Auteur/autrice : Myosotis

  • Maoh

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    Jusqu'à aujourd'hui, le 1 août était pour nous synonyme de fête nationale suisse. Pendant près de 30 ans, nous étions à la montagne ce jour-là et nous avons participé à autant de processions aux lampions et feux d'artifice que la météo l'a permis. Synonyme de raclette et de petits drapeaux rouges à croix blanche.

    A partir de maintenant, le 1 août deviendra l'anniversaire de Maoh. Il s'est fait longuement attendre. Mais il est arrivé deux jours après les 30 ans de son papa, beau comme un coeur, fort comme un petit lion. 

    Troisième bébé de la famille à être né pendant la pandémie, nous n'avons pas pu aller le voir à la maternité. Et nous sommes impatients de le prendre dans nos bras. Enfant de deux cultures, il va nous ouvrir le coeur encore plus. 

    Je n'en reviens toujours pas qu'en 4 ans, nous nous retrouvons entourés d'une tribu de cinq incroyables petites personnes. Give me five and more, je prends.

    Je suis tout simplement comblée au-delà du possible.

  • 30 ans

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    Il a 30 ans aujoud'hui. J'ai le même regard sur lui qu'au premier jour. (Oui, les filles sur vous aussi….). Un regard émerveillé sur ce miracle de la naissance puis de l'enfant qui grandit et de l'adulte qui s'épanouit. Je passe un peu sur l'adolescence qui peut être un chouia pénible mais qui reste intéressante malgré tout.

    Il a 30 ans et il attend un petit d'homme et ils auront tous les deux le même regard émerveillé. 

    J'ai beaucoup de difficultés à croire que le temps nous a filé entre les doigts aussi vite.

    Mais ces 30 années n'ont été que du bonheur.

  • Amour inconditionnel

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    Je les ai aimés au premier regard, j'ai adoré les manger tout crus, les dévorer de baisers.

    Ils m'ont cruellement manqué quand je suis partie seule en Italie 4 jours semaine alors qu'ils n'avaient que 3, 5 et 7 ans. Le manque est toujours présent.

    Je les ai aimés malgré tous leurs travers à l'adolescence, je les ai défendus comme je pouvais face à l'intransigeance pourtant nécessaire de leur père. 

    J'ai détesté leurs disputes fraternelles.

    Je les ai portés à bout de bras, à tort et à travers dans leurs études interminables. 

    J'ai aimé leurs amours inconditionnellement.

    Je les adore en tant qu'adultes majeurs et (presque) vaccinés, j'aime comme ils me remettent en question, je fonds devant leur gentillesse à mon égard.

    Je suis si fière de ce qu'ils sont devenus.

    Je les aime sans condition.

    Je suis dingue des petits bouts d'humains qu'ils ont offerts au monde.

    Enfin, voilà c'est dit. Et je ne le répéterai pas.

  • Le sourire de Samuel

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    Et voilà, Sam Sam a déjà soufflé sa première bougie. Je n'en reviens pas. Notre premier bébé (enfin pas le nôtre au sens propre, hein !), né pendant le confinement, a eu un an vendredi dernier. Un petit garçon qui aura vu plus de masques que de sourires en dehors de son cocon crèche et maison. On se demande comment il a appris à décocher son sourire extraordinaire. Sa maman sans doute, qui a le plus beau sourire de tout Bruxelles. Qui elle-même le tient de sa propre mère ;-).

    Sam Sam est le plus souriant des enfants. Il offre son sourire à tout va et y ajoute un plissement des yeux absolument irrésistible, qu'il tient peut-être de son arrière-grand-père l'enjôleur. Il est aussi brun lisutanien que son frère est blond british. Jules est joyeux, Samuel est heureux. Happy baby. 

    Je me réjouis de l'année qui vient où il va commencer à parler et à interagir de plus en plus. Je me réjouis de ces prochaines semaines où il va faire ses premiers pas pour ne plus jamais s'arrêter de marcher. 

    J'ai l'impression que le temps passe plus vite encore avec les puînés, tout occupés que nous sommes à écouter avec ravissement les babillages de leurs aînés. 

    Plus que jamais je voudrais arrêter le temps et passer des journées entières avec eux séparément, puis ensemble et recommencer indéfiniment. 

     

     

  • Les petites choses

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    La vie va. Continue. Assez tranquille finalement. On finit par prendre goût aux petits bonheurs simples. Ce dimanche, ils sont tous venus fêter le nonno. 

    Jules avait proposé à sa maman de faire des crêpes et ils ont planté quelques bougies (pas la totalité, plus assez de place) sur la pile de crêpes. Le nonno a ouvert le champagne, tout le monde était bien. 

