
Je refuse qu’on me traite d’hypochondriaque. L’Homme a décidé de reformuler: « Tu es à l’écoute de ton corps » avec un petit sourire en coin. Ben non, je ne suis pas d’accord, je n’aime pas cette connotation « bobo qui n’a que ça à penser« .
Alors oui, je suis atteinte du syndrome de la bonne élève qui fait sa prise de sang annuelle, qui se préoccupe de rectifier les taux anormaux, qui prend ses rendez-vous annuels ou bisannuels chez le généraliste, la gynéco, le dentiste, la cardiologue, l’ophtalmologue, la gastro-entérologue, la dermatologue pour le contrôle des grains de beauté. Je prend même les rendez-vous pour ceux qui le souhaitent.
Alors oui, quand quelque chose ne tourne pas rond, je consulte. Vite. Je n’aime pas quand la machine s’enraye. Je fais les examens qu’on me demande de faire. Je découvre parfois des choses que je ne pensais pas avoir. Des polypes, de l’arthrose, une rotule plus haute que l’autre, un oeil qui voit loin et un oeil qui voit près, une protéine caractéristique des familles à hérédité de maladies cardio-vasculaires, facteur de risque supplémentaire, un rétrécissement du canal lacrymal…. Qui cherche trouve. Indeed.
Mais hypochondriaque, non.
Par contre, je me soupçonne d’être un chouia superstitieuse et de me dire que tant que j’ai ces petits maux (même s’ils commencent à s’accumuler), je suis protégée d’une bonne grosse maladie, genre saleté à pinces. Tout en étant parfaitement consciente que je me mets bien le doigt dans l’oeil.
Sur ce, je vais réchauffer et poser mon masque pour soigner ma blépharite. Forcément.








