Auteur/autrice : Myosotis

  • Quarante jours de quarantaine

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    Quarantième jour de quarantaine. Ca commence à bien faire, non ?

    J'ai passé le cap de Pâques et je me suis un peu calmée. Disons que j'ai décidé de passer en mode "on" et d'arrêter de me lamenter. D'autant que ça n'aide personne mais surtout, j'ai remarqué que l'Homme, plutôt que de m'aider, se met à l'unisson et ce n'est pas très utile. Deux déprimés ensemble, ça ne donne en général pas grand chose de bon. Donc, j'ai pris les devants et décidé d'être positive, ou du moins, moins négative. Ca a l'air simple, dit comme ça, mais je ne voudrais absolument pas faire croire qu'il suffit de vouloir pour ne plus déprimer. Je suppose que je n'étais pas déprimée mais juste en colère. 

    Ceci dit, le fait d'être passée outre l'interdiction de voir ma maman, de voir mes enfants non touchés et mes petits-enfants à tour de rôle, m'a bien aidée à changer la couleur du filtre. Pour m'offrir ce luxe, j'ai renoncé à prendre le moindre métro ou autre transport en commun, je ne passe plus la porte des supermarchés et je ne vois personne à part le boulanger et le légumier, à distance plus que respectable.

    Je reste néanmoins très préoccupée de la suite des événements. L'accouchement d'Anaïs avec masque mais sans visite aucune, le mariage de Kerya et Quentin to be reporté or not reporté, les risques encourus, malgré toutes les précautions prises,  pour les Mamys, pour nous, pour tous en fait, puisqu'on l'a vu, cela ne touche pas que les seniors et post-seniors.

    Et plus que tout, je reste profondément endeuillée d'un printemps…..

  • Grognon ascendant déprime

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    Trois semaines de ce régime et je n'en peux déjà plus. Rien à dire, nous sommes vraiment privilégiés. Nous avons gardé notre boulot, payés 100%. Nous télétravaillons dans des conditions optimales, nous ne sommes que deux, pas de petit bout dont d'occuper chacun à notre tour. Nous nous entendons bien et nous n'avons pas la moindre envie de nous étriper l'un l'autre. Tout va bien. 

    On parvient même à voir quatre de nos enfants et les petits pioux à tour de rôle et ma maman, à distance et masquées. 

    Pas de chance, Kerya a plus que probablement chopé la bête et bien qu'elle aille enfin mieux, le souci ne s'envole pas puisque Quentin attend la vague.

    Alors, pourquoi je me sens si mal ? 

    Je ne me débarrasse pas de ce pressentiment qui m'a envahi bien avant que cette saloperie ne gagne l'Europe. Dès son arrivée en Chine – ou du moins dès que l'on en a été informé – j'ai été submergée par une angoisse toute nouvelle pour moi. Ni H1N1 ni Ebola ni le SRAS ne m'ont pas plus ébranlée que ça mais là je ne sais pas pourquoi, ça me stresse.

    Et puis Pâques approche. En 30 ans, nous n'avons jamais manqué ce rendez-vous familial par excellence. Et je ne me résous pas à l'idée que non seulement nous ne serons pas réunis mais qu'aussi, on rate l'émerveillement de deux petits de deux et trois ans, à cet âge où la magie est pure et totale.

    En gros, j'enrage d'une colère bouillonnante et le trop plein sort par les yeux. Je ne supporte pas les apéros virtuels où chacun donne son avis, ses conseils, ses recettes pour bien gérer le confinement. J'ai peur de perdre mes amis tellement ils m'horripilent pendant ces pseudo-retrouvailles.

    Bref, le confinement ne me va pas du tout.

  • Confinés

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    Première semaine de confinement:

    L'employeur nous avait déjà mis en télétravail dès lundi mais j'étais loin d'imaginer que dès mardi midi, les mesures seraient aussi drastiques. Rien de plus normal si on veut y arriver mais j'ai malgré tout été prise par surprise. Comment cela, ne plus aller voir ma maman ? Ne plus voir les petits non plus ? Mon sang n'a fait qu'un tour. Le chat s'est pris un coup de pied, pardon le chat, l'Homme s'est pris un coup de gueule, pardon l'Homme. J'ai passé une nuit très agitée. Puis je me suis calmée. J'ai décidé en accord avec Sis'Cile et surtout Swiss'Sis la chef médicale, qu'on irait malgré tout voir maman le mercredi, de loin, masquées et mains lavées. Du moins tant qu'on n'aurait pas le moindre symptôme suspect.