    J'adore quand ils sont tous là. Le seul hic, c'est que je n'arrive pas à profiter de chacun. Soit je pouponne, soit je joue, soit je papote. Mais je ne peux pas tout faire en même temps. Enfin, si, je peux biberonner et écouter les adultes. Mais généralement, je suis sollicitée pour jouer et j'adore ça. Souvent je pense à tous ces grands-parents qui vivent dans d'autres pays que leurs petits-enfants et je bénis ma chance.

    Le régime entamé en février a porté quelques fruits et allégé l'homme du double de kilos de moi évidemment. Mais je suis persévérante et je finirai bien par le rattraper. D'autant que ce n'est pas vraiment un régime mais une autre façon de manger.

    Pour ce qui est de bouger, on en est loin. On a adopté une vitesse de tortue et ce n'est pas vraiment ce qui me convient, même si c'est elle qui gagne selon La Fontaine. Plus de sport non plus. Ce temps me manque.

    Pas de vacances planifiées non plus. Je pense que cela fait bien 15 ans que cela ne nous est plus arrivé. Mais comment prévoir dans les circonstances actuelles ? Et puis ce petit cinquième qui nous arrive fin juillet nous retient au pays. 

    J'aimerais revoir ma Swiss'Sis autrement que sur Skype et là encore, on ne sait toujours pas s'ils arriveront à se déplacer le temps d'un weekend en mai.

    La vie va. Le temps des fraises et des petits pois est revenu. Des arbres en fleurs aussi mais à nouveau je n'aurai pas vu le cerisier du Japon de la maison-jardin. Je me suis juré qu'à partir de l'année prochaine, je m'arrange pour ne plus le manquer. Ce n'est pas comme si j'avais encore 50 printemps devant moi.

    Mais bon allez, carpe minutum et secondum.

     

     

     

     

  • Un an

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    Un an déjà qu'on traîne cette situation de merde. Comme beaucoup, je sens le poids de toute cette morosité m'écraser. Et pourtant, on est loin d'être à plaindre. 

    Toujours est-il que je n'arrive plus à écrire vraiment. Alors je laisse la parole copiée collée à Marie Sauvion qui a écrit ce que je voudrais écrire et résume parfaitement mon état d'esprit.

     

    Bien sûr, c’est un anniversaire sans joie — ne parlons pas de bougie, quelle personne sensée aurait l’idée d’en souffler encore en public ? Un an de Covid… Il faut l’écrire pour le croire. Pour mesurer tout ce que nous avons appris depuis ce printemps 2020 où une pandémie nous est tombée sur le coin du nez. Nous savons désormais que, face à des directives ubuesques, nous sommes d’une souplesse à faire pâlir la Nadia Comaneci de 1976. Nous savons que, dans un film de zombies, la puissance France tiendrait vingt-quatre heures. Nous savons que les complotistes vivent parmi nous. Que les scientifiques, nos phares dans la nuit, peuvent perdre le nord. Que lorsque l’on confine les citadins dans leurs clapiers, les oiseaux reprennent du poil de la bête. Et qu’il y a des gens solidaires comme jamais. Depuis un an nous avons applaudi des blouses blanches déterminées, admiré des professeurs vaillants, remercié (pas assez) des caissières héroïques. Nous avons eu mal au cœur devant le JT. Mal à l’âme devant les Ehpad claquemurés. Mal au dos en télétravail, pour les plus chanceux. À l’ère des moocs, nous avons touché les limites de l’enseignement à distance. À l’heure des polémiques sur l’islamo-gauchisme, des étudiants nous ont dit qu’ils avaient faim. Nous savons que la télé bouge encore, qui nous a tenus captifs quatre heures quarante et une minutes par jour en moyenne. Que seuls les livres ont gagné leur statut d’« essentiels » mais que toute la culture le reste à nos yeux. Et qu’elle demeurera un privilège dans ce monde d’après dont on n’ose plus rêver. Nous savons que nous sommes fragiles, que les baisers exigent le « présentiel » et que les autres, vivants et morts, nous manquent. Totalement, tendrement, tragiquement.

     

    Je vais essayer de reprendre la plume, vaille que vaille, mais le coeur n'y est plus. 

  • Peut mieux faire

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    Trois mots, juste trois mots. Une espèce de tatouage cérébral. Trois mots qui m'auront marquée au bic rouge des enseignants. Ancrés dans ma vie pour toujours. L'effort n'était jamais à la hauteur des espérances des professeurs, des parents. Une espèce de Poulidor du parcours scolaire. 

    Peut-être effectivement que j'aurais pu donner plus. Mais il y avait autre chose dans la vie. Les jeux, les livres, les rêveries, les amitiés. Tout ça, ça prend du temps. 

