Empêcher consciemment quelqu'un de dormir relève de la torture.
L'insomnie génère du surpoids.
L'insomnie transforme en quelques heures un être humain en animal ruminant.
L'insomnie rend agressif.
Je suis devenue une grosse vache aboyante.
Ce sera le mot d'ordre de cette nouvelle année.
Ralentir pour me poser.
Ralentir pour me reposer.
Ralentir pour ne plus faire les choses à moitié.
Ralentir pour réussir.
Ralentir pour que le cerveau suive.
Ralentir pour voir.
Ralentir pour entendre.
Ralentir pour sentir.
Ralentir pour goûter.
Ralentir pour sentir.
Ralentir pour en profiter.
Ralentir pour apprendre.
Ralentir pour être là.
Ralentir pour partager.
Ralentir pour mieux vivre.
C'était une belle année. D'un point de vue tout à fait égoïste et personnel, bien sûr. Mais je veux écrire ici mon bonheur pour m'en souvenir lors de temps peut-être plus durs. Je veux reconnaître ma chance et ne pas la bouder.
C'était une belle année. J'ai fêté mes 50 ans avec bien plus de plaisir que je ne l'aurais imaginé. 51, ce sera autre chose mais franchement sauter dans le demi-siècle, entourée de ma famille, de mes amis, de musiciens à qui je n'aurais jamais osé demander un autographe dix ans plus tôt, gâtée comme une enfant à Noël, rien ne pouvait me rendre plus heureuse.
J'ai passé du temps avec tous ceux que j'aime, certes pas autant que je l'aurais voulu, mais ces moments, même courts, me sont plus précieux que tout.
J'ai eu l'immense plaisir de passer 24 heures dans l'Orient-Express nous emmenant de Paris à Venise. Le luxe et la classe à l'état pur mais un cadeau que je n'oublierai jamais.
J'ai vu des concerts extraordinaires (Lorin Maazel, Dalaras, Clapton et Steve Winwood, cadeau de Swiss'Sis à l'Homme, le Jazz Marathon, le Boogie Woogie Festival, les Golden Years, Cecilia Bartoli, Omara Portuendo, sans compter le concert annuel de djembé de Quentin et tous les concerts classiques avec Mamy), des expositions magnifiques (El Greco, "Imagenes de Mexico", la rétrospective Yves Saint Laurent au Petit Palais à Paris pour la fête des mères, "L'orientalisme de Delacroix à Kandinski"), j'ai lu plein de livres passionnants, vu toute une série de pièces de théâtre drôles, tendres, interpellantes, parfois nulles.
J'ai passé de jolis weekends "ailleurs", à Paris avec mes sorcières bien-aimées pour mon anniversaire, à Venise avec l'Homme, à Majorque avec G. et C., à Nice avec J. et S. . J'ai eu des vacances magiques, cette année encore avec mes enfants.
Le petit dernier a eu son bac.
J'ai réussi un examen qui me sécurise au niveau de mon boulot.
Bien sûr, il y a eu des décès proches, des alertes médicales inquiétantes, des interventions chirurgicales les unes légères ou peu traumatisantes, d'autres d'amie proche bien plus lourdes de conséquences; bien sûr, il y a eu de grosses déceptions sur le plan professionnel mais surtout sur le plan familial, enveloppées de mensonges et d'omissions; bien sûr, il y a eu des moments de découragement, d'épuisement, de fatigue, des nuits sans sommeil; il y a eu les ratés dans les travaux entrepris dans la maison; il y a eu les moments difficiles au boulot, les accrochages violents en famille, et tant d'autres moments plus pénibles.
Mais tout cela n'est rien en regard de tout le bonheur et l'amour dont je suis entourée et qui me permet d'en redistribuer d'infimes miettes autour de moi tout comme il me permet de vivre plus sereinement les moments gris.
A vous tous qui passez par ici, je vous souhaite une année 2011, pleine d'étoiles et de petits soleils pour illuminer chacune de vos journées.
