Auteur/autrice : Myosotis

  • Vingt

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    Il arrive forcément toujours un jour où tous vos enfants ont 20 ans. Aujourd'hui le cap est passé. Je me suis efforcée d'ignorer ce petit pincement au coeur, cet infime picotement concomitant aux étapes clés: la chute du cordon ombilical, le dernier biberon, la perte de la première dent de lait, l'entrée à l'école primaire, le premier pseudo Wonderbra, le premier poil au menton, l'entrée à l'univ… 

    On a tout fait pour que cette journée soit la sienne. Pas de botanique, pas de zoologie, ni physique, ni chimie. Des ballons dans les arbres au petit déjeuner, les mêmes ballons remplis d'eau en bataille rangée entre le toit et la terrasse, une chasse aux papillons, Anaïs tout sourire TOUTE la journée, une après-midi à la plage, un resto le soir. Même le petit lézard avec qui il avait sympathisé la veille est revenu lui souhaiter un bon anniversaire. Si, si !

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  • Ombres et nuages

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    La dispute annuelle des vacances sans laquelle il manquerait un peu de piment  et de sel à cette cohabitation permanente.  Elle a toujours lieu après deux semaines d’harmonie relative où le plaisir d’être enfin en vacances, le soleil, la beauté environnante, les découvertes, la bonne humeur et quelques compromis compensent les taquineries, mesquineries et autres différends légers qui gonflent lentement au fur et à mesure des jours qui passent. L’ennui commence à s’installer, les centres d’intérêt divergent, les attentes ne sont plus rencontrées. L’agressivité est latente. Cette année, il aura suffi d’un chips chipé à l’autre, d’une main puissante enserrant un poignet, d’un coup sur le bras et d’une gifle claquante pour mettre le feu à une montagne de poudre qui n’attendait que cela pour exploser.

    J’ai décrété la fin des vacances, donné le signal de départ pour faire les valises et l’Homme qui a vu là une occupation lui convenant parfaitement bien pour servir d’exutoire à son ras-le-bol-d’enfants-chamailleurs m’a emboîté le pas. Au bout d’une vingtaine de minutes de rangement, ma colère s’est émoussée. La sienne s’est amplifiée. Moi, je ne voulais plus partir – sans compter que le frigo était plein et que je me voyais mal téléphoner à la propriétaire un dimanche soir pour dire « Tout compte fait, on part une semaine plus tôt parce qu’on est pas fichu de vivre ensemble 3 semaines d’affilée » – et lui m’a lancé un ultimatum m’intimant de le suivre. D’une dispute entre deux enfants au sujet d’un chips, le conflit a tourné en une lutte de pouvoir parents-enfants, enfants-enfants et parents-parents. Le cinéma a duré quatre heures, a fait pleurer au moins quatre paires d’yeux,  sortir toute une liste de quatre vérités et gâché une belle après-midi de soleil.

    Je me suis toutefois bien gardée au cours de ces 4 heures d'annuler le restaurant réservé le matin pour le soir même. Et la journée s'est plutôt bien terminée. 

    Mais même en sachant que cette journée est devenue quasi traditionnelle, elle n'en reste pas moins pénible, elle donne mal à la tête, des yeux de grenouille et le nez rouge. 

    Mais sincèrement je ne vois pas comment on l'aurait évitée cette année avec un bébé marmotte qui doit étudier TOUS ses cours en deuxième session, une pile électrique en sevrage de cigarettes depuis une semaine, une râleuse professionnelle et deux parents casse-bonbons .

     

     

  • Plein soleil


    *    Des saveurs : 

    –      les spécialités maison préparées par la signora Siretta : la caponata que j’avais très envie de découvrir et qui s’est avérée à la hauteur de mes espérances; una parmigiana d’aubergines nettement moins meilleure que la nôtre, apprise religieusement auprès de Rosa à Turin, des orecchiette alla salsiccia, un délice et un plat tout bête de riso, patate e zucchine al forno, mais absolument divin.

    -       un menu largement inspiré du Moyen-Age italien lorsque la lasagne s’appelait encore « lacana » qui nous a laissé en bouche un festival de saveurs aussi exquises que variées, tellement bon qu'on y est retourné trois fois.

