maison de repos depuis le 1er août et même si elle est toujours gaie et enjouée, elle veut savoir "quand est-ce qu’on va rentrer à la maison ?". Et l’immense tristesse de sa fille au téléphone – reverra-t-elle jamais sa chère maison ? – m’a retourné le coeur.

  • Ange

    Pensée très émue pour Dorotka, ange gardien qui veille sur les siens depuis un an déjà. Pensée surtout pour sa maman, son papa et Hanka.   

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  • Week end cool

    Img20070817_0006_3Un week end home mais très sympa. Grasse mat’ le samedi, poissonnier et supermarché à midi quand tout le monde ou presque est rentré chez soi. Retour à la maison où Anaïs nous a préparé un délicieux velouté au cresson de fontaine. Puis je suis sortie avec Maïté une petite heure, le temps de faire quelques bricoles que j’avais sur ma to-do-list depuis des lunes. Il faisait beau et comme toujours, Bruxelles est magnifique sous le soleil.

    Ensuite, on s’est lancé dans la préparation de gelée de mûres avant de se préparer pour une chouette soirée resto avec des amis qui s’est terminée assez tard dans la nuit.

    Une nouvelle grasse mat’ le dimanche; terminer la gelée de mûres et commencer une confiture de reine-claudes, citron, vanille; farfouiller dans les penderies de Mamy pour trouver une robe "de puces" à recustomiser pour l’examen d’entrée de Maïté à La Cambre; assister à une session très Superware chez G et C où au lieu de couvercles hermétiques et étanches, de modulaires pop et de boîte boulangère, on vous parle de taille de saphirs bleus ou jaunes, de pierres de lune et de topazes et se faire offrir par super mari une superbe paire de boucles d’oreille en pierre de lune; préparer les cannelloni ricotta et épinards pour le lendemain; assister à un concert de Vaya Con Dios sur la Grand Place.

    J’ai déjà connu pire comme week end.

  • You are always on my mind

    16 août 1977. Trois mois que le premier chapître de notre love story a commencé. Entre autres points communs, une passion pour Elvis. Lui était grand fan, moi j’aimais bien. Dès que j’ai su qu’il était grand fan, j’ai aimé beaucoup (tout était bon pour plaire). Quand la ressemblance physique (enfin en partie disons – les favoris longs comme des fingers de Cadbury, une masse de cheveux poussés vers le haut façon rocker année 60 plutôt que les cheveux longs plus "fashion" dans les années 70, un déhanchement très particulier (surtout surtout le déhanchement) -) , quand la ressemblance physique donc m’a enfin sauté aux yeux (aidée par les copains qui l’ont surnommé Elvis), je n’ai plus aimé beaucoup, j’ai ADORE !Fmlgkhhh

        

    Alors quand j’ai appris la mort de l’authentique, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, comme si on m’enlevait l’amour de ma vie. Et depuis, j’ai un petit coeur de veuve dès que j’entends "Love me tender", "American Trilogy" ou "In the ghetto".

    C’est peut-être ringard d’aimer Elvis mais je m’en fiche, j’ai jamais entendu chanter ni vu bouger mieux que ça ! A chaque fois, I am all shook up…

      Toutelvis1b