    Mais j'ai gardé cette profonde certitude que je n'étais pas à la hauteur. Jusqu'au syndrôme de l'imposteur parfois, dans la carrière professionnelle. Qui pousse à se donner au-delà du nécessaire parce que finalement le salaire mirobolant n'est pas justifié et qu'il faut en faire beaucoup plus pour le mériter. Encore aujourd'hui à un an de la retraite, il refait surface certains jours de doute, lorsque le sujet n'est pas maîtrisé à 200%. C'est d'autant plus embarrassant quand on n'est absolument pas doué de la capacité de broder, de parler pour ne rien dire, de tourner autour du pot aux roses.

    Alors que tout le monde me loue pour mon expertise, que certains me consultent pour ma sagesse (sic !), m'encensent pour mon savoir-faire, je reste dubitative. 

    Et là, ce matin, quelqu'un venu de nulle part, à qui je disais que "peut mieux faire" résumait toute ma vie, m'a dit: Si on peut mieux faire, c'est que c'est déjà bien.

    Mais pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?

  • Année Chutney

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    Dès janvier, j'ai su que cette épidémie chinoise allait nous apporter des ennuis. Je ne sais pas pourquoi. Je n'ai jamais pensé ça avec la grippe aviaire ou Ebola. Mais cette fois-ci oui. Mon anxiété était irrationnelle et très sincèrement j'avais déjà imaginé qu'on ne finirait pas l'année sans perdre quelqu'un. Et, knock on wood, tout le monde est encore à bord, personne n'a fini aux soins intensifs ni même à l'hôpital. Personne n'a perdu ni boulot, ni salaire. Nos mamans sont chez elles et pas en maison de retraite. Franchement, "on" veille sur nous de là-haut, si là-haut existe.

    Mais tout de même quelle année de m…. ! Le télétravail, c'est bien mais à la longue, le contact humain ça manque. C'est bien mais pas avec des petits enfants à gérer en même temps. C'est bien mais les yeux trinquent, le dos aussi.

    Et ne plus embrasser ceux qu'on aime depuis dix mois, c'est très mauvais pour le moral. Ne parlons même pas de ceux qu'on ne peut plus voir.

    Année au goût amer et aigre, donc.

    Mais aussi au goût doux et sucré. Deux bébés en 6 mois de temps. Un deuxième petit bonhomme chez Anaïs et une deuxième petite fille chez Maïté. Que du bonheur. Un mariage masqué mais heureux, même si ramené à sa plus simple expression. Des vacances ensemble, totalement inespérées, loin de tout, mais ensemble. Et puis, nous deux à Venise encore et toujours. On n'y croyait même pas.

    Une fin d'année tristounette avec un Noël au rabais et en catimini et un Nouvel An en tête à tête, bien agréable mais c'est bien parce que l'Homme a tout fait pour balayer la morosité ambiante. 

     

  • Vracs de décembre

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    Lundi: Scanner de l'abdomen cet après-midi. On m'injecte un produit de contraste. On fait l'examen. Puis on me laisse dix minutes patienter je ne sais quoi. Le technicien vient me voir et me dit qu'ils n'ont pas bien vu un truc dans la partie supérieure de l'abdomen et qu'il faut réinjecter et recommencer. J'appuie sur le bouton "alerte au cerveau". Quoi, un truc ? Un deux!ème larron s'approche comme un joyeux pinson "Ne vous inquiétez pas madame, petit problème technique". Euh t'es sûr ? Pas la peine de demander de toute façon, j'aurai pas une réponse satisfaisante. Résultat: je rentre avec une boule au ventre, de peur d'en avoir une.

    Mardi: Rendez-vous de routine chez la gynéco. Elle est dans le même circuit hospitalier que là où j'ai fait le scanner hier. Je fais l'innocente et je lui demande si elle a accès, par hasard, au protocole de l'examen. Bien sûr, je sais qu'elle l'a. Mais je sais aussi que ce n'est pas facile pour un médecin qui n'a pas fait la demande d'examen de refiler en douce au patient les infos. On pourrait penser qu'on est quand même en droit d'avoir accès à notre propre dossier médical, ce n'est pas si simple. Il faut accompagner le patient, non "instruit" au sens propre de la médecine, dans la compréhension des termes obscurs. Tout plutôt que de les voir filer sur Doctissimo. Je suis d'accord. Mais je suis aussi curieuse. Et inquiète. Mais parce qu'elle est sympa, la gynéco, elle regarde, me montre, préfère ne pas imprimer le protocole – pour des raisons écolos (mon oeil !) mais j'ai vu. Rien à signaler. C'est déjà ça. Ca n'explique pas les résultats sanguins perplexitants mais on écarte déjà un petit paquet de vilaines choses. Et par les temps qui courent, franchement, c'est déjà ca.