    Et puis chacun s'est enfermé chez soi.

    On travaille beaucoup, ça occupe déjà pas mal les journées. On a un bel open space pour deux et malgré tout mon collègue est assez bruyant au téléphone. Mais j'arrive à le faire manger le midi, c'est un exploit.

    Le weekend, on ne bouge pas non plus, comme prescrit. On fait des petites courses dans le quartier, on se partage les magasins, on tient ses distances. Pour le reste, on est plutot habitués à rester à la maison et à faire plein de trucs. La différence, ce sont les petits. Bien qu'on ait vu un peu Sappho aujourd'hui. On va trouver un moyen pour voir Jules la semaine prochaine.

    Ce qui va me manquer, c'est le printemps qui pointe le bout de ses fleurs. Et c'est pas comme si j'avais encore tant de printemps à vivre. Chacun d'eux compte. 

    Dans l'ensemble, je crois que j'aurai vu une petite dizaine de personnes sur la semaine. C'est peu. J'espère.

    Les rues sont vides. La ville est morte. les réseaux sociaux tournent à plein régime. Les nouvelles anxiogènes rivalisent avec une profusion de blagues drôles et moins drôles. Les apéros virtuels entre amis rapprochent à distance. 

    Ce soir, on devait dormir à Venise. 

    Ce soir, mon papa me manque plus que jamais.

    Et pendant ce temps, des milliers de blouses blanches et vertes se battent pour sauver des vies au risque de la leur. Alors que des milliers de covidiots jouent à la roulette russe avec leur vie au risque de perdre celle des autres.

  • Newton, Ciara et Dennis

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    Maïtre Newton sous un arbre couché reçut sur sa trogne une pomme. Sous le choc, le physicien ne se sent plus de joie, il vient de découvrir la gravité. 

    Quelle eût été la découverte de ce grand monsieur si en lieu et place d'une pomme, il se serait pris tout le pommier sur la poire ?

    En ces temps de tempêtes aux noms britanniques, le vent a terrassé le magnifique petit pommier du jardin de mon papa. J'ai posté ici et ici et encore ici des photos de ses petites rainettes étoilées si photogéniques au soleil bas de l'automne, c'est dire que je l'adorais. Ces petites pommes d'amour donnaient dans les mains de ma maman une gelée de pommes d'un rose incomparable. 

    Après les sapins malades qu'il a fallu abattre les uns après les autres, le pommier terrassé et le noyer malade qu'il faudra se résigner à faire tomber également, j'ai mal au jardin. Il va falloir le réinventer mais pour l'heure, le coeur est gros.

     

     

     

  • Zules a deuzan

    Jules 2 ans

     

    Et voilà, à ton tour, Petit Prince, de fêter ton deuxième anniversaire. Le temps m'échappe.

    Tendre et fort à la fois, Petit Jules, tu es un petit d'homme encore bien attaché à Olga l'oie et Panda… le panda. Tu les traînes partout où tu vas et si tu es occupé, ta garde rapprochée ne doit pas trop s'éloigner. Tu t'es maintenant entiché de Yaka'i et son cheval Petit Tonne''e. Tu les fais revivre avec enthousiasme et ferveur. 

    Tu es un petit d'homme que les moments de routine sécurisent plus que tout.

    Tu parles si bien et tu sais parfaitement ce que tu veux. 

    Tu connais le son des animaux et le verbe correspondant. Tu m'épates toujours. 

    Tu adores qu'on te raconte des histoires et tu as toujours plein de commentaires à faire.

    Tu n'es pas encore à l'âge des "pourquoi ?" mais plutôt à celui des "c'est quoi ?" ou dans ton cas plutôt "Oh, c'est quoi ?"

    Tu as une passion pour la musique et tu as le rythme dans la peau.

