Auteur/autrice : Myosotis

  • Orgasmes de cerveau

    403pxwilliamadolphe_bouguereau_28_3 Je dois avoir un point "djeeee" dans le cerveau, moi. Et j’ai essayé d’identifier à quels stimuli il répondait le mieux. Alors…. :

    • Les jeux de mots subtils comme ceux de Philippe Lafontaine, Raymond Devos, Sis’cile, Quentin et Maïté, Papy B., les mots-valise, les autotraductions (genre water-l’eau ou auberge-inn, mmmh j’adore), les contrepèteries, les calembours. Parfois même, les miens, quand je me relis (laissons Modeste à Pompon)….
    • Les langues italienne et grecque. L’italienne par adoption et par nostalgie. Mais la grecque surtout. Ah la grecque…. Je ne me l’explique toujours pas si ce n’est, je l’ai déjà dit, d’avoir été Hellène dans une autre vie. Mais c’est plus fort que moi. L’autre jour, je déjeûnais au resto avec Anaïs et dans le brouhaha de la salle, mon radar a soudain vibré et j’ai cherché des yeux ce qui l’avait stimulé. J’ai repéré un couple mais sans parvenir à comprendre le moindre mot de leur conversation ni même la langue dans laquelle ils s’exprimaient. Mais j’aurais parié mon dessert qu’ils parlaient grec. Et quand quelques clients ont quitté la salle, j’ai commencé à capturer quelques mots qui m’ont confirmé mon intuition. Pauvre Anaïs, j’ai quasi abandonné notre conversation pour fixer de manière très mal élevée le couple, histoire de comprendre le maximum de leur échange.
    • L’humour British. Ce mélange d’ironie, de noirceur et d’absurde. Et ce côté pince-sans-rire qui fait qu’on ne sait jamais si c’est de l’humour ou non.

    Ah, le plaisir des mots, des langues et des cultures. Effet feu d’artifice dans le cerveau garanti !

    Fireworks

  • 19 ans, 28 dents

    19 ans, 28 dents, oublie celles de la sagesse et ris encore et toujours.

    Senzanometruecolor01

    Img20050814_0049_2 Fgjklj Dsc00122 N513258917_3312

    Dsc_0021

  • Le grand chambardement

    Mais comment cela a-t-il commencé ? Ah oui, le week end dernier. Nous sommes sortis à la recherche en brocante de poignées de portes en laiton. Nous sommes revenus, sans poignées de portes mais avec deux fauteuils. Ou pour être plus exacte, on nous les a livrés hier matin.

    Img20060218_0014On a alors entrepris d’intervertir le salon et la salle à manger. Joli, joli, on va enfin utiliser ce salon, regarder les films sur grand écran dans un fauteuil, un vrai, et pas sur une chaise, en rangs d’oignon. Pour ceux qui ne connaissent pas la maison et qui ne comprennent pas vraiment pourquoi on ne pouvait pas installer le grand écran dans le salon d’origine, sachez juste que c’est un problème de baffles et de sono qu’on ne peut/veut pas déplacer.

    Après, la table et les chaises de la salle à manger nous ont paru toutes perdues, on a cherché des yeux le meuble qui pourrait remplir un peu la pièce. Ah, le piano. On va le glisser devant la porte de communication avec la chambre des filles (porte condamnée au quotidien, je précise, des fois que vous penseriez qu’on obligerait nos filles à ramper en-dessous du piano pour entrer dans leur chambre). Oui mais,…. Img20060218_0015

    Si on déplace le piano maintenant, on ne peut plus utiliser la porte de communication de la chambre des filles pour évacuer leurs meubles quand on va reponcer et traiter leur parquet avant d’installer leur nouveau lit récemment commandé. Euh, vous suivez toujours ?

    Oui mais, avant de s’occuper de la chambre des filles, il faut s’occuper de celle de Quentin qu’on évacue par la porte de communication entre la chambre des filles et celle de Quentin.