Non, je ne vais pas vous écrire un billet sur Carla, loin de moi cette idée saugrenue. Mais bien sur notre première dinde farcie de Noël. En 27 réveillons de Noël, jamais nous n'avons préparé de dinde. Et cette fois, nous avons sacrifié à la tradition. Bien nous en prit, le succès a été unanime. Les plus difficiles (traduisez, chez nous, ceux qui n'aiment pas du tout la sophistication) ont décerné l'Oscar du Noël dans la catégorie "papilles".
Malgré l'affaire Tannenbaum, ce fut un beau Noël encore une fois. Ca a bien failli tourner à nouveau en purée de marrons à cause de cette brave dinde. L'homme a préparé la farce à sa façon et a cuit le restant avant de la mettre au four pour qu'on teste la dite farce. J'ai émis mon avis ("Est-ce que tu ne trouves pas qu'elle manque un peu de goût ? Ca ne va pas donner beaucoup de goût à la dinde ? Tu as mis des épices, cannelle, quatre-épices ? C'est même moins bon que ton pain de viande habituel...). Je me suis à nouveau fait traiter de manipulatrice par l'homme et les enfants qui trouvaient cette farce tout à fait digne. Il n'empêche que l'homme a récupéré sa farce, l'a retravaillée avec épices, cognac, etc… et que tout le monde a bien dû reconnaitre qu'il y a bien farce et farce. La bonne blague ! Et "on" a encore insinué que j'obtenais tout ce que je voulais. Mais bon, puisque c'est le rôle qu'"on" m'a attribuée dans ce couple, j'assume. Je suis le quality controller d'une équipe qui marche, alors pourquoi changer la formule ?
Hormis la dinde, le plaisir était au rendez-vous. Le plaisir en cuisine pendant toute la journée du 24 avec Swiss'Sis, Anaïs et le champion de la dinde, le plaisir autour du sapin et au milieu des cadeaux, le plaisir des sourires heureux, le plaisir de réunir ceux qu'on aime, une pensée très émue pour Papy L. qui manque toujours autour de la table.
Le plaisir encore le lendemain, à ranger les vestiges de la fête, le plaisir de découvrir plus au calme ses cadeaux (un flacon de Coco Mademoiselle, un soin Capture de Dior et "Le goût des pépins de pomme" de Katharina Hagena pour moi), le plaisir de traîner un peu sans trop rien faire pour une fois.
J'espère que pour vous aussi, Noël a été source de joie et de bonheur en famille…
Ces dernières années, le montage du sapin a perdu tout son charme. L'Homme me gâche tout le plaisir. Déjà, il retarde toujours le moment de le monter (tout comme le moment de le démonter d'ailleurs, bientôt on attendra Pâques pour le ranger). Et je piaffe d'impatience parce que pour moi, la magie de Noël c'est avant Noël et un peu après, mais plus vraiment après le Nouvel An.
Ensuite, il est LE spécialiste du sapin, moi je suis assistante, petite main. C'est lui qui monte le sapin artificiel, branche après branche. Moi, je veux aider mais je ne fais jamais les choses comme il faut. Il faut déplier les branches comme ceci et pas comme cela. Puis il s'agit d'installer les circuits lumineux. Les circuits non colorés vinrent à manquer et donc l'Homme s'est mis en chasse. L'ennui, c'est qu'en ces temps plus green que green, on ne trouve plus sur le marché que des circuits LED dont la lumière lave plus blanc que blanc. Il les a installés en mon absence et quand je suis rentrée, j'ai été terriblement éblouie au point de ne pas pouvoir le regarder en face (le sapin, pas l'Homme). Comme j'ai osé donner mon avis en la matière ("Vous ne trouvez pas que c'est un peu éblouissant ces nouveaux circuits ?"), l'Homme, soutenu par le petit d'Homme, m'a traitée de manipulatrice. "Il eût été plus simple de dire franchement que tu n'aimes pas cette lumière". Ben oui, c'est ce que je voulais dire mais je mets les formules de politesse, je ne manipule pas. Enfin bon, j'ai soi-disant obtenu ce que je voulais puisqu'il a enlevé tous les circuits et recommencé en glissant les LED plus profondément dans le sapin afin d'en atténuer l'impact.