    Tu adores aussi cuisiner ou du moins participer à la cuisine. Moi j'aime la tour d'observation que ton papa et ta maman t'ont construite pour t'associer à la préparation du repas, sans prendre de risque. Je ne comprends même pas comment on n'y a pas pensé quand ta maman était petite. Lorsque ta maman a préparé ton gâteau d'anniversaire, tu as vérifié dix fois qu'elle avait bien embarqué le beurre, la farine, les oeufs et le sucre.

    Le jour de tes deux ans, tu étais si heureux d'être le centre du monde qu'on ne te reconnaissait plus, toi toujours si sérieux.

    Mais ce qui me réjouis plus que tout, c'est de voir l'attachement que tu portes, en toute réciprocité, à ta cousine Sappho. Le premier mot que vous sortez en arrivant chez Bonnie et Nonno, c'est le prénom de l'autre. Jules ? Sappho ?. Si l'un manque, le reste du monde est dépipeulisé. Mais que m'importe de ne plus compter que pour des prunes ou presque si vous êtes là tous les deux. Fatiguée de vous voir me demandaient vos mamans ? Moi jamais…..

  • Un weekend sens dessus dessous

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    Quel merveilleux weekend ! Tous mes sens ont été chamboulés. 

    Vendredi après-midi, j'ai pris congé et nous avons commencé le weekend par fêter une nouvelle fois mes soixante palais dans ce restaurant gastronomique qui enchante mes papilles. A nouveau, ce fut une explosion de saveurs et de parfums, un plaisir des yeux aussi. A une seule exception près – et non des moindres – je n'ai jamais été déçue par cet "artisan du goût"; bien au contraire, il parvient à me bluffer à chaque fois. Difficile de sortir de là en fin d'après-midi et d'aller faire son supermarché du vendredi soir. Je me suis vraiment sentie comme Cendrillon après les douze coups de minuit….

    Samedi matin: Soin lift chez l'esthéticienne pour remonter d'un demi-cran ce qui retombera de deux crans dès le soir. Mais qu'importe, ce soin du visage me fait un bien fou et quand j'enchaîne avec un shampooing chez le coiffeur et que le massage du cuir chevelu est juste divin, je ronronne. C'est là que j'apprends à la délicieuse masseuse capillaire que le mot lui-même "shampooing" vient d'une langue indienne et signifie justement "masser".

    Samedi après-midi: c'est la course… des courses. Il faut faire vite, Sappho vient dormir chez nous ce soir et elle arrive vers 17h30. On arrive plus ou moins à boucler notre tour et être là quand la princesse arrive. Une fois qu'elle sera couchée, on pourra finir le gâteau de Clara pour demain. C'est sans compter Quentin et Kerya qui reviennent de Prague et ratent leur connexion train de Charleroi à Bruxelles. Allo Papa ? Les finitions du "terrain de football" attendront donc le retour de l'Homme dont la précision pour découper des lignes de terrains dans du sucre de couverture est inégalable.

    Dimanche matin: j'ai dormi avec Sappho, le nez dans ses cheveux de soie au parfum d'ange. Et ce plaisir, à nul autre pareil, est indescriptible.

    Dimanche après-midi: c'est l'anniversaire de Clara et on se retrouve tous au complet chez elle pour souffler ses 14 petites flammes, grignoter quelques centimètres du terrain de foot et jouer une partie de Cluedo pour clôturer l'après-midi. Pendant ce temps, deux petits monstres manipulent sans ménagement les vieux jouets de Sis'Cile qui perdent quelques plumes au passage.

    Dimanche soir: concert fabuleux. Un des plus grands ténors du moment qui revisite les mélodies viennoises de sa grand-mère. Je suis aux anges. Je l'adore comme une vieille midinette décatie, Vienne m'enchante et ces mélodies (non pas que les valses de Strauss, pas que….) tournent en boucle dans ma tête. Pur bonheur pour mon cinquième sens.

     

  • Fêtée comme jamais

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    Je ne voulais rien faire. A tout le moins, je ne voulais rien organiser. Joséphine avait mis la barre très haut avec son sublime cinquantenaire écossais. Mais même l'idée d'organiser une petite fête à la maison toute simple me semblait une montagne. Ce n'est pas l'envie qui manquait, seulement l'énergie. Si on l'avait organisée pour moi, je n'aurais pas dit non. Mais tout le monde sait que j'aime bien tout contrôler et personne n'a osé. 