    -       le petit déjeuner – incontournable des vacances réussies selon Ste Anaïs -, préparé par le premier debout (celui-là même qui ne glisse pas un seul pied hors de la couette avant 10 heures le weekend pendant l’année mais qui dès le premier matin des vacances est sur le pont – ou la terrasse -, appareil photo en main dès 7 heures du mat’) : cappuccino crémeux au fur et à mesure des réveils plus laborieux de ses troupes, jus de fruits, œufs coques parfois parfaits parfois moins, jambons, fromages, toasts grillés, pain frais, beurre, confiture (cette année, la confiture de petites prunes de la signora Siretta, offerte en cadeau de bienvenue – un pur délice), fruits frais – pêches, melons, ananas, abricots, cerises -  coupés en morceaux.

    -       l’apéro sur la terrasse, tradition purement estivale qui commence dès le premier soir et fait partie des petits plaisirs non tant gustatifs que le simple plaisir d’être ensemble autour d’un verre – le Spritz (apéritif typiquement vénitien fait d’Apérol, de spumante et d'eau pétillante) n’a toutefois pas le même peps que sur une piazzetta de Venise à la tombée du jour en mai –.

    -       une glace – LA glace (pas cet infâme Magnum auquel nous avons sacrifié une seule fois sur la plage en souvenir des Maxibons de l’enfance italienne pour le regretter dès le premier coup de langue – il gelato donc, aux parfums dont les noms sont déjà en eux-mêmes des promesses de bonheur : pistacchio, noce, yoghurt – le parfum préféré d’AnaIs – frutti di bosco, mandorle, melone, limone, baci, Maria d’Enghien (vanille et citron), terre d’Oriente (cannelle et autres épices orientales)

     

    * Des sensations :

    -       une fatigue immense qui met du temps à sortir. Il me faudra bien une semaine avant de me sentir à nouveau plus vivante.

    -     la chaleur du soleil, à même la peau, dont je ne me lasse jamais. Bien-être infini.

     

    * Des plaisirs des yeux :

    Partout la beauté. J’ai peu de mérite parce que je la vois partout, toujours. Dans le métro, au bureau, en ville, dans les plus infimes détails, dans les visages ingrats, partout. Mais, en vacances, non seulement je peux m’arrêter et prendre le temps mais la nature est telle que partout où mes yeux se posent, je ne vois que le beau. Je ne vois que fugitivement les poubelles éventrées, abandonnées en pleine nature faute d’une gestion rationnelle des poubelles municipales, j’efface de ma mémoire les – rares – sacs plastiques ou autres déchets que j’évite dans les vagues. Ma rétine n'imprime que la beauté. Elle ne retient que:

    -    Tout ce vert autour de moi, les oliviers somptueux, les cactus grassouillets, les pêchers, les amandiers, le mûrier rouge qui a donné son nom au trullo que nous occupons, cette terre rouge argileuse si particulière qui nous font à Maïté et à moi irrésistiblement penser à Tara et à Scarlett,

    -       Ce trullo, absolument magique, restauré avec un goût parfait, le plafond que je ne me lasse pas de contempler quand je suis couchée, cette blancheur lisse et douce, à mi-chemin entre l’intérieur d’un sein et des blancs montés en meringue soyeuse et brillante.

    -       Les nuages, inexistants la première semaine, bien plus présents dès la deuxième sans toutefois jamais nuire à la douceur ambiante mais beaux, blancs, joufflus, se mélangeant avec grâce et volupté.  Les regarder est un plaisir sans cesse renouvelé.

    -       La voûte céleste dans la nuit claire où j’essaie en vain de repérer l’une ou l’autre étoile filante. Je n’en ai jamais vue, je m’efforce d’être attentive mais chaque fois que quelqu’un s’exclame et s’empresse de faire un vœu, le temps que mon regard se tourne vers le cri de joie, elle a … filé. A cinquante et un an, je trouve cela très dépitant.

    -       La mer, toujours la mer.

    Les vacances cuvée 2011 étaient loin de me déplaire….

     

     

  • On ferme !

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    On ferme ! Tout. Les valises, les fenêtres, les portes, le blog. On vide ! Le frigo, la poubelle, le panier à linge. On termine tout ce qui est périssable, on finit les derniers repassages, on épuise la to-do list. 