Après cela, il faut encore patienter 24 heures avant d'accrocher les boules. Oh bien sûr, je pourrais garnir le sapin moi-même. Mais non, il préfère que je ne monte pas sur l'échelle et je passe les petites boules (pas les grosses, les grosses sont pour le bas) comme une infirmière passe le scalpel au grand chirurgien en salle d'op. Anaïs, elle aussi, aime garnir le sapin. Mais comme moi, elle doit ronger son frein. On peut démarrer l'accrochage à hauteur d'homme, enfin de femme. Mais là encore, il passe derrière nous et modifie une boule ou l'autre qu'il considère mal placée.
Là, franchement, c'est moi qui ai les boules et je ne parviens plus à m'émerveiller devant le beau sapin fini, ce qui tout de même devrait être le but recherché, non ?
Magie de Noël, vous disiez ?
Mais qui a décrété que Noël devait tomber le 25 décembre ? Dans l'hémisphère sud, passe encore. Mais chez nous, c'est une totale incongruité. Bien sûr, bien sûr, les lumières scintillantes, l'atmosphère festive, les réjouissances et la famille rassemblée, tout cela nous aide à passer l'hiver. Mais n'empêche….
En décembre, il fait froid et même bigrement froid ces derniers temps. Pas du tout un temps à aller faire du lèche-vitrines à la recherche du cadeau qui plaira. Du coup, soit on achète trop vite et mal, soit on se réfugie dans des galeries commerçantes chauffées ou des grands magasins racoleurs et ce n'est pas mieux.
Décembre, c'est par définition la fin de l'année mais aussi la fin de l'exercice budgétaire, le moment du bilan et il faut courir après les factures, payer, signer, finir, boucler, terminer, viser, en perdant souvent le contrôle des opérations, ce qui nous laisse K.O., le nez au tapis alors qu'on voudrait bien un petit rab de congé pour préparer Noël.
Décembre, c'est le moment où tout le monde veut finir l'année en beauté et on va de déjeuner de Noël en Christmas drink et de dîner de fin d'année en vin chaud aux épices. Du coup, on n'a plus envie de se farcir encore une dinde en plus.
Je me plains, je me plains mais au fond, je suis ravie. J'ai eu beaucoup de plaisir à choisir les cadeaux pour ceux que j'aime, au prix de pas mal d'embûches (de Noël), je suis crevée mais je suis heureuse de pouvoir rassembler toute la famille autour du sapin (enfin quand il sera monté) et de la table.
Et j'ai une pensée émue pour le grand-père de Simon, décédé la semaine dernière en trois jours, qui, conscient de son départ, a dit "Alors, je vais rater la dinde ?". Humour britannique jusqu'au bout.
Pendant les vacances, je suis bibliophage. Dès septembre, je suis au régime plutôt sec. Je n'ai lu que 6 livres depuis la fin des vacances. Allez, je vous fais une petite revue de presse:
Seule Venise de Claudie Gallay
Isa me l'avait prêté début août et je ne l'ai commencé qu'un mois plus tard. Elle savait que j'avais lu les Déferlantes et que j'aimais Venise. Il n'en a pas fallu plus pour qu'elle pense à moi. J'ai aimé plus que tout l'atmosphère de ce livre: Venise en hiver quand elle n'appartient plus qu'aux Vénitiens. Tout le livre est nimbé de cette brume fantasmagorique. Je me suis imprégnée de l'ambiance de cette pension de famille où cette jeune femme a trouvé refuge après avoir tout quitté. j'ai adoré ce vieil aristocrate russe qui au soir de sa vie, vit à Venise dans le seul espoir de retrouver son premier amour (tragique amour impossible avec la fille de sa nounou). Et tout au long du récit de ce séjour pour oublier une rupture dans une Venise insolite, c'est encore et toujours Venise qui me séduit.