    Comme simultanément je transmettais mes difficultés à passer ce cap, tout le monde a traduit que je ne voulais pas fêter ce cap. L'Homme en particulier a interprété tout cela à la lettre et m'a répété à l'envi "mais tu as dit que tu ne voulais rien". Rien, point final. 

    C'est vrai que le jour même, je voulais vraiment rester sous la couette et ne rien faire. Dormir. Dans un silence total. J'y suis parvenue pendant deux petites heures. Entre son départ et un premier réveil où je n'ai pas résisté à regarder mon téléphone. Parmi les messages affectueux, celui de Cat qui me demande si elle pouvait passer vers 11h30. Bien sûr, je n'ai pas refermé les yeux pour ne pas oublier de me lever, m'habiller et être debout au moment où elle passerait. Je ruminais déjà mais comment lui en vouloir de venir m'apporter un magnifique bouquet de mes sorcières bien-aimées. Puis l'Homme m'a invitée à l'improviste à déjeuner. Comment refuser une aussi charmante invitation ? Après ce délicieux moment, il est reparti travailler et je suis retournée deux petites heures….. sous la couette.

    Le soir, j'ai réussi à le convaincre de m'emmener au cinéma. Lui qui déteste ça ne pouvait me refuser ça, ce jour-là.

    Le lendemain, Anaïs a pris l'après-midi et m'a accompagnée dans mes souhaits d'exposition. Une expo Dali-Magritte que j'ai moyennement aimé et une immersion dans l'univers de Bruegel assez bien faite. Un petit salon de thé avant de rentrer à la maison où tous les enfants m'attendaient pour un apéro surprise et une super idée de cadeau. Une valise. Dans la valise, un dé pour définir le mode de transport – avion ou train -, une boussole pour la direction et un indice pour deviner trois destinations parmi les 24 et puis choisir….. sans dé. J'adore jouer, j'adore voyager, je déteste choisir. Mais ça va venir.

    Dimanche, déjeuner en famille chez ma maman et cadeau de mes soeurs et de maman: un très joli pendentif serti de grenats…. verts qui ne me quitte plus et un livre de mon papa ("Je suis sûre qu'il aurait voulu que je te le donne"), le cadeau émotion….

    L'après-midi, petits gâteaux (je n'en peux plus) chez ma belle-mère et ma belle -soeur et un cadeau totalement improbable, un magnifique kimono en soie et dentelle, dont je connaissais la valeur au moment d'ouvrir la boîte et qui me laisse totalement interloquée. Moi qui n'enlève même pas mes chaussures quand je rentre chez moi, je ne sais pas trop quand je vais me relaxer en kimono digne d'une star.

    Enfin retour au boulot où boucles d'oreilles de l'Atacama (mes premières boucles d'oreille de ces temps de fête!), livres de cuisine et écharpe et foulard m'attendaient avec amour.

    Je suis comblée….

  • Senior

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    Voilà, le cap est passé. Mais avant d'y arriver, que de larmes, que d'angoisses.

    Je n'ai redouté aucune dizaine, j'ai vécu légère et rayonnante les 30, les 40, les 50. Mais cette dizaine-ci me reste en travers de la gorge. 

    Oh bien sûr, entre le soir de mes 59 ans et le matin de 60 ans, rien n'a changé. Mais le passage à la soixantaine revêt une symbolique bien plus profonde. Vieillir reste difficile, c'est accepter la perte de toute une palette de possibles et se confronter de manière de moins en moins floue à la finitude. La disparition ou la " pénible maladie" de proches mais surtout d'amis de notre génération nous injecte quelques piqûres de rappel au cas où nous n'aurions pas encore compris: tout a une fin….Nous y compris. Et quand on nage dans le bonheur jusqu'à pouvoir se noyer dedans, on en oublie la ligne d'horizon. 

    Vieillir est aussi physiquement douloureux. Je suis fatiguée de dire que je suis fatiguée, de ne plus avoir l'énergie du lapin Duracell, d'avoir une appréhension en descendant les escaliers, d'être sujette aux "urgences" (non pas celles de l'hôpital, celles des commodités les plus proches 🙂 ), je regrette de ne plus pouvoir mettre les chaussures qui me plaisent, de ne plus arriver à maîtriser les bouées qui ne me sont d'aucun secours, bien au contraire. Et tout cela sans être touchée par une maladie bien plus grave ou handicapante. 