    Hum ! On va donc s’attaquer à la chambre de Quentin ? Pfff, l’entreprise ! Imaginez la chambre d’un ado de 16 ans qui accumule des trésors depuis 2001 et mettez-vous dans la peau de sa mère. Le père, lui, veut juste qu’on lui dégage le terrain pour le gros oeuvre. La mère veut ranger, trier, jeter, chaque pièce, chaque jouet, chaque papier qu’elle trouve. Le fils veut en finir vite et bien, enfourner tous les vêtements, propres ou moins propres, dans l’armoire (il a la décence d’envoyer les sales direction buanderie), entasser indifférement papiers, bouts de ficelle, bricoles dans une boîte à chaussures pour aller plus vite, empiler les livres scolaires, pas scolaires et BD en un tas informe. Seules ses collections de petites voitures, cannettes de softs et d’éléphants ont eu droit à un traitement de douceur.

    Après cet exercice pénible, long et douloureux (plus d’une journée), on a décidé de virer son matelas dont les ressorts lui labouraient le dos et de lui donner en échange nos anciens matelas à nous, bien emballés et cachés sous notre lit. En les délogeant, on a enfin compris pourquoi notre lit grinçait depuis quelque temps: le pied du milieu était complètement démis. Qu’à cela ne tienne, on démonte tout, yaka défaire le lit, enlever le louuuurd matelas de deux mètres sur deux, démonter les lattes de bois, en profiter pour tout aspirer zafond, réparer le pied du lit, tout remettre, tant qu’à faire changer le lit (on n’est pas à un petit peu de lessive en plus).

    Bien sûr, en vidant la chambre de Quentin, on s’est rendu compte qu’il faudrait peut-être aussi rafraîchir les moulures, peindre son radiateur qui n’a jamais vu un coup de peinture de l’Homme. Ah, mais dans quel engrenage avons-nous mis le doigt ?

    Déjà ce soir, lumbago en vue pour demain au réveil. Est-ce qu’on n’était pas seulement partis à la recherche de poignées de porte ??

  • What’up doc ?

    Whiterabbitwithwatch2

    Je suis en retard, je n’ai pas le temps de dire au revoir, je suis en retard, en retard, en retard…. Je suis le lapin blanc d’Alice, je cours, je cours, le temps m’échappe… Comment ai-je fait toutes ces années avec trois petits lapinous, un boulot à plein temps, pas de lave-vaisselle, pas de femme de ménage et peu de moyens ? Comment ai-je fait surtout pour trouver – du moins c’est l’impression, peut-être erronée, que j’en ai maintenant – d’avoir encore plein de temps ?

    D’accord, j’allais chez le coiffeur une fois toutes les dix lunes et pas tous les mois (en ce temps-là, pas de grise mine). D’accord, je faisais mon shopping cadeaux, soldes, urgences, enfants, le midi; facile, j’étais à deux pas de tout, pas comme aujourd’hui, dans un coin perdu de la ville. Maintenant, tout cela me mange presque tous mes samedis. D’accord, je travaillais moins. Mais quand, quand suis-je devenue workaholic ?? D’accord, on n’avait pas Internet et la toile ne m’emprisonnait pas dans ses filets chronophages.

    Mais là, j’en ai marre d’être en retard, en retard, en retard. Je veux du temps. Du temps pour voir le temps qui passe. Pour avoir des passe-temps. Signore, où est passé mon temps ?

    DuracellJe suis aussi le lapin Duracell, infatigable, toujours d’attaque tout au long de la journée, j’ai des piles qui durent jusqu’à quatre fois plus longtemps, tambour battant. Certains collègues me demandent si j’ai dormi au bureau puisque je pars après eux et je suis à nouveau là le matin quand ils arrivent. Je fais quatre ou cinq choses à la fois. Je suis incapable, par exemple, de téléphoner, assise dans un fauteuil, couchée sur mon lit ou tout simplement sans rien faire d’autre. Il faut que je rentabilise l’autre main: je repasse (et quand j’ai besoin des deux mains, je coince le combiné dans le creux de l’épaule), j’écris, je clique, je répond à des mails (bonjour la concentration, je rate forcément soit l’info que j’entend, soit celle que je lis.).

    Pas plus tard que samedi soir, j’ai préparé les crèpes pour la Chandeleur sur deux poêles en même temps, tout en dressant la table, préparant des pommes sautées au caramel sur une troisième poêle et grillant des amandes sur une quatrième.

    Je me lève tôt et je vais dormir tard. Mais je ne peux pas m’endormir sans avoir lu un chapître de mon bouquin du moment. Je prend mon petit déjeuner en épluchant un magazine, je vide une partie du lave-vaisselle en attendant l’eau chaude pour le thé et les toasts grillés, je parcours un autre magazine en me lavant les dents. Et toute ma journée est à l’avenant.