    J'avais plein plein de choses à vous raconter mais je n'ai vraiment pas eu le temps. Et je ne suis même pas sûre d'en avoir un peu plus pendant les vacances. L'année passée, je me suis instruite en gestion des stocks et en comptabilité pour soutenir Anaïs en complète perte de vitesse. Cette année, je me cultiverai en botanique et zoologie puisque Quentin s'est ramassé une pleine brouette d'échecs. Youpie !

    Mais rien n'entamera mon plaisir de retourner "a casa" mais dans les Pouilles cette fois. 

    Je reviens dans un mois. A très vite !

  • Sur les rotules

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    Oui, je vis toujours et je vais bien merci. Et merci surtout à celles qui s'en sont inquiétées. Mais je suis sur les rotules. Les mois de juin sont toujours pénibles mais celui-ci est champion toutes catégories. 

    Au boulot, outre le fait que j'arrive au bout d'une année sans vacances (les petits weekends de trois jours par-ci par-là, c'est super et je ne boude pas mon plaisir mais ce n'est jamais du vrai repos), le mois de juin a été synonyme, entre autres, de licenciement après 6 ans de (très) bons et (très) loyaux services de six collègues dont le seul crime a été de ne pas être en ordre d'une exigence administrative bête et stupide. On a fait tout ce qu'on pouvait – avec une imagination très créative qui dépassait les limites du juridiquement correct – pour les sortir de ce guêpier mais sans succès. Enfin si, sur les 14, huit ont réussi mais ces six-là sont restés sur le carreau. Et annoncer individuellement ces échecs a été épuisant moralement. Synonyme aussi de suspicion de harcèlement et ces entretiens-là ne sont pas moins éprouvants. Et je terminerai la semaine qui précède mon départ en vacances par ma présence au tribunal dans le cadre d'un autre licenciement litigieux.

    Le chaud froid imposé par la météo capricieuse – un jour on fond sous 33° et le lendemain on frissonne à 18° – a eu raison de ma fragilité du moment et j'ai passé une semaine entre kleenex et pastilles pour la toux.

    Last but not least, pendant un mois, Anaïs et moi avons préparé les 20 ans de Quentin et plus particulièrement le montage video qui devait faire partie des surprises que nous lui réservions pour ce vendredi 1 juillet. Il aura 20 ans dans un mois mais si on voulait le fêter dignement pour une fois, en présence de tous ses copains et de sa famille, il fallait profiter de la fin des examens, de la présence encore pour quelques jours de la plupart d'entre eux et ne pas attendre les secondes sessions d'août. Et tout cela nous a mangé tout le temps qu'il nous restait encore disponible. Mais son bonheur nous a récompensés des heures de veille, les allumettes aux yeux.

    Mais me voilà de retour. Pour quelques jours seulement. Parce que cette semaine, on prépare les VALISES !! Youpie !

  • C’est pas tof* !

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    Catastophe, les Chokotoff take off en Lituanie.

    Damned, les Mignonnettes s'apprêtent en Pologne.

    Et les Bouchées seront accouchées en Slovaquie.

    Tout l'imaginaire et le patrimoine gourmand des Belges quittent le territoire. 

    La nouvelle laissera un goût amer à tous ceux qui, comme moi, ont connu le parfum entêtant du chocolat Côte d'Or aux abords de la gare du Midi, sous le regard souriant de Tintin.

    Franchement, je sais que ça fait vieille biquette, mais tout fout le camp !

     

    *Tof est un mot bruxellois signifiant chic, épatant, très bon, excellent, super.

  • Trois concerts, six langues, un plaisir toujours unique

    Trois cadeaux.

    Le cadeau d'anniversaire de Belle-Sister reçu en janvier, consommé en juin. Deux places pour le concert de Haris Alexiou. Pas de bol, l'Homme m'a fait faux bond pour cause de rage de dent. Bien sûr, il se désiste trois quarts d'heure avant le spectacle. Plus moyen d'inviter quelqu'un d'autre, tout le monde est pris, mes enfants sont tous occupés. Je râle un peu mais qu'à cela ne tienne, je me poste à l'entrée et j'attend – on ne sait jamais – un amateur d'une seule place prêt à me racheter la place perdue. Au moins avec l'argent récupéré, je pourrai m'acheter un CD de la belle. A moins cinq, je trouve amateur. Un charmant grec, fraîchement débarqué à Bruxelles pour un stage de six mois en chirurgie. Comme il était à côté de moi – forcément – on a échangé quelques mots en français, quelques mots en grec, quelques mots en anglais et puis…. nos cartes de visite. Mais cela ne m'a pas empêché de profiter de chaque minute de ce merveilleux concert.