    Mercredi: Petite poupée dernière est venue prendre un biberon ici et c'est fou comme un bébé change en à peine 3 semaines de temps. Elle nous distingue à peine et pourtant son regard suit l'ombre et la voix, sa joue suit le doigt qui la caresse. Les bébés me fascinent.

    Jeudi: C'est quand même incroyable d'être encore aussi timide à 60 balais. Je m'en veux terriblement. Dans le bus tout à l'heure, quelqu'un demande son chemin à une jeune femme qui ne connaît pas l'adresse qu'il désigne. Moi, tout aussi curieuse que timide, j'ai entendu et je sais où il doit aller. Je sais aussi qu'il est dans le bon bus et à quel arrêt il doit descendre. Mais comme je ne voudrais pas qu'on croie que je suis une curieuse et que je me mêle de ce qui ne me regarde pas puisqu'on ne m'a rien demandé, je ne dis rien. Prête à dégainer et renseigner tout sourire si on me le demande. Mais rien ne vient. Pire, la jeune femme qui ne sait pas l'entraîne avec elle et sort du bus pour se renseigner à l'extérieur avant même que je n'ai réalisé. Je peux vraiment être nulle et asociale :-(.

    Vendredi: Ca y est, il est monté. Etonnemment, nous sommes le 12 décembre et le sapin est monté. Je crois bien que cela n'est plus arrivé depuis notre retour d'Italie. Je dois toujours batailler avec l"Homme pour qu'on l'installe. Et cette fois, bizarrement, alors que Noël s'annonce peu festif, le sapin lui est déjà là. On se console comme on peut.

    Samedi: Journée en cuisine parce que demain, on brave l'interdit. On rassemble les enfants, grands et petits pour fêter St Nicolas devant la cheminée et autour de la table. Et tant pis si les drônes nous prennent la température à distance. Soyons fous sinon on va devenir dingue. Nous sommes tous prudents, nos cercles sont limités au maximum, nous télétravaillons pour la plupart. Restent les écoles et les crèches et la faute à pas de chance. Mais notre santé psychologique rentre en jeu aussi. Même si je sais que je suis la dernière à plaindre. Mais quand même, quand on en arrive à ce que les voisins de Maman lui proposent de passer Noël avec elle, même si ça part de la meilleure intention du monde, y'a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce monde.

    Dimanche: Voilà, le grand Saint est passé avec retard pour les enfants, petits et grands. Et voir Jules et Sappho s'émerveiller sans oser toucher dans un premier temps, entendre Jules dire "Il a apporté une maison pour nous?" est le plus beau des cadeaux pour nous.

  • Lémoni

     

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    Bienvenue ma Lémoni chérie dans ce monde bizarre. Comme Samuel ton cousin, les premiers visages que tu n'auras heureusement que perçus plutôt que vus, auront été masqués. Si un jour ta maman te montre la première photo que ton papa aura faite de toi dans un câlin peau à peau avec elle, tu la verras avec le masque sur le menton. Drôle de barbichette pour un drôle de bal.

    Si on m'avait dit un jour que deux de mes petits-enfants verraient le jour en pleine pandémie, j'aurais été terrifiée. Et pourtant non, le bonheur de ces naissances reste intact. 

    Tu es belle comme un coeur et tu es encore plus zen que ta maman bébé. Elle-même a dû mal y croire, tant elle a vécu ces neuf mois en mode stress. Il faut croire que tu n'as rien d'une éponge. Ou que neuf mois passés en télétravail sont finalement bénéfiques si l'on exclut la période où il a fallu cumuler à la maison boulot-école-cantine-garderie et plus si affinités.

    Il faudra quand même qu'on te raconte, ma poupée jolie, que ta maman a dû partir à la maternité en pleine nuit et que bien entendu, Nonno et moi avons bravé le couvre-feu pour venir garder ta grande soeur. Et que bien entendu, la surréaliste maréchaussée bruxelloise n'a pas manqué de nous remarquer, nous les deux sexagénaires masqués seuls dans la ville. Et que bien entendu, elle n'a pas voulu accepter notre excuse on ne peut plus valable – mais peut-être pas prévue dans leur liste ad hoc – pour contrevenir à la règle. Dans un dernier sursaut de bon sens – ou peut-être l'information ayant enfin trouvé le neurone assoupi -, l'agent fatigué nous a accordé un laisser-passer jusqu'à ta future maison.

    Tu peux être sûre, ma Lémoni, que l'âge aidant, on te resservira l'histoire à chaque anniversaire, mais si jamais Alzheimer nous rattrape avant ou si, pire encore, tous les anniversaires à venir seront limités à deux participants maximum, il te restera ce billet pour te souvenir de l'anecdote.