    Je voudrais (re)trouver la joie de vivre de Pan-pan et prendre la vie du bon côté.Thumper

    Sis’cile m’a donné une idée. Je devrais faire, comme elle, une "done list" et je verrais que l’air de rien, j’ai fait plein de choses, peut-être cela m’aiderait-il à accepter de ne pas avoir plus de temps pour le "to-do".

    N’empêche, je reste frustrée. Dois-je vraiment, sur le modèle de ma maman, attendre d’être à la retraite pour m’éclater en concerts, expos, théâtres, petits voyages, confitures ? Le hic, c’est qu’elle aussi, se plaint de manquer de temps.

    Ah, les gourmandes, éternelles insatisfaites…..

  • Mamy Nostalgie

      1193741041_img_ev2

       

    "Biche, oh ma biche, lorsque tu soulignes au crayon noir tes jolis yeux", "Lady Lay Lady Lay", "Le prix des allumettes", "Emmène-moi danser ce soir", "L’enfant et l’oiseau", "Butterfly", …..

    La nostalgimania a encore frappé.

    Rika Zaraï, Pierre Groscolas, Daniel Gérard, Patrick Juvet, Frank Alamo, Stone et Charden, Demis Roussos, Jean-François Michaël, Patrick Topaloff, Michèle Torr, Pascal Danel, Georges Chelon, Marie Myriam au programme d’un concert de 4 heures. 

      1193741041_img_ev1

     

    Déjà sur scène, ils sont pas très frais. Tous entre 60 et 70 ans. Gris, chauves, teints ou pire, perruqués pour les hommes. Bedonnantes ou imposantes pour les dames.

    Dans la salle, un rien plus jeunes, entre 50 et 60 ans. Mais bien pire encore dans le dégradé.

    Mais qu’est ce qu’on fiche ici, nous ? Je ne me reconnais pas du tout dans mes voisins. J’ai presque envie de m’en aller.

    Et puis, finalement, si on ferme les yeux, c’est mieux. La voix n’a quasi pas changé. L’humour est là, un peu vieillot chez certains mais ça passe. Et d’autres encore, ont évolué et offrent en bonus quelque chose de nouveau, de beau, de plus mûr.

    PortraitAllez, j’assume, j’aime le ringard. C’est comme ça. Et oui, j’ai chanté avec tout le monde, parce que je connais TOUTES les paroles PAR COEUR.

    Il ne me manquait que Mort Shuman, Carlos et…. C. Jérôme.

  • Le deuil

    CheminfullVoilà un mois que Papy nous a quittés. Et la vie n’a pas vraiment changé. Et cela me dérange.

    Oh bien sûr, quand on va chez lui, on ne peut pas regarder sa photo, son fauteuil, ses pipes, sa chaise, sans sentir son coeur se serrer. Bien sûr, on refoule les larmes qui montent aux yeux. Mais tout le monde joue le jeu du sourire et du "tout va bien" pour les autres. Eviter à tout prix de faire pleurer l’autre en se laissant un peu aller. Et c’est peut-être là que le bât blesse. Ne devrions-nous pas justement pleurer pour donner le droit à l’autre de se laisser aller par contagion à un peu de relâchement du self control permanent ?

    D’autre part, il y a quelque chose de choquant à cette fausse jovialité permanente. Comme si nous l’avions déjà oublié. Je sais que ce n’est pas vrai. Je sais qu’il ne sert à rien de revenir aux temps – pas si anciens pourtant – où le deuil, le vrai, durait 3 mois, 6 mois, un an ou deux ans selon le degré de parenté (d’importance) du disparu (pour l’anecdote, un an pour les veufs, deux ans pour les veuves, grrrr). Mais pourtant….

    Je vis des sentiments confus. Un vague sentiment de culpabilité de ne pas y penser à tous les instants, comme si je trahissais Papy, comme si, si je n’y pense pas tout le temps, il va définitivement sombrer dans l’oubli. Un vague sentiment de vanité en pensant que si on ne pleure pas en permanence un être aimé, on ne me pleurera pas plus et "est-ce donc tout ce que l’on est ? On ne vaut pas plus que ça ?". Un vague sentiment de colère encore, de déni, de pensée magique ("tout ceci n’est qu’un cauchemar, demain il reviendra").