     

      

    Le cadeau gratuit de Mamy B. Concert de clôture du concours Reine Elisabeth. A l'honneur cette année, le chant. Je crois bien que des trois disciplines, violon, piano ou chant, c'est ce dernier que je préfère. Un mélange d'opéras en français, italien, russe et allemand. Du plaisir à l'état pur.

     

      

    Cadeau d'anniversaire de Mamy B. à l'Homme. Avec une place pour moi et une place pour elle en prime. Concert de la diva aux pieds nus. Delphine, j'ai pensé à toi. Moment de dépaysement total et de musique délice. Dommage que la diva ne soit pas très communicative. Mais ça n'enlève rien à sa voix chaude et mélodieuse. Bonheur, bonheur.

    Voilà à quoi je passe mon temps quand je suis loin de la toile. Sans compter que je prépare activement un montage video pour les vingt ans d'un ex-bébé mien.

  • Histoire belge

     

    L'histoire de quatre ramollis du cerveau dont un docteur complètement maboul.

    – Un médecin un peu à la masse et légèrement allumé.

    – Une apprentie-sorcière qui joue au docteur. Elle "lui a même offert une cigarette en attendant de voir si la piqûre faisait de l'effet".

    – Une malade pas trop fut-fut qui se laisse faire n'importe quoi.

    – Son compagnon, docile au point d'aller rechercher la seringue dans la poubelle pour refaire une piqûre.

    Bien sûr, bien sûr, si on était dans un pays en guerre ou en manque de tout, on ne serait pas aussi regardant mais là, on est partagé entre indignation et rire irrésistible. La preuve à la fin de cette video. 

    Pour ceux qui ont l'âge de s'en souvenir, on se croirait dans une programmation de ce bon vieux "Striptease".

     

     

  • Sous vertfusion

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    Quand on habite en ville, on manque cruellement de vert. Et même si Bruxelles est une ville verte, entourée d'une forêt, émaillée de parcs, d'espaces verts ouverts au public, de multiples jardins, là où j'habite, le vert est totalement absent. A l'avant, un balcon qui donne sur un grand axe, à l'arrière, le mur à la peinture écaillée d'une arrière-maison. De petits coins de ciel parfois bleu quand on lève la tête bien haut. Mais à part du vert-de-gris, rien, pas de vert hormis celui de quelques plantes en pot qui se languissent de soleil. 

    Au bureau, c'est encore pire, nos fenêtres donnent soit sur des bouches d'aération, soit sur…. l'autoroute. Un vrai bonheur.

    Alors, c'est sûr, les (trop) rares weekends où nous filons nous mettre au vert à la campagne, on a l'impression d'être mis sous vertfusion. La sève se transfuse littéralement dans nos artères et on se sent vraiment revivre. 

    Pourtant, j'ai passé presque tout le weekend à éliminer du vert, j'ai arraché jusqu'à l'obsession toutes les mauvaises herbes qui me tombaient sous la main. A la fin, papa a dû me retenir s'il voulait protéger ses nouvelles plantations, je ne faisais plus vraiment la différence. 

    Pendant ce temps, Quentin et Anaïs étudiaient vaille que vaille, Mamy vaquait en cuisine, surveillant d'un oeil Papy aux vert-èbres particulièrement douloureuses.

    Par bonheur, Clarinette, ma petite assistante de 5 ans, m'a aidée avec beaucoup d'enthousiasme, ses parents s'étant eux-mêmes offert un weekend au vert dans les Ardennes. Calme sans enfants garanti.

    Comme toujours, je reviens de là, complètement détendue. Comme toujours, je me dis que j'y retourne dès que possible. Et demain, je vais encore me faire manger toute crue par la vie citadine métro-boulot-dodo. 