    Vieillir c'est aussi renoncer à toute une série de projets qu'on sait maintenant qu'on ne fera plus. Même si certains restent encore techniquement possibles et s'inscrivent encore dans la catégorie des "yaka", on les considère malgré tout comme des illusions perdues: je ne ferai plus une carrière au théâtre, je n'ouvrirai pas un business de chambres d'hôte, je ne verrai pas tous les pays du monde (1. à supposer que je vive encore 20 ans en état de voyager, il y a peu de chances que je puisse m'offrir une petite dizaine de pays par an; 2. sans parler du "flightshame" ni de la campagne anti-"vieux" conducteurs), je ne jouerai pas de la guitare ou du piano et ainsi de suite à l'aune de mes désirs d'un temps, jamais mis en oeuvre. Bien sûr, y'a qu'à…. Mais ce n'est pas aussi simple….. Certaines choses sont définitivement perdues, d'autres n'adviendront jamais. 

    Enfin, et même si c'est bien plus futile, c'est fou ce que le visage change, je ne me reconnais pas, je me deviens en quelque sorte étrangère et l'air de rien, ne plus se reconnaître est une souffrance.

    Toutes ces réflexions se bousculent dans ma tête depuis des semaines, descendent en boule dans ma gorge et remontent en larmes derrière mes paupières avant d'être refoulées sans ménagement dans l'arrière-boutique de mon cerveau bouillonnant.

    J'ai pris le temps de formaliser ces pensées, de les écrire et faire le tri. J'ai relu le billet de Célestine à la veille de son passage dans la catégorie senior et j'y ai puisé l'énergie nécessaire pour sauter. Et j'ai sauté…. comme un bouchon de champagne !

     

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  • 2019

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    Et déjà on referme la porte sur 2019. Elle vient à peine de commencer, me semble-t'il. C'est une année de douceur, comme un ciel d'avril plutôt bleu, parsemé de quelques nuages gris noirs, mais enchanté de pépiements de jeunes oiseaux à peine sortis du nid. 

    C'est un peu l'année d'Anaïs, ses 30 ans radieux, son mariage incroyablement joyeux avec son Simon plus que parfait. Sa quête désespérée d'une robe de mariée introuvable mais dénichée à J-10. Son bonheur rayonnant le jour J.

    Ce sont les nouveaux boulots des uns et des autres, plus stables mais moins sources d'épanouissement. Pourquoi est-il toujours aussi difficile de concilier l'un et l'autre ?

    Ce sont les pioux qui me ravissent chaque semaine et qui m'émerveillent de leur découverte de la vie. Je ne m'en lasse pas. Je les aime de cet amour inconditionnel qui m'a nourri depuis plus de 30 ans avec mes propres enfants.

    Ce sont les disputes et les tensions qui m'ont terrifié au printemps et l'apaisement indéfinissable qui a suivi la réconciliation.

    Ce sont les moments incroyables en Touraine avec toute la tribu, le weekend de sorcières à Eze, Venise en amoureux encore et toujours, la Grèce après une si longue absence, la Scala à Milan avec maman et l'incroyable long weekend en Ecosse pour les 50 ans de J.

    Mais c'est aussi la mort d'un ami, les deux découvertes de cancer de tout proches.

    Et toujours et encore l'absence paradoxalement de plus en plus difficile à vivre de ce papa omniprésent dans les petits détails de la vie.

     

     

     

  • Délicieux Noël

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    Délicieux le repas, l'Homme a vraiment l'art de mettre les dindes en valeur. Euh non, je ne dis pas ça pour moi mais plutôt pour celle qui s'invite maintenant chaque année à Noël. Lui aimerait passer à autre chose mais tout le monde en redemande, à son grand dam.

    Délicieux les mises en bouche et les desserts de Swiss'Sis, Sis'Cile et moi.

    Délicieux les allées et venues des petits dans nos pattes pendant les journées de préparation du 23 et du 24.

    Délicieux les cadeaux échangés sous le sapin.

    Mais surtout surtout, délicieux moments d'un Noël incroyable où personne n'était de mauvaise humeur.

    Un seul regret, la fatigue extrême et l'infection virale de Mamy qui l'a empêchée de se sentir bien.