La vie d'une autre de Frédérique Deghelt
Un livre que m'avait offert avant l'été Petite Anne. Une histoire un peu abracadabrante d'une jeune femme de 25 ans qui se réveille, le lendemain de sa rencontre avec un garçon qui deviendra son mari, 12 ans plus tard, avec ledit mari et 3 enfants en prime. Entre les deux, un trou noir, une absence, une amnésie de 12 ans. J'ai eu un peu de mal à y croire. D'autant qu'elle fait comme si de rien n'était et parvient à tromper son monde sur son amnésie. Un peu fou. Mais pour finir on y croit et on souhaite ardemment savoir ce qui a provoqué ce black-out. Et on finit par le lire comme un policier.
L'enfant à l'endroit, l'enfant à l'envers de Nicole Versailles
Un des livres de Coumarine. Un livre très émouvant où je me suis à plusieurs reprises retrouvée d'une manière ou d'une autre dans les traces de Coumarine. C'est l'histoire personnelle de cette autre Nicole, de sa mère et de sa grand-mère, qu'elle n'a pas connu et à qui elle s'adresse. C'est l'histoire d'une enfance un peu sévère, un peu triste, un peu bridée mais revisitée par une adulte qui ne manque pas d'humour et d'indulgence. Un livre pour se réconcilier avec l'enfant que l'on était et que l'on est toujours.
Le lièvre de Patagonie de Claude Lanzmann
Mon coup de coeur de cet automne. Livre "imposé" par la tournante de livres pour ce mois d'octobre. Une vraie découverte. Ce sont les mémoires de Claude Lanzmann, qui a vécu mille vies et non des moindres: Juif non religieux, adolescent résistant pendant la seconde guerre mondiale en Auvergne, jeune journaliste indépendant rédigeant tant pour Les Temps modernes, fondés par Sartre que pour le Elle de Lazareff, amant pendant 10 ans de Simone de Beauvoir, le Castor (du coup, je me suis achetée deux de ses livres, tellement elle m'est apparue sympathique), engagé pendant la guerre d'Algérie, réalisateur du film fleuve "Shoah", frère du Jacques Lanzmann, lui-même papa du mythique "Paris s'éveille", etc…. Je suis tout simplement fascinée.
Quitter le monde de Douglas Kennedy
J'aime très moyennement le style de Douglas Kennedy et pourtant je finis toujours par aller jusqu'au bout de ses livres. Cela démarre toujours lentement et je suis toujours sur le point de laisser tomber et puis soudain, sans jamais vraiment accrocher, je veux aller jusqu'au bout. Toute l'intrigue est basée sur le thème de la culpabilité de l'héroïne: les reproches de sa mère qui croit mordicus que son mari l'a quittée parce que sa petite fille de 13 ans a un jour lâché qu'elle ne se marierait jamais et n'aurait jamais d'enfant, la culpabilité de ne pas avoir pu empêcher son professeur de littérature dont elle était la maîtresse de se suicider suite à un échec littéraire, la culpabilité d'être la fille d'un minable escroc, la culpabilité d'avoir elle-même épousé un autre minable escroc et finalement la terrible culpabilité de n'avoir pu sauver sa petite fille de 3 ans des roues d'un camion. Somme toute très déprimant, ce bouquin.
Le fait du Prince d'Amélie Nothomb
Amélie Nothomb a vraiment le don pour écrire des histoires abracadabrantes. Cette fois, elle nous raconte l'histoire d'un homme qui usurpe l'identité d'un inconnu venu inopinément et effrontément mourir chez lui. Il s'insinue dans sa vie, dans sa maison et partage la vie de sa femme qui ne semble pas s'inquiéter outre mesure que son mari ne donne plus signe de… vie. L'écriture est toujours aussi piquante mais à part ça, cette histoire ne tient absolument pas la route et se termine en eau de boudin.
Prochaine revue littéraire au printemps.
30 ans déjà ? Nooon…..
Premier vers du plus célèbre poème d'Emile Nelligan, poète québécois que j'ai découvert sous la plume d'un écrivain…. haïtien:
Je n'étais durant cet après-midi de décembre
qu'une ombre derrière la fenêtre givrée
en train d'admirer
l'un des plus bouleversants spectacles de la nature.