  • Une semaine parmi d’autres

    Jours

    Lundi: Rendez-vous annuel pour la mammographie. J'y vais toujours confiante, comme si le simple fait d'y aller était une garantie d'échapper au drame. Une sorte de syndrome de la bonne élève. Absurde mais impossible d'échapper au sentiment. Quand elle m'a dit d'un petit air contrarié: "Je dois comparer avec les clichés de l'année dernière, je reviens dans 5 bonnes minutes", j'ai flippé et j'ai passé en revue tous les scenarii possibles. Bien sûr, elle est revenue souriante mais j'ai retenu la leçon. 

    Mardi: J'ai réservé la veille deux aller-retour pour Palma en septembre pour rejoindre Guy et Catherine comme l'année passée. Le midi, Anaïs me signale, un peu narquoise, que nous partons la semaine qui suit sa semaine de vacances en Toscane. Je soutiens le contraire puisque je sais pertinemment que nos semaines de vacances coïncident. Mais elle persiste et je suis bien obligée de constater que je me suis royalement plantée. Coup de chaleur intense, vite téléphoner à la compagnie aérienne qui, parce que dans un délai de 24 heures, accepter de modifier mes dates. Ouf ! Je bénis 36 fois ma petite curieuse qui met toujours son nez dans mes affaires, mes e-mails, mes to-do lists. Anaïs, toi qui sais toujours tout, saurais-tu me dire où on a égaré les deux places de concert de Cesaria Evora que Mamy a offert à l'Homme ? 

    Mercredi: Voilà un an que Quentin collectionne les insectes dans le but de finaliser sa "boîte à insectes" à remettre pour la fin du mois et qui doit compter 50 insectes de 8 ordres différents, uniquement belges et en bon état. Voilà un an que petit à petit mon surgélateur se remplit de bocaux où un ou deux insectes ont été cryogénisés. Ce mercredi, ils sont tous passés dans le panier chinois que l'on utilise pour cuire à la vapeur (hum!) et le doux parfum de la chitine qui dégèle n'a rien de très alléchant. Mais le résultat est assez beau. Sauf que les alignés dans la boîte ne sont qu'une quarantaine et de 6 ordres différents seulement. Ce sera dur de boucler la chasse pour ce dimanche. 

    Jeudi: Petite fête au bureau réunissant les RH, la Communication et les informaticiens autour de deux guitares, une pompe à bière, une "casserole" de mojito et quelques petits plats maison. En prime, deux baffles et quelques mp3. Pour ceux et celles qui aiment danser, un bon moment. Pour ceux qui aiment boire, un autre bon moment. Le hic, c'est qu'à partir d'une certaine heure, ceux qui aiment danser rentrent chez eux, famille oblige. Ceux qui aiment boire s'incrustent et ont de plus en plus de mal à se lever pour rentrer chez eux. Moi, je serais bien restée encore un peu, surtout autour des deux guitares, mais la "lourdeur" de certaines éponges devenait de plus en plus difficile à supporter.

    Vendredi: Rendez-vous chez le spécialiste de la main. Oui, je sais, c'est la semaine médicale. A ma grande surprise, à 8 heures du mat', j'ai retrouvé dans la salle d'attente deux de mes collègues. L'une s'est retourné un doigt en ponçant un mur, l'autre s'est tordu le poignet en bâchant et moi, je me paye une épichondylite à force de trop chatouiller la …. souris. A la maison aussi, les deux hommes ont tenu à m'accompagner dans les "bobos manuels". Mais ils se la jouent plus chic. Alors que moi, j'arbore une attèle de tout le bras, en forme de bras porté en écharpe, Quentin porte une attèle en forme de gant de coureur automobile pour traiter les suites d'une mini-fracture de la main mal soignée et l'Homme porte une mini-bague pour un doigt en col de cygne (traduisez un petit doigt qui joue à se désolidariser de la main, sans prévenir). 

    Samedi: Typical samedi: le marché, le pain, la pharmacie, le pressing, le trottoir côté soleil toujours. Des petits pois à écosser. Des cerises à croquer. Les premiers abricots. Soirée en amoureux au jazz marathon. On prend les mêmes que l'année dernière et on recommence. 

    Dimanche: Dernier jour pour Quentin avant un mois d'examen. Je ne sais pas trop comment l'aider. Mais le mois qui s'annonce va être particulièrement pénible.