    Le plein quotidien n’a pas vraiment changé, c’est vrai, le tourbillon boulot-metro-dodo a repris. Et pourtant, au détour d’une photo, d’un dessin sur la cheminée, on se prend son regard en plein coeur et les mâchoires se crispent.

    Après tout, peut-être dois-je arrêter de me poser des questions et vivre pleinement cette présence différente…..

  • Duo pour Clarinette

    Deux ans déjà !P1040049 C’est une petite fille que j’adore, que je ne me lasse pas de regarder, tant elle est jolie à croquer, une petite fille aux yeux sublimes, maligne comme tout et au caractère bien trempé.

    C’est une petite fille qui me snobe. Alors que sa maman disait pas plus tard qu’il y a deux semaines que tous ceux qui m’approchent tombent sous le charme. Ah oui ? Et bien pas Clara. Je l’approche, elle tourne la tête. Je lui prends la main, elle la retire. Technique de dragueuse. Elle sait que j’attend, que je quémande un sourire. En essayant de ne pas le montrer. Mais la petite souris n’est pas dupe. Je devrais peut-être la kidnapper et après une journée passée avec moi, elle finirait bien par me trouver quelque chose d’intéressant. "Je devrais à chaque instant la surprendre", comme dit "Clara veut la lune".

    Peut-être me trouve-t-elle une vilaine et vieille copie fanée de sa maman ? Oui, évidemment, là, je ne peux pas concourir sur ce terrain-là, sa môman aura toujours 10 ans de gagnés.

    Peut-être ne suis-je qu’une "fille", elle qui affiche effrontément sa préférence pour les messieurs ?

    Peut-être teste-t-elle son pouvoir, déjà ?

    P1040913_2

    Elle me fait attendre, la petite clarinette, flûte et reflûte. Mais peut-être qu’un beau jour, sans tambour ni trompettes, on finira bien piano piano par accorder nos violons.

    Bon anniversaire, jolie poupée.

    P1040450_2

  • Le goût des belges

    Goutdesbelges0001_4Pour mon anniversaire, Sis’cile m’a offert, entre autres, un bouquin sur "Le goût des Belges". Trop drôle. Je n’avais jamais imaginé à quel point toutes ces douceurs et tous ces sels étaient typiquement Belges.

    J’ai posé la question à toute une série de Français, d’Italiens et d’Espagnols: avant d’avoir passé un certain temps en Belgique, ils n’avaient jamais entendu parler de Suggus, boules de Berlin, de saucisses TV, de rollmops, de saucisson de jambon, d’hosties et de Chipitos. Ah !

    Et non seulement, c’est représentatif du goût des Belges mais en plus, nous avons tous un souvenir d’enfance lié à la moitié de ces saveurs.

    Alors, moi ….

    Les saucisses TV: que moi j’appelais les saucisses Zwan pour ne pas citer la marque. Celles que je chipais dans l’épicerie de mon grand-père pour aller les manger (toute la boîte d’un coup) dans ma chambre sous le toit. Après je ne savais jamais comment me débarrasser de la boîte.

    Les Chipitos: c’est surtout une odeur. En fait, ça sent même pas bon, ça sent le fromage et le paprika. Mais c’est une odeur de pas bon qu’on aime. Bizarre..

    Les Tuc: LE biscuit apéritif du premier jour de l’An avec le Martini. Et je devais faire le tour pour les invités, sachant que je pouvais taxer un TUC à chaque tour de piste accompli.

    Les Bifi et les Midget: ces horriblement délicieuses cochonailles qu’on achetait en sortant de l’école. Les Midget, on les mettait par deux en bouche et la Bifi on faisait traîner parce qu’on n’en achetait qu’une à la fois et on suçait le plastique quand on avait fini pour en avoir encore. Dég….

    Les ravioli en boîte: Après 5 ans en Italie, je sais pas comment j’ai pu aimer ça mais j’ai aimé ça.

    Le fromage en cubes au sel de céléri: les meilleurs sont ceux de mon papa parce qu’il ajoute du paprika.

    Le saucisson de jambon: et la petite tranche enroulée sur elle-même que le boucher donnait systématiquement à tous les enfants de moins de 6 ans. Merci monsieur.