Je regardais fasciné toute cette neige
qui ne cessait de tomber.
Le poète Emile Nelligan a atteint l'immortalité
pour avoir employé deux fois le mot neige
dans ce vers très bref:
"Ah comme la neige a neigé."
L'énigme du retour – Dany Laferrière
Il neige sur la Belgique depuis une semaine par petites touches. Il fait bigrement froid mais petit à petit on s'habitue.
Fin de semaine sous le signe de la neige et du froid:
Jeudi: Une pièce d'Amélie Nothomb au théâtre: Les Combustibles. Pas une pièce particulièrement extraordinaire mais qui pose question néanmoins par ce soir de grand froid: Une étudiante, un assistant et un professeur de littérature vivent ensemble dans l'appartement du professeur en pleine période de guerre. Il fait dramatiquement froid et ils ont déjà brûlé tous les meubles. Restent les livres, une bibliothèque fabuleuse. Mais dilemme: quel(s) livre(s) brûler en premier ? On connaît bien la question: "Quel(s) livre(s) emmèneriez-vous sur une île déserte ?" mais se demander quel livre brûler en premier pose la question sous un angle très différent. Il y a un côté sacrilège difficile à surmonter. Et j'ai essayé de répondre à la question sans y parvenir. Il faut croire que j'ai pas encore assez froid pour la prendre au sérieux…..
Vendredi: On a pris la route à six direction Le Touquet. Soirée dans une chambre d'hôtes/restaurant à vous recommander absolument: La Cour de Rémi. Arrivés sur place, on a entrepris de faire une petite promenade de soleil couchant. Brrrrr, – 8°C, – 10°C, on n'a pas tenu très longtemps et le plus méditerranéen d'entre nous a déclaré forfait et nous nous sommes engouffrés dans le seul et unique café du village, à côté de la petite église, et nous avons débarqués chez les Ch'tis: "Vous v'nez de Bruxelles, hein ?" "Ah, monsieur est anglais, hein ?", "Et vous v'nez ici pour une nuiiiit ?". Un vieux poêle Godin, un tapis de cartes, les cartes, des petits Portos (personne ne s'est aventuré du côté du Picon vin blanc), des clients du cru qui nous dévisagent en riant sous cape. Retour chez Rémi: Une soirée toute en saveurs et parfums, toute en rires et dégustation, et hop sous la couette + couverture supplémentaire. Un petit déjeuner mémorable et une promenade plutôt courte sur la plage du Touquet, absolument pas belle pour deux sous, mais la plage sous la neige, cela reste toujours un spectacle d'enfant pour des citadins comme nous. Et retour sous une tempête de neige vers Bruxelles où la neige a fondu.
Novembre c'est le mois du striptease des arbres. En octobre, ils étaient habillés de rouge et or, en novembre, en un soir ou deux, ils se dépouillent de cette tenue flamboyante en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et on se retrouve tout étonné de les retrouver ainsi déshabillés, démunis, déjà en hiver.
Novembre est un mois tristounet, on fleurit les tombes de ceux que l'on a aimés et qui ont disparu, on fête encore et toujours l'armistice d'une guerre d'il y a près de cent ans et il me semble qu'on pense moins à la fin d'une guerre qu'au gâchis qu'elle a représenté.
Novembre, c'est le mois de Ste Cécile et j'ai toujours une pensée émue pour ma soeur et pour les musiciens et le mois de Ste Catherine et j'ai toujours une pensée émue pour mes copines Catherine et pour les vraies célibataires.
Novembre est un mois mouillé, la pluie tombe en crachin, en bruine, en averses, le vent nous glace, le froid engourdit nos membres. On troque l'imperméable pour un manteau plus chaud. Le parapluie devient la pièce indispensable de la panoplie de sortie.
Heureusement, Noël scintille dans le lointain de quelques semaines. Et cette lueur-là nous aide à tenir le coup.