Là, ça commence à bien faire. Je suis submergée de boulot. Révision budgétaire pour le dernier trimestre. Préparation de tests écrits pour une sélection de candidats. Préparation d'une présentation des activités Ressources humaines par une équipe qui déteste parler en public. Lancement des exercices de promotion. Réorganisation de la moitié des fonctions de l'équipe. Tout ça avec des échéances simultanées et immédiates. Vient se greffer là-dessus un exercice de crise et de continuité des opérations, lancé par définition à l'improviste comme les exercices incendie – sauf que ça dure deux jours -. Comme si on n'avait vraiment rien d'autre à faire. Et un vol de portefeuille dans les transports en commun, mercredi soir, pour couronner le tout. Découvert vers 23h30 seulement quand le fils se souvient soudainement qu'il aurait besoin de quelques euros.
Je suis vidée, lessivée, mon corps crie grâce et pouce. Mais je lui intime le silence. Et je me dis que si j'arrive à tenir comme ça, c'est probablement et d'une part parce que ma vie familiale est plutôt stable – un de mes collègues est en train de divorcer et n'arrive pas à vraiment travailler; je me projette dans sa situation et je sais que je serais totalement incapable de fonctionner ne fût-ce que normalement au boulot – et d'autre part parce que je suis une totale optimiste, une adepte du verre à moitié plein, une Scarlett – demain est un autre jour – et que je sais que demain ça ira mieux.

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