    Les Suggus: en fait, je préférais les Fruitella. Citron.

    Le riz au lait: mmmmmh, celui de ma maman.

    Le chocolat (Jacques) fourré à la crème de banane: celui que je choisissais toujours parmi ceux que mon grand-père me proposait (ou alors celui à la noix de coco).

    Les macaroni à la cassonade: trop trop bon.

    Les hosties: ces espèces de soucoupes volantes en papier alimentaire rose, jaune, vert clair, remplie de poudre sûre.

    Le lait condensé sucré: en boîte ou en tube, avec une petite préférence pour le tube, plus clean.

    Les boules de Berlin: aaargh, celles de chez Van quelque chose à Middelkerke, il y a…. 40 ans.

    Il parait que c’est le deuxième tome. Je me demande bien ce qu’il y avait  dans le premier. Le pickles ? Les nic-nac ? Le yaourt à la grenadine ?

  • Mioum !

    Debout devant le frigo, je déguste à la petite cuiller des petites crèmes de lemoncurd faites maison (une puis deux). En même temps, je lis une page découpée dans un magazine bien intentionné et que j’ai placardée à dessein sur la porte dudit frigo. Je lis même très consciencieusement:

    • A 11h au bureau: Exit, la barre chocolatée du distributeur (500kcal tout de même). Le matin, on emporte avec nous 1 yaourt nature, voire 1 oeuf dur.
    • Au resto, en attendant mon plat: au lieu d’engloutir la corbeille de pain on privilégie la texture épaisse du jus de tomates.
    • Au goûter: non à la pâte à tartiner des enfants, ultragrasse et ultra sucrée mais un fruit + une tranche de jambon blanc
    • En préparant à dîner, gare aux lipides: les chips (50% d’huile), le saucission (30g de gras/100g), les cacahuètes et les noix de cajou. A la place, on mâche lentement 1 carotte crue ou une petite pomme.

    Tiens, ils ne disent rien sur le lemoncurd debout devant le frigo ? Cherchez l’erreur…

    Gourmande01glace

  • Un p’tit bidet

    Anniversaire22 Un p’tit bidet, c’est ce que Sis’Cile m’a souhaité sans compter le super gentil zémouvant message qu’elle a écrit sur sa vieille soeur.

    J’ai pris une journée de congé pour ne pas faillir à ma récente bonne habitude mais je devrais un peu peaufiner l’organisation de cette journée que je voudrais "spéciale", spéciale moi, disons.

    Je devrais mieux l’organiser pour bien en profiter, me dis-je. Au lieu d’aller chez l’esthéticienne le matin pour la torture épilatoire, ce qui n’est jamais qu’une activité mensuelle comme une autre et tout sauf exceptionnelle, je pourrais opter plutôt pour un massage. Au lieu d’aller faire les soldes, ce qui n’est jamais qu’un passage obligé du début du mois de janvier, je pourrais me programmer une exposition, un cinéma, une journée à la mer. Ttttt….

    Non pas que cette journée ait été un petit bide en soi, non non. Même si il a commencé par pleuvoir des cordes le matin. Même si l’homme a pris congé aussi mais qu’il a dormi jusqu’à passé midi. Et même si, finalement, après les soldes, il était déjà temps de rentrer home sweet home et préparer à manger pour ces étudiantes en examens. Mais la journée était quand même sympa.

    Mais tout compte fait, l’organisation de mes propres journées d’anniversaire n’est pas nécessairement le meilleur moyen de les réussir, loin s’en faut. La veille de mes 20 ans, je suis tombée d’une hauteur de deux mètres sur un coin de chaise et me suis retrouvée en observation à l’hôpital pour une suspicion d’éclatement de la rate. Le jour de mes 30 ans, j’ai raté mon propre gâteau d’anniversaire, moi !! Le jour où j’ai fêté mes 40 ans, la dernière nuit avant l’an 2000, mon grand-père a décidé de fermer les yeux sur le millénaire qui venait de s’écouler.

    Alors bon, rangeons le côté Bree au placard et laissons-moi porter par la brise du jour et prendre ce qui vient (comme la bougie-petit coeur d’Anaïs à côté de ma tasse de thé au petit déjeûner, par exemple….)